dimanche, 21 juin 2009

Mémoire (in)fatigable


Tu viens d'ouvrir les volets. Y'a comme un air d'été latent.  Dans quelques secondes tu vas te souvenir de ton proche passé.

Y'aura bien des mers, dedans, mais tu ne ne sauras pas quoi en faire. Forcément. Puisqu'à ton tour, tu en es devenue Une.

Tu restes proche du sol qui crée, fait ou défait les mots, voire le sens.

Tu navigues parfois en musiques, en assonances et surtout en utopie(s). Tu invites les musiques. Les mélodies. Tous ces accords qui se fondent en aciers illimités. Tu es un "Calder" en ébullition, un "Dali" en lettres molles, un "Rimbaud" en combat à 2 de lui...Et "Quenaud" est penaud.

Tout s'inevnte.

 

 

dimanche, 14 juin 2009

Homme sweet Homme

m-bonne_nouvelle.JPG

La semaine dernière, en regardant "HOME", m'est venue une joie, puis une idée : les bonnes nouvelles.

"Il est trop tard pour être pessimiste" : C'est exactement cela. Nous polluons, nous pansons. Nous nous polluons tous les jours, nous ne pensons pas (ou peu) à tout ce que nous ne nous connaissons pas et qui nous tend les bras, telle une troupe d' enfants enthousiastes. Avoir un média "de bonnes nouvelles", ce serait vraiment génial. Attention, il ne s'agit pas de faire l'autruche avec une tête dans le trou ( nous le faisons déjà ce qui est dangereux pour notre intégrité anale, je vous rappelle ), mais de faire le tournesol. Tous les jours, partout dans le monde, à l'échelle d'un seul individu ou de plusieurs milliers, il y a des petites victoires, des petits bonheurs, des projets réalisés, des soulagements, des succès, des rires, des cris de simple et vraie joie, des rencontres, des coups de chance ...etc.

Qui pour les relayer ?

Nada, personne, rien. Même quand une bonne nouvelle tombe sur nos écrans ou nos ondes, elle est conventionnelle, même pas insolente et rieuse ...et souvent gâtée par un drama ou un pathos sous-jacents quelconques. Alors que faisons-nous pour chercher des bonnes nouvelles, ces choses qui nous donnent aussi notre place dans le monde ? On va essayer de se marrer à bon compte. Sur le net, les sites les plus fréquentés sont ceux dits d'humour ou ceux dits de cul. Vous voulez que je vous dise ce que j'en pense : COMPENSATIONS !

S'éduquer aux "bonnes nouvelles", c'est s'ouvrir aux bonheurs de vivre. Les faciliter, ce serait les multiplier en chacun de nous. Reconnaître notre chance de vivre, notre responsabilité et notre lien les uns aux autres. Notre lien au monde. Aujourd'hui d'ailleurs, on emblématise la notion de bonnes nouvelles qui passent souvent sous les titres de "Leçons de ..." avec au choix : courage, pugnacité ... Qui veut encore des leçons aujourd'hui ? Qui pense aujourd'hui qu'il est trop tôt pour être optimiste ? Qu'est devenue L'Utopia de Thomas More ? J'en oublie tant parce que moi, non plus, je ne les connais pas. Mais je sais qu'ils sont là et qu'ils résistent. Ils vivent dans des niches, comme des animaux domestiques qui se moquent de tout os à ronger.

Je suis convaincue que si nous nous ouvrons aux bonnes nouvelles, nous saurons mieux qualifier les mauvaises. Arrêtons de cannibaliser nos bonheurs. C'est dangereux pour notre santé morale et physique et terrienne. Homme sweet Homme.

samedi, 16 mai 2009

Inventaire vert du capitaine Haddock

Si -hélàs - "Espèce d'anantapodoton" ne figure pas dans les insultes du Capitaine Haddock, je viens de croiser un article wiki un joyeux et sérieux travail collectif d'inventaire sur le sujet.

 

anacoluthe.jpg

Petits extraits ...du cru :

A
Accapareur, aérolithe, amiral de bateau-lavoir, amphitryon, anacoluthe, analphabète diplômé, anthracite, anthropophage, anthropopithèque, apache, apprenti dictateur à la noix de coco, apophtegme, arlequin, astronaute d'eau douce, athlète complet, autocrate, autodidacte, aztèque.

B
Babouin, bachi-bouzouk, bachi-bouzouk des Carpates, bande d'enragé, bandit, bayadère de carnaval, bibendum, boit-sans-soif, bougre d'ectoplasme, bougre d'amiral de bateau-lavoir, bougre de crème d'emplâtre à la graisse de hérisson, bougre d'extrait de cornichon, bougre d'extrait d'hydrocarbure, bougre de faux jetons à la sauce tartare, bougre d'extrait de crétin des Alpes, bougre de phénomène de tonnerre de Brest, bougre de zouave, brontosaure, brute, bulldozer à réaction.

C
Cachalot, Calamentrant, canaille, canaque, cannibale, cannibale emplumé, capitaine de bateau lavoir, catachrèse, cataplasme, cercopithèque, chauffard, chenapan, choléra, chouette mal emplumée, chrysanthème, cloporte, clowns, clysopompe, coléoptère, coloquinte, coloquinte à la graisse de hérisson, concentré de moule à gaufres, coquin, cornemuse, cornichon, cornichon diplômé (la voiture des chauffards porte une plaque CD, Corps diplomatique), corsaire, coupe-jarret, cow-boy de la route, crème d'emplâtre à la graisse de hérisson, crétin de l'Himalaya (dans Tintin au Tibet, le capitaine transforme le "crétin des Alpes" au profit de la chaîne de montagne où il se trouve), crétin des Alpes, crétin des Balkans, Cro-Magnon, cuistre inopérant, cyanure, cyclone, cyclotron, Cyrano à quatre pattes.

D
Démon, diable de zouave, diablesse, diplodocus, doryphore, dynamiteur.

E
Écornifleur, écraseur, ectoplasme à roulettes, égoïste, emplâtre, emplâtré à la graisse de hérisson, empoisonneur, énergumène, enfonceur de porte ouverte, vingt mille sabords, enragé, épouvantail, équilibriste, esclavagiste, escogriffe, escroc, extrait de cornichon, extrait d'hydrocarbure, espèce de porc-épic mal embouché, espèce de loup-garou à la graisse de renoncule de mille sabords.

F
Fatma de prisunic (édition originale, depuis remplacée par bayadère de carnaval), faux jeton, faux jeton à la sauce tartare, flibustier, flibustier de carnaval, forban, Frère de la côte, froussard.

G
Galopin, gangster, garde-côte à la mie de pain, gargarisme, garnement, gibier de potence, goujat, graine de vaurien, grand escogriffe, grand lâche, gredin, grenouille, gros-plein-de-soupe, grotesque polichinelle, gyroscope.


