jeudi, 12 novembre 2009

"OKTAPODI"

mercredi, 11 novembre 2009

De l'importance d'une cédille

 

 

lundi, 19 octobre 2009

Lutte décharnée

Un tremblement sur scène. Les graves s'annoncent. La salle rythme avec ce qu'elle a sous les mains. Des paumes, forcément. Une paume n'est symboliquement jamais innocente ou naïve. Une paume participe, même "au jeu".

Mais revenons à M.Jonasz qui n'avait pas encore été ici nommé. Homme-ission.

Ce mec là a le talent particulier de vous renvoyer dans vos points de départs, comme autant d'agrafes de sureté. Je pense qu'il est vraiment triste cet homme-là. Ou vraiment heureux. Ou vraiment entre les deux.

skiss-w.jpg

Je suis absolument certaine que cette femme n'avait pas envie de danser.

Si  seulement Gila était dans les parages, elle confirmerait.

Mais elle, oui, elle danse et s'étire en souplesse comme une formule non résolue à plusieures inconnues dont elle n' a pas l'ombre de sa propre connaissance.

- On repassera par là ?

- Oui.

............

 

- Y'a une faute dans le texte ?

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Mettre son dos nu à l'écorce n'apporte qu'une poésie douloureuse pour la peau. Le passé est capable de jaillir aussi aux traverses des goûts des noisettes, des fruits rouges en oubliant le jazz ou son frémissement en une seule nuit d'amour. C'est parce qu'il faudarit un champ plus étendu que léxical que nous nous deversons de nos maux.

Et la pluie coule.

Que ce soient les gouttes d'eau qui s'acheminent lentement ou les feux qui semblent nous guider, un nouvel hiver prend de l'avance et s'arme de  son manteau.

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VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.

dimanche, 20 septembre 2009

GAUPES


prostituee_800.jpg

Tout me semble avoir commencé avec cette épitaphe-là :

" Ci-gît qui, pour avoir par trop aimé les gaupes,

Descendit jeune encore au royaume des taupes."

Cela fait un peu moins de 300 ans que c'était ainsi gravé sur sa pierre et c'est aujourd'hui qu'elle est vraiment inventée, ou, si vous préférez, trouvée et comprise. A la réserve près que les taupes ont été exterminées depuis près de 50 ans. Certes pas leur royaume.

La gaupe, elle, est restée. En fonction des cultures et des âges, les gaupes incarnent "la vieille femme", " la femme graisseuse", "la femme impropre", "la femme prostituée" ou enfin, "la femme hardie".

On oppose si facilement le vice et la vertu qu'il nous semble plus très clair de quelle mémoire nous tirons notre affaire. Dans ce temps depuis lequel je vous parle, on ne réhabilite plus, il s'agit de produire l'éffort humain, constant de penser la vie pour l'espèce.  Oser s'extraire des sillons pour germer autrement. Une époque simple où la question que l'on affronte avant tout choix serait vraisemblablement ressemblante à celle-ci : "Est-ce que cela s'oppose à la Vie ?". Un examen de conscience individuel et collectif, soutenu.

11 milliards d'humains se partagent maintenant la planète Terre. Les frontières et les ressources naturelles ont été redessinées avec le temps.

Pour en arriver là, il a fallu que des générations entières de gaupes se suivent et se succèdent et passent tous les examens de minuit.

 

lundi, 27 juillet 2009

Revenir quand même ...

On comprend mieux les ailes, moins arrachées ou étudiées de trop près, qu'éprouvées aux vents et aux vasques solaires. Mes omoplates me tirent vers le haut, outr'passantes des lois de l'apesanteur. Le retour dans les pénates des ménates n'est pas si aisé, ni si imagé.

Mais le bonheur est là, à portée.

Quelqu'elle soit.

Ces talents, ces magies, ces tendresses, ces surprises... Où que nous vivions, où que nous demeurions.

Je sais, c'est très simple. Limite superflu.