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H
Hérétique, hors-la-loi, hurluberlu, hydrocarbure.

I
Iconoclaste, Inca de carnaval, infecte, invertébré, Isotope, ivrogne.

J
Jet d'eau ambulant, jocrisse, Judas, jus de réglisse, jus de poubelle.

K
Khroumir, Ku Klux Klan.

L
Lâche, lépidoptère, logarithme, loup-garou à la graisse de renoncule, Lorton.

M
Macchabée d'eau de vaisselle, macaque, macrocéphale, malappris, malheureux, malotru, mamelouk, marchand de guano, marchand de tapis, marin d'eau douce, marmotte mal réveillée, mégacycle, mégalomane, mercanti, mercenaire, mérinos, mérinos mal peigné, manœuvre à la graisse de hérisson, mille sabords, mille millions de mille milliards de tonnerre de Brest (les dérivés de ces deux derniers sont multiples), misérable, mitrailleur à bavette, moratorium, moricaud, mouchard, moujik, moule à gaufres, moussaillon, mufle, Mussolini de carnaval.

N
Naufrageur, nauséabond, négrier, noix de coco, nyctalope.

O
Olibrius, ophicléide, ornithorynque, oryctérope, ostrogoth, ours mal léché.

P
Pacte à quatre, paltoquet, pantoufle, papou, papou des Carpates, paranoïaque, parasite, patagon, patagon de zoulous, patapouf, patate, patate pourrie, pébron, pénultième, péronnelle, vieille perruche bavarde, perroquet déplumé, phénomène, phlébotome, phylactère, phylloxéra, pignouf, pirate, pirate d'eau douce, pirate du ciel, polichinelle, polygraphe, porc-épic mal embouché, potentat, poussière, profiteur, projectile guidé, proparoxyton, protozoaire, pyromane, pyrophore.

R
Rabat-joie, rapace, rat, Ravachol, renégat, rhizopode, rocambole.

S
Sacripant, sajou, saltimbanque, sapajou, satrape, saulographe, sauvage, sauvage d'aérolithe, scaphandrier d'eau de vaisselle, schizophrène, scolopendre, scorpion, serpent, simili-martien à la graisse de cabestan, sinapisme, soûlographe, sous-produit d'ectoplasme, squatters, squelette de pantoufle, squelette désossé, sagouin, sombre oryctérope, souris neurasthéniques.

T
Tchouk-tchouk nougat, technocrate, tête de lard, tête de mule, tigresse, tonnerre, tonnerre de Brest (il existe des dérivés nombreux), topinambour, tortionnaire, trafiquant de chair humaine, traîne-potence, traître, troglodyte, trompe-la-mort, Troufignol

U
Urluberlu

V
Vampire, vandale, va-nu-pieds, vaurien, végétarien, Vercingétorix de carnaval, ver de terre, vermicelle, vermine, vieille baderne, vieux farceur, vingt mille sabords, vipère, vivisectionniste, volatiles de malheur, voleur, voleur d'enfants.

W
Wisigoths.

Z
Zapotèques, zèbre, zigomar, zouave, zouave interplanétaire, Zoulou.

anacoluthe2.jpg
Merci aussi à l'éffort de répertorisation de "ma bulle parisienne"

Y'en a qui sauront quoi dire au bureau lundi matin. Ou dans les embouteillages qui le précèderont.

dimanche, 10 mai 2009

Planète

2barque.jpg

PLANETE


Le Soleil sur Vénus se lève ;

Sur la planète un petit bruit.

Est-ce une barque qui traverse

Sans rameur un lac endormi,

Est-ce un souvenir de la Terre

Venu gauchement jusqu'ici,

Une fleur tournant sur sa tige

Son visage vers la lumière

Parmi ces roseaux sans oiseaux

Piquant l'inhumaine atmosphère ?


Jules SUPERVIELLE - Extrait de Gravitations - Ed. NRF Poésie/Gallimard (réed. de 1925)

vendredi, 01 mai 2009

Superflu, super flou.

jeune_bergere.jpgQuelqu'un m'a dit que le "superflu" c'était un truc inutile qui s'ajoutait à un truc utile ou essentiel.

Ce qui m'oblige à en conclure que le superflu est inutile.Du coup, pourquoi ne pas directement désigner le truc en question comme "inutile" ? Ce serait plus simple.

Alors quelq'un m'a dit que de toute façon, "(in)utile" ou "essentiel" ou "superflu" c'était aléatoire, subjectif et culturel.

Intéressée par l'affaire, je suis rentrée dans la forêt du "superflou" pour m'en rendre compte par moi-même. Là-bas, j'ai appris que quelque chose d'utile n'était pas forcément essentiel alors que quelque chose d'essentiel serait forcément utile. J'ai appris aussi que le superflu pouvait être essentiel et plus encore : "utile à l'essentiel". De là, il n'y avait qu'un pas de plus à faire pour que je me dise que les choses utiles et les choses essentielles pouvaient être la somme des choses superflues. A ce stade, j'ai pris un cachet d'aspirine, ce qui a été utile ... mais superflu. Il a été essentiel que je m'en fasse la remarque afin qu'à toute prochaine prise de tête superflue, utile ou essentielle, je ne fasse pas grimper les actions des industries pharmaceutiques. En même temps, je fais partie de celles et de ceux qui préféreraient voire les actionnaires se goinfrer sur le dos de nos prises de têtes plutôt qu'en nous gavant de vaccins tantôt essentiels, tantôt utiles, tantôt superflus (oui, ça rime avec ...). Mais revenons à notre coin de forêt du superflou. J'en avais fait un peu le tour, et je me cognais pas mal aux branches, il fallait donc revenir sur terre, à la campagne des idées superflues.

Là-bas, c'est presque plus simple : c'est le coin des exemples et des choses. C'est concret, quoi et il suffit de regarder autour de soi.

D'abord, une vache s'est approchée de moi et m'a dit : " A ton avis, est ce que je suis essentielle ? Utile ? Ou superflue ? ". Alors je l'ai bien regardée, j'ai fait le tour de la bête et de mes connaissances et je me suis dit : " Tu es essentielle pour l'industrie agro-alimentaire, pour les biberons et les petits-déjeuners, le café noisette, le fromage et la purée. Tu es utile pour la famille que tu fais vivre ( mais pas essentielle car si tu n'existais pas, cela ne l'empêcherait pas d'élever autre chose ), utile aussi à ton éco-système, même quand tu pètes et que tu troues la couche d'ozone parce que cela rappelle à beaucoup que l'ozone ça n'existe pas que dans le dictionnaire, ton cuir est également utile pour que l'on puisse se protéger de la pluie et du froid, ou se vautrer confortablement dans un canapé craquant avec des amis, ou jouer dans les donjons modernes, ou encore décorer l'intérieur d'une bagnole qui va avec la Rolex des moins de 50 ans. Et beaucoup de ces choses utiles, moi je les trouve superflues, de la même manière que la couleur de vos robes le sont. J'ajoute qu'en ce qui concerne vos différentes robes, ce superflu me parait utile, voire essentiel car elles contribuent aux couleurs de la vie, à pouvoir vous distinguer les unes des autres à la différence d'un lombric ou d'un sac poubelle qu'il ne sert à rien de distinguer. " Te voilà pas davantage avancée", me dit la vache.