Mais, sans respirer, j'ajoute depuis Hélène Grimaud  :

Un tas de sable sur la corolle de l'enfance rieuse et bruyante, en caresse d'un jour renouvellé à chaque fois un peu semblable et à la fois parfaitement différent. Les rires suivent et les gesticulations les soulignent. Nous voici dans la force de la fresque de 4 vies, au moins. Le sel vient nous narguer tandis que l'eau se montre moins véhémente. Tu ne souligneras pas tes yeux par un masque-à-rat. Nous garderons, juste, le phare aux paupières. Nous illustrerons une différence renouvelée et incroyable. Tout à tour rocher, flot, étoile ..et toute la suite qui sonne mais ne se raconte pas. "SOU AGAPO", flottera et glissera vers le seuil d'un sable jamais foulé.

Où que nous soyons, nous sommes les mêmes.

Mais c'est le "où" qui donne le "ton", voire...le "là".

 

 

 

 

samedi, 11 juillet 2009

Ouverture annuelle

fenetre-mer.jpg"Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps."

Victor Hugo ( 3 septembre 1847 ), extrait de : Les Contemplations

Soyons simples, les dernières semaines ont été ép(r)ouvantes et il n'a pas toujours été facile de faire le tournesol. A quelques heures de notre évasion en famille, j'entend toutes les fenêtres s'ouvrir. Virtuelles ou pas.

L'été, c'est pourtant comme une grippe aviaire particulièrement saisonnière qui pandémiserait le monde : les moutons les plus riches quittent leur pré carré pour aller brouter dans ceux de leurs voisins, en expectant que l'herbe y soit spécialement plus verte qu'ailleurs. Des troupeaux bien blancs défilent dans des bétaillères aériennes pour se faire tondre autrement. De toutes façons, pas besoin de petite laine : c'est l'été ! Vous, je ne sais pas, mais moi, ça ne me gêne pas plus que ça. Ca me rassure même de savoir que ces fortuneux ovins s'agglutinent autour d'une piscine, d'un hôtel, d'une rue commerçante et, qu'enfin, ils sortent de leur resort pour des "excursions" bien encadrées et contenues. Pour rassurer les moutons, faut des bergers. Avec une flûte, de préférence. Et puis ça ne me gêne pas non plus tant que ça parce que, dans le fond, c'est gentil un mouton. Ca ne rumine pas autant que les bovins, c'est bien connu. Et puis, du coup, on ne marche pas ensemble, on ne les voit pas passer devant notre fenêtre. Je me suis souvent demandée comment ou pourquoi ils économisaient une année entière pour aller ailleurs, comme chez eux : la foule, la promiscuité, le bruit, les règlements, l'encadrement, des formules standardisées...etc. Etre ailleurs, pareil. Sacré tour de force. "Tout existe" et je l'approche avec humour et allégorie, mais sans jugement réel parce qu'en ma qualité de "mouton noir", je reste aussi un mouton.

Après, c'est une question de regards :

blueeye.jpg eyekid.jpgLe monde urbain et enrichi est bien souvent surchargé, et vous m'accorderez qu'il y a un sacré bail que nous avons dépassé les 36 images/seconde dans nos champs de vision. L'horizon est architecturé, contraint, dressé, pierreux ou bétonné, parfois presque élégant tel un dandy mais toujours restreint. Le ciel nous semble si court et si souvent couvert qu'il finit par rester dans notre assiette. Les nuages ne se dessinent pas. On regarde, parfois, souvent, on ne voit plus rien. Pire : il nous arrive de ne plus vouloir voir, comme pour autoriser l'évasion et la fuite salutaires.

Et puis voilà que pointe l'aiguille du midi du jour dans votre iris.
Cela signifie : partir, choisir, partager, découvrir, reçevoir et transmettre, volontairement. Devenir - peut-être-  magiciens et magiciennes du temps qui nous prend de plus en plus doucement, de plus en plus profondément jusqu'au moment où les extases humaines -enfin- se succèdent sans peine. Ca devient comme un "carpe diem" intime et cru. Une jouissance discrète qui se confond dans le coeur. Certes, un champ est un champ, mais partir pour de vrai, c'est quand même franchement l'ouvrir. Et ça commence par ces regards, et ces vacances que notre civilisation nous octroie.

On se rassemble entièrement. Où que nous soyons en partance, nous restons ensemble, forts des destinations passées et parents des prochaines. Lee voyage ne sera pas pour nous la somme des anecdotes et des chances croisées. Le voyage n'arrivera pas à se réduiree à toutes les forme des clichés. Le voyage demeurera cette part invisible et prégnante de nous, qui nous rend meilleurs, plus justes.