Rebond de l'histoire : voilà que se pointe une (jolie) bergère et ses 47 moutons, blancs. " Et nous ?!" me lance-t-elle, curieuse et éffrontée. " C'est un peu inutile de me prendre à parti de la sorte, vous savez ", que je lui répond, un peu véxée. " Ben c'est pas superflu pour autant parce que cela va vous obliger à me répondre". " Pour vos moutons, c'est un peu comme pour la vache ...j'vais pas m'lancer à m'pencher sur tous les mammifères terrestres non plus." Et vous savez ce qu'elle m'a répondu ? Ben rien, justement. Elle s'est déhabillée en plein champ en ne gardant que ses sous-vêtements. Elle est restée plantée là un moment, puis, les mains flanquées sur ses (jolies) hanches, la tête légèrement penchée sur la droite et les yeux subitement agrandis a fini par lâcher : " Et si vous vous penchiez utilement là dessus, hein ?!"

J'ai juste pensé : " Cette petite culotte est franchement superflue ".

vendredi, 10 avril 2009

Juste comme un(e) chat'eau alpha-bêtique

chateau.JPG
- Tu dis quoi ?

- Une simple esquisse à main levée d' il y'a -quand même- assez-très longtemps.
- Quasi 20 ans, oui.

Une paille ?

Ce qui, comme ça, pourrait signifier que je commettais déjà de ces choses là 20 ans en amont.
Mais 20 ans, c'est pas grand'chose. Une miette dans la glotte, et encore : de travers.
Et je ne te parle même pas des fautes d'orthographe.

Bon, on n'est pas sérieuse à 18 ans, c'est bien connu.
La preuve : j'avais trouvé cette inspiration de château dans une BD de Q.

Plus tard, j'ai fouiné dans le I, qui suivait le Q.
Ce qui demande aussi à s' ABC.
Un vrai début.

Après quelques études de K, j'ai compris que c'était L qui me ferait danser. En vrai. 7 ans plus tard.

Du coup, après quelques lettres - entre nous - une sorte de graphe est né : M
Comme un slogan.
M'en fous, j'ai pas de Rolex et pis j'ai pas 50 ans non plus !
Cela étant, je garde mes fautes d'orthographe.
Et la Rolex, J vous la laisse.

Sextonnez-vous, encore.

C'est trop bon.








dimanche, 22 mars 2009

Talons hauts et petites aiguilles

Une armure de soie enveloppe son corps.

Son regard m'étonne et me laisse perplexe. Tandis que je choisis un thé, elle s'enveloppe d'une autre chitine et me revient femme, aboutie par quelques années au-delà de sa majorité.

J' entre'vois une sorte de promesse et mes seuls autres repères se nourrissent des images que donnent les fleurs, mêmes en hiver. Il me faut commetre un pas, voire en arrière, pour sublimer la scène.

En arrière, aussi, pour pressentir le pouvoir de la vivre, enfin. Je me sens tourmentée, je la sens offerte. Cette simplicité se nourrit, justement de mes délires. Je pense à un voyage sans avantages pour la soustraire.

Une lumière tombe. Elle ne devient pas une pierre au nom de ce qu'elle invoque. Elle est, juste.

Elle se fait presque silencieuse et s'approche de moi. Va-t-elle me toucher ?

Et comment ?

Que ce soient vie ou femme, la Terre est ouverte. Comment s'assurer de son processus ?

 

dimanche, 22 février 2009

Tas de neige sur l'écran

vawel.JPG

Je vais vous raconter une drôle d'histoire, faite de temps, de neige, de pierres, de pas, de peurs, de musique, d'absent(e)s, de rikiki-la-vida.

Mais avant cette petite, j'auto-célèbre avec vous l'anniversaire de ce blog : 3 années. Bien des aventures vécues depuis lui ! Faudrait que je me penche un peu plus d'ailleurs sur le chemin frais, mais vous connaissez comme moi les risques d'une telle acrobatie. Comme le dit un de mes collègues : " C'est pas que j'ai peur d'avoir mal, c'est que j'ai peur de m'habituer". Je m'inclinerai une autre fois.

Pour l'histoire faite d'histoires, je reviens de loin et de Cracovie. ( Pour Sir BT, sachez que je ne confond pas le "e" et le "t" ). Assurément, si une chose a craqué sous nos pas, ce furent bien ces flocons de neiges très étroits et serrés qui s'avalanchèrent du ciel à la terre. De jour, de nuit , et dans d'autres espaces temporels pas franchement mesurés encore.

Il en a fallu du temps pour revenir ici, Wieliczka sait pourquoi.

Curiosez-vous !

Bon, j'ai rien raconté, mais c'est ainsi que se refait l'heure !

 

 

samedi, 24 janvier 2009

Calamity Jane

calamityjane.jpg


Aujourd'hui, en redécouvrant cette photo un peu décalée à ma vie actuelle, je me suis demandée si CALAMITY JANE était un mythe ou une légende. En même temps, le samedi, il semble que toutes les questions soient permises ( à défaut d'être autorisées ).
Bref.
Si je tente la traduction esperanto de son surnom, j'en arrive à me dire que c'est un mix de "Kala", du grec moderne qui signifie "jolie / bien " et de "Mity" qui oscille entre l'insecte bien connu et dévatateur de lainages et, pourquoi pas, aussi de "mythes". D'où une première piste intuitive qui sent déjà le sabot.
D'aucuns disent que ce ni un mythe ni une légende, mais un canular.
Ben voyons.
Elle n'a sans doute pas écrit les lettres à sa file, Jane. Elle était analphabète. Sans accent circonflexe.
Elle est née à une époque où il fallait 5 mois pour déménager du Missouri vers le Montana. Sa mère n'y résista point et son père mourut 3 ans plus tard. Comment cette enfant a pu alors s'occuper, à 13 ans, de ses frères et soeurs et comment s'est-elle retrouvée aux côtés du général Custer ...?
A 33 ans, elle ne meurt pas et devient une maman : Jane junior est née.
Calamity s'installe dans le Colorado.
Elle fonde un hôtel.
Son homme la quitte.
Elle meurt en 1885.
Son corps trouve sa place dans l'arrière salon du saloon.

Si ça se trouve, elle n'est ni une légende, ni un mythe.
Si ça se trouve, c'était juste une femme !

Ca vous tente, pétard, un galop d'essai ?

samedi, 10 janvier 2009

La femme et les prouesses du Rock.

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Notre imaginaire collectif retient en sa drôle de mémoire celles qui inventent, celles qui traversent l’Atlantique, donnent leur vie aux pays dits émergeants, travaillent à la dirigeance d’un pays ou d’une entreprise. Nous sommes face à des tours de force, à des victoires ou prouesses au sens large et bien entendus, voire partagés.

Mais toi, tu la regardes cette Inconnue, cette autre et ta propre perception de la vie en est heureusement affectée. Tu regardes cette femme souriante et patiente qui élève tes enfants et qui t’offre le reste de son temps. Tu regardes aussi cette serveuse de bistroquet qui a l’élégance vaillante d’être là pour toi de 08 heures à 21 heures, 6 jours sur 7. Que fais-tu, toi, le septième jour ? Tu regardes cette "autre" là encore, qui accompagne ta vie depuis ton premier jour. Vous déjeunez ensemble. Seules ou pas. Réellement ou dans votre autre monde.Tu apprends : la mort tranche la vie, jamais la Vie. Elle n’a pas ce pouvoir, elle n’est pas capable de cette prouesse.

Il se peut que le lendemain tu affrontes celle qui te perturbe, t’énerve, t’agace, pourrait te rendre stérile de tout ce que tu avais commencé à apprendre. La prouesse est un tour de main, une magie souvent féminine qui ne s’explique pas.

Une angoisse, donc.

Un air de rock’n’roll lancinant et surtout tentant. Un balan’jazz affriolant. Si tu découvres cela, tout à coup, la jupe un peu courte sur ses longues et fines jambes devient plus un sourire généreux qu’une convoitise. Elle volète autour des suggestions intimes. Elle t’offre un parfum qu’elle même ne se suggère pas. Les pantalons ne gâchent rien à l’affaire (je crois).

Dans la jambe d’une femme, il y a toujours une démarche.

Je la regarde dormir, mes nuits se raccourcissent tant…Je cherche la formule secrète du sommeil, vaguement égarée. Il règne toujours une forme de lumière qui m’autorise à envisager la rencontre de sa peau et de mes pupilles. La courbe de son épaule, parfois nue. La joue empruntée par une mèche plus longue, souvent. Le corps un peu plus lourd, assailli par une escadrille de relâchement. Chaque pore de sa peau, certes plus luisants qu’à la journée. Ce privilège est le fruit défendu d’une prouesse vivante. Je crois que cela s’appelle « aimer ».

Au réveil, elle est encore en elle-même. Ses paupières se lèvent dans un signal intime. Elle ne me tend pas son premier regard de cette nouvelle journée, elle l’accorde au souffle vital qui rendra possible les suivants qui nous protègent chaque jour.

L’héroïsme et l’éclat d’une Femme, qui , comme vous aussi (et j’en rêve souvent) ne s’arrangent pas, -jamais - du sens ordinaire et conceptuel de nos existences respectives. L’influx du quotidien vient empoisonner son sang, elle baisse les yeux mais relève la tête.

C’est comme une danse équestrale ; Elle chevauche et évalue la distance de sa propre vie au contact de la vôtre. Inespérée, toute cette attention soudaine. Et puis, oui, vous êtes en train de les apercevoir , elle a ses propres larmes. Celles qui déconstruisent votre assurance et toute connaissance. Ces larmes là, comme un signe jumelé d’impuissance et d’amour. La prouesse d’une femme ne retient pas ces larmes-là.

On sonne à votre porte. Vous vous évadez une minute de vous-même pour rejoindre le discours courant. Puis, chez vous, cette musique. La Prouesse d’une femme est une musique réinventée. La femme est un Homme comme les autres :

Même l’Egée n’y pourra rien changer.

 

 

jeudi, 25 décembre 2008

** 25 décembre **

Blague crée et offerte par Patricia-M et Sacha.

rennessacha.jpg

 

dimanche, 14 décembre 2008

Un balcon en forêts.

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"Ce fut vers la fin de décembre que la première neige tomba sur l’Ardenne. Quand Grange se réveilla, un jour blanc et sans âge qui suintait de la terre cotonnait sur le plafond l’ombre des croisées ; mais sa première impression fut moins celle de l’éclairage insolite que d’un suspens anormal du temps : il crut d’abord que son réveil s’était arrêté ; la chambre, la maison entière semblaient planer sur une longue glissade de silence – un silence douillet et sapide de cloître, qui ne s’arrêtait plus. Il se leva, vit par la fenêtre la forêt blanche à perte de vue, et se recoucha dans la chambre quiète avec un contentement qui lui faisait cligner les yeux. Le silence respirait autour de lui plus subtil sous cette lumière luxueuse. Le temps faisait halte : pour les habitants du Toit, cette neige un peu fée qui allait fermer les routes ouvrait le temps des grandes vacances."

Julien Gracq - Un balcon en forêt - Ed. José Corti


Mais, revenons à vous, aussi :

Quand la neige tombe, rêvez-vous encore ?
Cochez vous la date, même avec un galet ?
Vous sentez-vous blanchir à votre tour ?
Reconnaissez vous votre vie sapide ou acide ?
Osez-vous la forêt ?
Laquelle ?
"Faire halte" a-t-il encore du sens en 2008 ?

La fin de l'année approche.
Avant, j'étais un peu prétentieuse,
maintenant,
je suis
parfaite.





mercredi, 10 décembre 2008

Athéna sort du crâne de Zeus

 

Athena sortant du crane de Zeus.jpg

 

 

dimanche, 07 décembre 2008

Prudence sur la glace !

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Le temps de survie dans l'eau glacée -pour un être humain en bonne santé- est estimé à 4 minutes.
Pour pouvoir circuler sur les grandes étendues glacées, quelques précautions s'imposent : d'une part observer la couleur de la glace et, simultanément, évaluer sa solidité. Il faut avoir conscience que pour un individu avec un partenaire il faut au moins 15 cms d'épaisseur et, pour des activités de groupe, au moins 20 centimètres. Plus vous voudrez vous déplacez vite et en nombre, plus la glace devra être glacialement bleutée et aussi épaisse que votre prétention. Ne perdez pas ces dimensions de vue, elles pourraient vous sauver la vie. Vous devrez être vigilants à chaque mètre car la glace est vivante, et donc ...changeante.