Voilà, le blog ferme un peu parce que nous rejoignons ces rivages là. La destination n'est pas "extraordinaire", notre temps ne le sera pas davantage. Mais voilà, nous serons tous les 4 dans une terre d'accueil où les regards en diront plus longs que les horizons soudain libérés.

La seule urgence fondamentale ne connait pas de bouton rouge, ni d'alarme. Il s'agit de vivre, sincèrement. Et quand cela ne peut pas se jouer dans l' "ici", il suffit de courber l'échine d'un autre animal pour se retrouver ailleurs.

Quand les fenêtres s'ouvrent, les plus beaux regards sont à l'heure, grecque.

Heureuses vacances à vous !




dimanche, 05 juillet 2009

3 - I....nterlude

FOR SURVIVERS

2 - Il n'aurait fallu qu'un moment de plus ...

Vous imaginez volontiers que ces sérieuses expressions réclamaient à la petite princesse aux boucles dorées et aux oreilles bien faites, un certain éveil dont elle se sentie temporairement incapable. Elle était à peine réveillée, en pleine nature, mais le naturel de celle-ci (ainsi que son surnaturel) lui demanda quelques brins supplémentaires. Verts, de préférence. Pan se dressa d'à peu près tout son long. Il avait sans doute, une déclaration complémentaire. Même pas.

Une autre pomme tomba au sol. Forcément.

Il leur sembla que l'arbre, cette fois, vrombissait. L'abus de feuilles lui donna une parole :

- " Ce qui tombe n'est pas encore mort, en cette saison."

Pan et la petite princesse aux boucles dorées et aux oreilles bien faites, s'accordèrent. Sur le même "flûte". L'été fait choir les fruits, l'automne abat les feuilles au sol. Ca, c'est le destin, en somme variable.

Elle compulsa malgré elle les chances qui vivaient à la sève des autres suspendues. Pan se glossa, mais sa feuille se releva.

Une sorte d'animal venu de nulle part se mit à pourfendre le pré et l'air. Il avait au moins 4 sabots très lourds. C'est à peine si la petite princesse aux boucles dorées et aux oreilles bien faites, Pan, l'arbre éructeur-parleur, etc... réalisèrent ce qui arrivait.

Dans sa course folle, il venait de broyer une pomme à peine mûre.

Sa course en fut ralentie. Sa course en fut stoppée. Même sans comprendre ce qui c'était passé, ila bloqué son avancée. Nette.

Pan considéra le drame, mais il hésitait, trouvant toujours les distorsions des chairs particulièrement romantiques et sévères. La petite princesse aux boucles dorées et oreilles bien faites sembla plus nue et choquée. d'ailleurs, elle évacua la toge de lin qui la dissimulait et vint contredire l'ensemble de son sommeil. Et puis, relativement épuisée, il lui vint une idée étrange : aller voir du côté des mortels l'effet miroir de cette heure.

Car, dans l'autre monde que nul de connait, il existe un parralèle. Elle voulait l'approcher. Pan tenta à l'en dissuader et, pour la peine, il croqua une pomme indemne. C'était bon.

Elle regarda ailleurs et elle vit la chose se faire, chez notre monde.

C'était une femme, sur un scooter 125 au centimètre cube. Dans un tunnel. Elle avait occupé sa voie tranquillement et la gardait. Et, tout à coup, la voilà happée par plus carossé qu'elle. La petite princesse aux boucles dorées et aux oreilles bien faites, la voit se débattre : "Redresser, quoiqu'il en coûte pour ne pas tomber. Non pas "ça". Pas "maintenant". Pas possible". Ni ici, ni maintenant."

Le signal s'est soudain rompu.

Pan accusa un : " Ce n'est qu'une mortelle", la feuille en berne.

 

accident-profil.jpg

La petite princesse aux boucles dorées et aux oreilles bien faites, s'offensait.

Une Autre a pris le choc et la marque.

C'était bien des chances.

Les voies des pommiers sont impénétables, mais restent :

http://www.youtube.com/watch?v=KZ0IiYJGz9Y





samedi, 04 juillet 2009

1 - Il n'aurait fallu qu'un moment de plus ...

accident_scooter_02.jpg" Il n'aurait fallu qu'un moment de plus pour que la mort vienne / Mais une main nue, alors est venue, qui a pris la mienne." ARAGON

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Un soir, j'ai terminé une journée de travail en m'offrant le luxe détestable de me rapprocher d'une illustration animée de la "loi de Murphy".