Prudence est née à la fin du XXème siècle. Prudence apprend à marcher, à parler, à glisser, à survoler, à surnager, à s'employer, à aimer, à rêver à plus que soi, à affronter, à se cacher, à mentir, à choisir ...Bref : Prudence apprend à vivre. A partir de 20 années, elle s'emploie à ajuster l'ensemble de ses apprentissages et se lançe sur la glace.
Prudence n'est pas timorée, ni franchement imprudente; Elle accepte les Lois mais se moque des règlements.
Pour rejoindre les continents, elle doit - comme nous tous - affronter le permafrost. Si on reste sur le même continent, forcément, on nait pas vivant.
La question est de savoir, pour elle, si elle se lance seule, à deux, ou à plus de 2,01, pour atteindre son premier continent.
Prudence a alors 19 ans et opte pour une tentative en solitaire.
Ca marche !

- 20 ans plus tard -

Prudence a traversé 6 continents, de moins en moins seule. Elle a fini par penser que la glace devenait un peu comme elle : de plus en plus bleue, de plus en plus épaisse, de plus en plus prévisible. Ella a baissé sa garde, confiante.

Elle est tombée.

En-dessous, l'eau est calme. Mais noire, mais froide.

- 4 minutes.
- 4 minutes.
- 4 minutes.
- 4 minutes.

  • Le souffle est tranché net.
  • Le sang a du mal à venir alimenter le cerveau.
  • Vous voilà désorienté. Forcément.
  • Le coeur pompe comme un maladroit hystérico-analphabète.

Second tempo de votre mort :
  • Les bras et les jambes s'engourdissent.
  • Vos mains ne répondent plus.
  • Vous êtes en mode vertical.

Troisième tempo de votre mort :

  • Hypothermie : vous voilà tombé à moins de 35°C.
  • Vous êtes devenu une poupée irrationnelle, désordonnée.
  • Votre coeur ne parvient plus à réguler le sang gélifié.
Tout ce que Prudence a tenté d'apprendre et de conforter lui semble, là, crétin.
Mais Prudence ne va pas mourir, non. Elle va frissonner encore un peu, entourée. Tout sera bien, bientôt.

Elle lira (ira sur)  la Glace sans vraiment plus la regarder, quelque chose a changé.
Quelque chose que, seuls, donnent ces voyages.

La cartographie des glaces est son nouveau bagage.











lundi, 01 décembre 2008

Reload "Napoléon le petit"

Victor-Hugo.jpg

"(...) Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien.


Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France,
de l'Europe peut-être.
Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire.
Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.


L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux.
Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.

Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On yajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé " (...).


Victor HUGO, dans " Napoléon, le petit "
Réédité chez Actes Sud

Cherchez les liens @

dimanche, 23 novembre 2008

Ame ma soeur Ame, disait Chedid

ame.jpg-  Tu n'as qu'à poser ton cul sur le sable, c'est quand même pas compliqué ! Tu vas aimer les caudales, c'est moi qui te le dis.

- C'est ce qui se dit en Caudalie ? Une seconde par résonnance du ressenti ? De jolis parfums aussi, exclusivement distribués en pharmacie.

- Mais non, je t'invite à voir les caudales ...minérales. C'est magique et ça fonctionne un peu comme les caudales des baleines canadiennes ; tu attends -en silence -, tu aperçois une tête surnager, tu comptes 1...2...3 et à 4, avec pas mal de chance, elles te montrent leur caudale et leur queue. Avec Caudalie ...

- Oui, je me souviens de ton texte sur "Caudalie" qui était tombée amoureuse de "Margaux". Avec un château, les raisonnances sont tentures et velours.

- Oui, mais là, juste un château d'eau ... et puis peut-être un coup de baguette magique, ce soir et voir...y'a qu'à s'assoir. Et attendre.

dimanche, 16 novembre 2008

Absurde mais Vrai

Zeloot-Xperimental.gif

(...)"Camille est assez spécial
Il ou elle, je ne sais plus,
Ressemble à une amygdale
Aux extrémités fourchues.
Certains trouveraient atroces
Son corps cave un peu partout
Où devrait y avoir des bosses,
Chez Camille il y a des trous!" (...)

Camille - Jean Yanne (= lien sonore et trébuchant)

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- Roger ? ( Pronnoncez Rodgeure ) ...J'ai d'la purée dans l'casque ! C'est quand que vous bougez l'échelle parce qu'y a un minou noir qui s'targuerait bien de glisser en dessous ! Répétez vos ordres !

Une toute petite voix, assez aigüe, se faufila entre les oreilles de "casque mou" et, en somme, éructa : " Rêve !".

 

- Chicagol, 10 ans plus tard -

- Rien - ( Ce qui tombe bien. Et puis quand  un "rien" tombe, ça laisse de la place aux autres. C'est bien connu )

 

- Métropol, 3 pulls passés -

- Ca y'est, je REVE !!!!!!!!!

mercredi, 05 novembre 2008

Patricia-M ...les aimants

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dimanche, 26 octobre 2008

Avoir 30 ans à Firenze

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Il y a trois choses que l'on peut faire sur le ponte vecchio : traverser à sec, acheter de l'or, négocier du cuir.

Or, comme, justement, nous sommes à Firenze, les verbes sont interchangeables. Ca fait plus de 800 ans que ça dure.
Avant, fallait commercer avec des marchands de viandes, c'étaient pas les mêmes (ap)pareils.

Tu abordes l'aquarelle au jardin Boboli, ta main est souple. Moi, je gratte un vieux canson en N&B, une mèche sur l'oeil gauche.
A quelques pas de là, notre hôtel aux larges choses :
prkeys2.jpg
Des clefs.

Au marché du cuir, j'achète 2 ceintures. L'une tressée, l'autre pleine. Je me souviens que cela te faisait rire...de me voir discuter avec mes 3 mots et mes 2 verbes italiens. A 3+2 ça fait 5. C'est déjà avoir la/une main.

Ensuite, j'ai commis un crime à 5 pas 1/2 du Ponte vecchio.

- Oui, Monsieur le Juge, c'est vrai de vrai !
- Mais on vous a rien demandé, y'a, comme on dit, prescription en la demeure !
- Ah ? On dit tout ça ?
- Je résume.

Bon, c'était pas un crime, c'était un délit ; Un larcin. Il m'appartenait de jouir de subtiliser un porte-cartes en cuir brun, ce jour-là. Là.
Oui, ma soeur, c'est ainsi que les jeux se font.

Madame, le cuir était si beau et votre amour si audacieux.
Le vrai crime eut été ne ne pas en commettre un.

(...)

 

 


PS > Il existe une 4ième chose à faire .... Devinez-vous ?



dimanche, 19 octobre 2008

Barges VS Bécasses

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"Les barges à queue noire sont assez bruyantes et démonstratives pendant la période de reproduction, produisant des Oui-Kè Oui-Kè Oui-Kè assez puissants en volant haut dans le ciel. Le reste de l'année, les barges demeurent à peu près muettes, se bornant à émettre des grognements rappelant ceux de la bécasse avec des intonations diverses, suivant qu'elles veulent exprimer une interrogation, une crainte ou une satisfaction."

Oui, maizz ..."Parmi les nombreuses espèces d'oiseaux connues pour leur fidélité amoureuse exemplaire, les barges à queue noire font montre d'une ténacité remarquable. D'après une étude publiée par le magazine anglais Nature, ces oiseaux peuvent rester en couple pendant près de 25 ans (soit plus longtemps que la plupart des mariages humains), revenant nicher en Islande à chaque printemps, après avoir passé l'hiver à 1 000 kilomètres en moyenne l'un de l'autre. Sans e-mail ou téléphone portable, ils parviennent quasi tous à se réunir chaque année exactement au même endroit et au même moment. La ponctualité est hautement récompensée : les indélicats qui se présentent avec quelques jours de retard se retrouvent vite célibataires".

"La bécasse : Charge retenue : c'est bien connu, une bécasse est une femme plutôt cruche, pas très fine, voire carrément bête. Le misogyne exacerbé et l'épouse jalouse proclameront de concert que la bécasse n'est pas une espèce en voie d'extinction. Toujours est-il qu'il n'est pas gentil d'associer le malheureux volatile à ce genre de tare, on se demande d'ailleurs bien pourquoi. Auteur de l'une des parades nuptiales les plus célèbres de la faune aviaire, as du camouflage, spécialiste du sondage grande profondeur avec son interminable bec ultrasensible, enfoncé dans le sol jusqu'à la garde, et ses yeux haut placés permettant la surveillance des alentours tout en fouillant, notre amie n'a rien d'une imbécile!"

La Outarde pense que ce n'est pas bien de la laisser nous monter au nez. Elle a raison, c'est bien de monter sur ses échasses, et de prendre de la hauteur, ça rapproche toujours un peu plus du soleil. S'agit pas de souffrir de la gravité parce qu'on s'est habitués à la subir. On risque de se prendre quelques vols migratoires dans la trombine au passage, c'est vrai. En échange, le ciel est quand même plus bleu, en haut. Il y fait plus frais, aussi. S'agit de se couvrir un peu, de rouvrir les ailes d'ange qu'ont à tous dans le dos. Les dinosaures sont devenus des oiseaux. Les oiseaux ont des ailes. L'Homme a inventé les anges. Ils ont des ailes. Nous en sommes pourvus. Presqu'un syllogisme. Mais pas assez logique. A défaut d'être tous des oiseaux, on reste des anges ...même après avoir rencontré les coiffeuses des oiseaux. En période de chasse, c'est pas l'idéal.

Permettez que nous reprenions nos échasses ?

 

 

 



vendredi, 10 octobre 2008

Moi, Lune, Gila : par exemples


Lune10-2008-2.jpg

Moi : Lune, tu sais, je l'aime beaucoup cette image de toi. Sacré moment !
Lune : Mince, tu l'as gardée ! Tu vas la mettre sur ton blog ?
Moi : J'y pense, oui...C'est vrai, sauf si t'es contre.
Lune : Ah non, de toute façon on me reconnait même pas, fais comme tu veux. Ca me va.
Moi : Tes seins ...ils semblent..bizarres...
Lune : Ah oui, comme refaits, c'est vrai, m**** !
Moi : Oui, mais là tu t'éclates avant qu'ils ne le fassent, et c'est ...
Lune : ...pas si mal ?
Moi : ...une jolie pirouette jumelle, je voulais dire.
Lune : L'appart s'est rhabillé depuis, tu sais ?
Moi : Non, mais je suppose !
Lune : Tu m'as contaminée avec tes titres de Katie Melua, je n'en viens pas à bout, tu ne peux même pas t'imaginer !
Moi : Ah oui, c'est un sacré coup au coeur, même pour moi. Figure-toi que c'est Gila qui me l'a fait connaître.
Lune : L'hôtesse de l'air ?
Moi : Tu connais d'autres Gila, toi ?
Lune : Tu te piques, là. Mollo é Sano per favore...
Moi : Tu as raison.
Lune : Au fait, elle existe ou pas, Gila ?
Moi : Bien sûr qu'elle existe, qu'est-ce que tu imagines ?
Lune : Alors, j'existe aussi de la même manière ?
Moi : Non, toi, c'est forcément différent.
Lune : Et toi, es-tu encore palpable, réelle ?
Moi : Résoluement ! Comme une chatte brûlante sur un toi, c'est dire !
Lune : C'est pas le toit qui est brûlant, d'hab ?
Moi : D'hab, peut-être. J'attend qu'on m'en raconte pour y croire vraiment.
Lune : Je vois ce que tu veux dire, même quand tu parles en ellipses. Tu sais, j'ai encore fait un rêve étrange cette nuit.
Moi : Tu veux raconter ?
Lune : Pas si tu le reportes aussi sur ton blog.
Moi : Ok, alors donne-moi une image publique et privée, que je fasse le lien sans te mettre à nue
Lune : Ohlàlà, pas facile ton exercice !
Moi : ...
Lune : Ok : un homme me rejoint sur une table de billard. Nous sommes bien. Tout le monde s'oppose, par principe, y compris par hauts-parleurs. Lorsque nous sortons de la pièce il va en prison et moi on m'a privée de mon passé, de ma mémoire et je ne possède sur moi que les fringues que j'avais mis.
Moi : Oufti !
Lune : La semaine prochaine, je pars à Milan. Je compte bien passer un temps à la Pinacoteca di Brera.
Moi : Veinarde !
Lune : Oui, je sais ;o)
Moi : Il parait que c'est ...renversant !
Lune : Lol
Moi : Idem !
Lune : Comment vas-tu ?
Moi : Et toi ?
Lune : Lol ...

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Je suis prête à supposer que les voix sont voies. Parfois, elles ne marquent pas les arrêts écrits sur le papier. Parfois, il n'y a même pas de gares là où nous les attendions. Pour autant, la vitesse ne tremble ni ne s'affole. Je me suis toujours méfiée des gens aux coupes de cheveux impeccables et durables. Elles n'ont donc jamais pris les vents contraires ? Ou bien les ont-elles effacés d'un coup de peigne régulièrement posé ? pour quoi faire, vraiment ? Pour gagner du temps sur la pensée des autres ? Une mèche serait-elle une marge de mouvementS ?
Vous m'égarez, souvent, profondément.
"Moi" et "Lune" , vos échanges me font printemps

Alors, pour vous :

http://www.deezer.com/track/42003

 

Gila-vous






jeudi, 02 octobre 2008

Sub-Ways

chest-stretch2.jpg

J'ai(me) comme une idée d'un voyage insondable, puisque non scientifique et non-humain. Je me croise dans un reflet d'étang et je deviens comme une petite bonne femme verte. Assez floue, d'ailleurs. Y'a comme des rumeurs naturelles, mais voilà que moi, j'entend une chaîne de Rock qui me confond.
Sommes-nous allées à Driesde, constater l'infinie nonchalance de ses habitantes ? A t-il fait assez beau pour que vos épidermes puissent en parler d'eaux mêmes ? Boris Vian est-il parvenu à dresser , là-bas, un nénuphar géant à sa Chloé ? Il a suffit d'une chanson et je me suis installée, roulante, sur une nationale Outre-manche. J'ai guetté le Motel. J'ai aimé les radios locales et les tartes à tout. Une bière aussi. J'ai donné ce que je pouvais aux ciels et aux vagues. Une autre bière et un billard. Je suis en voyage dans ta tête.

mardi, 30 septembre 2008

Il y a des épreuves qui ...