Pourtant, le Figaro & Beaumarchais corporate m'avaient bien avertie : les 2 roues sont un danger pour notre société roulante et climatisée. Pourtant, mon assurance m'avait bien avertie : on dépensera trop pour vous ou pour vos copains, va falloir casquer. Forcément.

Circuler avec 2 roues motorisées sur la capitale et ses environs noueux est un pari qui me tenait indemne depuis presque 2 ans, et, si j'affiche près de 20.000 kilomètres à ses compteurs et 38 années au mien, je ne sais toujours pas quelle a été, en géneral, la plus sage de nous deux.

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La petite princesse aux boucles dorées et aux oreilles bien faites, était en train de somnoler sous un pommier chargé de ses fruits bien engorgés, lorsque, imperceptiblement, elle entendit comme le souffle d'une chute chère à Newton. Elle s'est vaguement étonné d'une loi dans son territoire quand bien même c'était celle de la "gravité" ( certains, nous serons qu'elle aurait alors opté pour celle de la lévitation, qui, pour le coup, n'est pas encore écrite ). Quand lee fruit eut chu, c'est Pan qui se pointa. " - Flûte !" se dit-elle, encore vasouille un chouïa : "Une loi, deux chutes, et un Pan puis l'autre Pan, je suis faite et re-faite. Damned, je rêve !" . Pan se drapa dans sa feuille. Il n'y était pour rien. C'est juste un bruit de cette flûte à elle qui l'avait sommer d'asssiter à la scène. La pomme au sol, elle, était déjà convoitée par les escadrilles minuscules et puissantes des insectes sauvages. La petite princesse aux boucles dorées et aux oreilles bien faites, était coquette. Elle s'assura donc, dans un premier temps, de n'avoir reçu la moindre éclaboussure de ce crash scientifiquement prévisible. Elle redressa ses paupières et ses jupons non sans une certaine célérité et s'adressa à Pan. Une fois. ( Car à 2 fois prononcé, le dieu se transforme en lapin avec une montre dans la patte ce qui n'a rien à faire avec cette histoire ). " Pan, est-il inéluctable que la pomme tombe, et mal, et pour toujours ?". Pan se personna non gratta mais répondit : " Petite princesse aux boucles dorées et aux oreilles bien faites, toute la question est de savoir si l'on croit à la chance ou au destin !".

C'est à ce moment là que l'arbre a éructé. Il n'avait pas encore appris à parler. Alors, non, ce n'était pas grossier.

A suivre ...

dimanche, 21 juin 2009

Mémoire (in)fatigable


Tu viens d'ouvrir les volets. Y'a comme un air d'été latent.  Dans quelques secondes tu vas te souvenir de ton proche passé.

Y'aura bien des mers, dedans, mais tu ne ne sauras pas quoi en faire. Forcément. Puisqu'à ton tour, tu en es devenue Une.

Tu restes proche du sol qui crée, fait ou défait les mots, voire le sens.

Tu navigues parfois en musiques, en assonances et surtout en utopie(s). Tu invites les musiques. Les mélodies. Tous ces accords qui se fondent en aciers illimités. Tu es un "Calder" en ébullition, un "Dali" en lettres molles, un "Rimbaud" en combat à 2 de lui...Et "Quenaud" est penaud.

Tout s'inevnte.

 

 

dimanche, 14 juin 2009

Homme sweet Homme

m-bonne_nouvelle.JPG

La semaine dernière, en regardant "HOME", m'est venue une joie, puis une idée : les bonnes nouvelles.

"Il est trop tard pour être pessimiste" : C'est exactement cela. Nous polluons, nous pansons. Nous nous polluons tous les jours, nous ne pensons pas (ou peu) à tout ce que nous ne nous connaissons pas et qui nous tend les bras, telle une troupe d' enfants enthousiastes. Avoir un média "de bonnes nouvelles", ce serait vraiment génial. Attention, il ne s'agit pas de faire l'autruche avec une tête dans le trou ( nous le faisons déjà ce qui est dangereux pour notre intégrité anale, je vous rappelle ), mais de faire le tournesol. Tous les jours, partout dans le monde, à l'échelle d'un seul individu ou de plusieurs milliers, il y a des petites victoires, des petits bonheurs, des projets réalisés, des soulagements, des succès, des rires, des cris de simple et vraie joie, des rencontres, des coups de chance ...etc.