Il y a des épreuves...Chaque jour est une épreuve, mais il y a des épreuves qui durent plus d'un jour, plus d'une semaine, plus d'un mois, plus d'un an...

Il y a des épreuves que l'on surmonte facilement en faisant un petit effort, mais il y a des efforts forts comme des montagnes, qui restent impuissants face à certaines épreuves.

Il y a des épreuves que l'on écrase du pied parce qu'elles nous paraissent ridicules, mais il y en a d'autres qui nous tombent dessus sans que nous les ayons imaginées, et qui nous empêchent de nous lever et d'avancer, tellement elles sont lourdes à porter.

Il y a des épreuves qui ne changent rien à notre vie, mais il y en d'autres qui nous modifient en profondeur. Ces épreuves bousculent tout sur leur passage, brisant les liens que nous avons tissés, détruisant les systèmes de valeurs que nous avions mis des années à bâtir.

Il y a des épreuves qui nous font affronter la mort pour accéder à la vie.

Il y a des épreuves qui nous montrent la voie à suivre: celle de l'Amour.

Il y a des épreuves qui nous font reconnaître notre petitesse, et qui en même temps, nous donnent le courage, la force, l'espérance d'aller rencontrer l'Autre là où il est et non d'attendre qu'il vienne à nous.

Il y a des épreuves qui nous font découvrir que pour être homme ou femme, Il faut accepter de donner mais aussi de s'abandonner.

Il y a des épreuves qui, transformées positivement, se révèlent une chance et une force de croissance qui dépasse nos propres limites, ou plutôt les limites que nous nous étions fixées, et qui nous amènent sur le chemin de la découverte, de l'étonnement, de l'espoir.

Il y a des épreuves que l'on croyait insurmontables seul, mais qui, une fois que l'on a accepté de l'aide, se révèlent surmontables.

Il y a des épreuves qui cassent les liens que l'on croyait très forts, et qui en tissent d'autres que l'on croyait faibles.

Il y a des épreuves qui nous obligent à nous accepter nous-mêmes tels que nous sommes, avant d'aller vers les autres et de les accepter tels qu'ils sont.

Personne ne souhaite l'épreuve, mais une fois qu'elle est présente, il faut l'accepter en tant que telle et se laisser guider par elle; elle connaît le chemin, ce chemin qui est en vous...Alors, laissez-vous guider...!

lundi, 08 septembre 2008

Place des victoires

timber.JPGPlace des victoires. Paris. 1998.
J’veux des G.G.

Voici quelques mois que nous marchons hanche à hanche, ou presque. Quoiqu’il en soit, nous marchons ensemble, badines et graves. Ca, c’est l’idée en soie. Du coup, je m’intéresse de plus près aux outils d’une « longue marche » et je regarde autour de moi, non, je regarde en bas, vers vos chaussures.

Je me suis demandée : « Pourquoi marchons-nous autant dans Paris, toutes les deux ? ». Je savais que la réponse était dans la question, une histoire de partition psycho-sociolo-bidulo-truc.

Je me demandais où vous, vous marchiez, comment, avec quoi, et pourquoi. Histoire d’essayer de comprendre à travers vous, où, nous, nous allions.

J’ai fini par hausser les épaules et suis parvenue à faire fi de mes élégances réparties. Je voulais des G.G en cuir robuste et à la semelle presque rigide. Je voulais des G.G comme certains s'offrent des 4x4 immat 75, en plus bio. Je voulais des G.G qui vieilliraient avec moi ( au mieux, nous ) dans tous les coins du globe où nous pourrions avancer ensemble.

Place des Victoires, tu m’as emmenée. Elles étaient là. Oufti, ce sont de vraies G.G ! Chacune plus lourde qu’un sein gonflé. J’ai entendu des gens les appeler des E.M. D’origine, ce sont des G.D.B. Des rustres, donc. Rustres et robustes, aux coutures impeccables. Déjà des promesses.

10 ans plus tard.
Elles ne sont plus au catalogue, il faut les chercher sur des sites privés. Les miennes sont encore de notre longue marche : Paris, Stockholm, Reykjavik, Bruxelles, Fontainebleau, 2 fois le Zügpitze, Amsterdam, la Grèce ( quelques fois ) …écaétéra

Là, ce matin, nous allions marcher vers les champignons cuvée 2008.
G.G, vous êtes belles. Indéfinissablement belles. Ni E.M, ni G.D.B.Juste des GG..

PS Pour les acronypathes :
G.G = Grosses Grolles
E.M = EcraseMerde ( souvent au pluriel)
G.D.B = Godasses de bûcherons.
DSCF2507.JPG

samedi, 30 août 2008

Des plaisirs d'être soi, à table.

guide_mignot_2.jpg
Les plaisirs de la table cousinent avec le sens des voyages : difficile de les vivre sans une initiation préalable.
Certes.
A bien y regarder, toutes nos subtilités épicuriennes dépendent de ce postulat. Y compris le sexe.
Or, vous pouvez apprécier les voyages et aimer le sexe mais sans donner d'étincelles. Alors que celle ou celui qui slurp les tablées n'a jamais manqué de donner et de recevoir un plaisir sexuel aussi surprenant que la cuisine de nos "toqué(e)s".
Et non, je ne pense pas qu'il y ait un lien avec les étoiles.
Comme le sexe, la cuisine est invariable - même si elle se conjugue - et supporte toutes les fantaisies-, SAUF l'absence de l'intrigue, sauf la préscience du "Temps passé à..", sauf la précaution et la présence à sonner juste.

Caroline, te voilà l'as de trèfle des 8376-Mignot.





lundi, 11 août 2008

Chora...Corps (4 et fin)

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Lundi 21 Juillet : (...) Dans une clope, il sera temps de refaire l'aventure en mode "inversé" avec, cependant une escale à Athènes de 24 heures. Prunelle, d'ailleurs le confirme à Jazz :
" Aujourd'hui, Jazz, on rend la maison à Yannis."
Maintenant, j'ai une montre. Il est 13h40 et notre "diamond" ferry manoeuvre pour nous faire quitter le port de Gavrio. Beaufort à 6. Oui, en un seul mot.
J'ai pas le bouzouki, mais déjà le blues grec. Etrangement, je trouve un certain réconfort à m'être vêtue de ma veste de lin noir.
La grèce est humble mais elle s'évertue à nous donner à chacun la joie et la mélancolie, à l'état brut. Presque toujours simultanément.
Moi, je suis avec mon cahier. Toi, contre le bastingage et Jazz contre toi. Prunelle entre vous, moi, les gâteaux (bientôt destinés à devenir aussi des vestiges ).

Le carnet se tait...

23 Juillet, St Maur.
C'est étrange, nous sommes rentrés dans notre autre bercail.
Le temps des rives.


lundi, 04 août 2008

Chora ... Corps (3)

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Jeudi 17 Juillet : (...) Profiter, patienter. La Grèce à de luxueux infini-tifs ! N'est-ce pas, mesdames Gorgones. Et Zola s'en alla. (...)

Vendredi 18 juillet : (...)

Samedi 19 juillet : "Sagan a écourté mon temps disponible et disposé à noircir ce carnet. Les 11 dernières années de sa vie en 4 temps dans la mienne, un toupet de sa part. Une valse "ingérable". J'aime. (...)

Essayer pour approcher. Echouer presque et surtout, pour apprécier autrement. Et, alors, apprivoiser.  (...)

Ce matin-midi, nous nous sommes escapadés tous les 4. Doucement, sans réel éffort; nous suivions la voie tracée entre deux seins d'Andros. Et puis, bien sûr, une gorge, puis un menton grec. Aux différents centres des "riens" qui font "tout" dans cet espace, une Taverna nous repose et son ombre avec. Elle, regarde la piscine et l'Egée. Moi, les jeux d'enfants et 2 autruches. Il se pourrait que rien de tout cela ne soit tangible c'est bonheur, toutefois, que cela soit bel et bien réel. (...) 

 Dimanche 20 juillet 2008 :C'est aujourd'hui la dernière pleine et ronde journée sur l'île. Le vent de Crète, un peu fou, est revenu. A part lui et les enfants, il règne une certaine lenteur appuyée. (...)

Prunelle part à la pêche avec l'épuisette. Elle revient quelques minutes après et déclare d'un ton ferme et d'un air solennel :

- "Maman, la Mer, elle m'a dit qu'elle gardait les poissons !"

Eclat(s) de rire(s) qui s'ajoute au Grand Puzzle de ce Pays-Berceau. 

dimanche, 03 août 2008

Chora...Corps (2)

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Lundi 14 juillet 2008 : (...) Goûter des raisins et des figues vertes. Boire de l'eau de source (metallica nero) dans une gueule de lion. Avoir les oreilles submergées de frottements de cigales et de criquets. Rencontrer de bonne poignées de lézards et de chiens affectueux (les chiens, pas les lézards). Marcher sur un pont antique autour duquel les berges regorgent de chênes multi-centenaires, jalousement observés, non loin, par leurs oliviers cousins, à peine plus jeunes. Passer un col et découvrir un panorama résolument Toscan.
Une pause, à l'ombre d'une minuscule chapelle orthodoxe. Elle abrite une pièce de 3 mètres carrés. Nous poussons la porte. Au fond, un confessionnal. Les enfants sont émerveillés, puis Jazz s'exclame : " Regardez ! Y'a même un théâtre pour les marionettes du pestacle!"
Nous sommes au vert, mais tout demeure, ici, bleu et blanc. Le rouge nous appartient en dedans ou marque notre chemin. 
(...)
J'écris tout cela non pour retranscrire, mais, dans le fond, pour donner des signes à ma future mémoire, celle à plus de 2 demains.
(...)
 
 Mardi 15 juillet 2008 : (...) Jazz sait nager. Tout heureux de cette découverte, il est rentré à la nage le long de la baie. Un quasi kilomètre. Nous pourrons plus tard lui tendre son exploit. C'est arrivé en 2008, en Europe, en Grèce, à Andros, sur la plage de Paraporti.
(...) - 4ième jour : Presque une vie. Toujours pas trouvé d'octopus grillé.
Surprise de taille avec l'ouzo : Si, chez nous "L'alcool nuit grav' à la santé", ici, il est carrément écrit sur certaines bouteilles que "Sans l'Ouzo, la beauté ment" et, sur d'autres on vous offre un komboloï ( une sorte de chapelet). Ca, c'est fait !
 
Mercredi 16 juillet 2008 : (...) En Grèce, on vit les choes avec 1 heure d'avance sur Paris et sa grande banlieue de 550.000 kilomètres carrés. Si j'écris cela dans le blog, on va me penser Jacobine.
(...) La météo sans pendule est l'apprentissage d'un Art de vivre. 

samedi, 02 août 2008

Chora ...Corps (1)

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Non, le titre ne renvoie pas à une chanson d' Image, mais à une promesse d'images que vous convertissez, tant bien que mal, sur un carnet de voyage(s). Au crayon de bois, comme une tête ou une jambe.

J'ai été initiée à la Grèce voici une dizaine d'années par Cythère à gauche. Les premiers mots que je me suis éfforcée d'apprendre étaient les politesses de base puis vinrent ceux de la table et des beautés quotidiennes. Ca marche du tonnerre de Zeus.

Extraits :

12 Juillet 2008 : "Voici 14 heures que la famille est debout, en partance. Nous avons le sentiment que les enfants (note : ils ont 5 ans ) s'y sentent "comme chez eux". Je crois qu'ils apprennent - sans le savoir- à Etre vivants, où qu'ils puissent être. Heureuse d'assister à la naissance de cette puissance, là."

"Sur le quai d'embarquement du Ferry, ils inventent tous les deux en choeur une chanson qui ronronne d' "Ef kalisto". Ils sont adoptés et adoptants."

"Arrivés à Chora, nous attendons la jeep de Yannis. Nous devenons monosylla-biques depuis que nous sommes mono-cycladiques."

13 juillet 2008 : "Les perspectives grecques : elles sont ligne(s) de (belles) fuites. Comment, lorsqu'on arrive à toucher des yeux la 3ième dimension, peut-on encore être saisie par le mouvement d'un maigre nuage, au dernier plan ?"

"Les cigales s'époumonnent, bien qu'elles n'en soient pas pourvues."

"D'autres femmes, en cet instant, voyagent et écrivent aussi. Il est probable qu'elles se rejoignent, en filets tendus, à chaques points du globe. Chacun de ces points prennent l'équilibre d'elles. "

 

jeudi, 10 juillet 2008

Aux poulpes etc...

Dans une amphore, je pars chercher la possibilité d'embrasser une des danaïdes.

Bientôt.

Et le bleu.

Doux châtiment qui m'éloigne de la blogosphère un juste moment.