Qui pour les relayer ?

Nada, personne, rien. Même quand une bonne nouvelle tombe sur nos écrans ou nos ondes, elle est conventionnelle, même pas insolente et rieuse ...et souvent gâtée par un drama ou un pathos sous-jacents quelconques. Alors que faisons-nous pour chercher des bonnes nouvelles, ces choses qui nous donnent aussi notre place dans le monde ? On va essayer de se marrer à bon compte. Sur le net, les sites les plus fréquentés sont ceux dits d'humour ou ceux dits de cul. Vous voulez que je vous dise ce que j'en pense : COMPENSATIONS !

S'éduquer aux "bonnes nouvelles", c'est s'ouvrir aux bonheurs de vivre. Les faciliter, ce serait les multiplier en chacun de nous. Reconnaître notre chance de vivre, notre responsabilité et notre lien les uns aux autres. Notre lien au monde. Aujourd'hui d'ailleurs, on emblématise la notion de bonnes nouvelles qui passent souvent sous les titres de "Leçons de ..." avec au choix : courage, pugnacité ... Qui veut encore des leçons aujourd'hui ? Qui pense aujourd'hui qu'il est trop tôt pour être optimiste ? Qu'est devenue L'Utopia de Thomas More ? J'en oublie tant parce que moi, non plus, je ne les connais pas. Mais je sais qu'ils sont là et qu'ils résistent. Ils vivent dans des niches, comme des animaux domestiques qui se moquent de tout os à ronger.

Je suis convaincue que si nous nous ouvrons aux bonnes nouvelles, nous saurons mieux qualifier les mauvaises. Arrêtons de cannibaliser nos bonheurs. C'est dangereux pour notre santé morale et physique et terrienne. Homme sweet Homme.

samedi, 16 mai 2009

Inventaire vert du capitaine Haddock

Si -hélàs - "Espèce d'anantapodoton" ne figure pas dans les insultes du Capitaine Haddock, je viens de croiser un article wiki un joyeux et sérieux travail collectif d'inventaire sur le sujet.

 

anacoluthe.jpg

Petits extraits ...du cru :

A
Accapareur, aérolithe, amiral de bateau-lavoir, amphitryon, anacoluthe, analphabète diplômé, anthracite, anthropophage, anthropopithèque, apache, apprenti dictateur à la noix de coco, apophtegme, arlequin, astronaute d'eau douce, athlète complet, autocrate, autodidacte, aztèque.

B
Babouin, bachi-bouzouk, bachi-bouzouk des Carpates, bande d'enragé, bandit, bayadère de carnaval, bibendum, boit-sans-soif, bougre d'ectoplasme, bougre d'amiral de bateau-lavoir, bougre de crème d'emplâtre à la graisse de hérisson, bougre d'extrait de cornichon, bougre d'extrait d'hydrocarbure, bougre de faux jetons à la sauce tartare, bougre d'extrait de crétin des Alpes, bougre de phénomène de tonnerre de Brest, bougre de zouave, brontosaure, brute, bulldozer à réaction.

C
Cachalot, Calamentrant, canaille, canaque, cannibale, cannibale emplumé, capitaine de bateau lavoir, catachrèse, cataplasme, cercopithèque, chauffard, chenapan, choléra, chouette mal emplumée, chrysanthème, cloporte, clowns, clysopompe, coléoptère, coloquinte, coloquinte à la graisse de hérisson, concentré de moule à gaufres, coquin, cornemuse, cornichon, cornichon diplômé (la voiture des chauffards porte une plaque CD, Corps diplomatique), corsaire, coupe-jarret, cow-boy de la route, crème d'emplâtre à la graisse de hérisson, crétin de l'Himalaya (dans Tintin au Tibet, le capitaine transforme le "crétin des Alpes" au profit de la chaîne de montagne où il se trouve), crétin des Alpes, crétin des Balkans, Cro-Magnon, cuistre inopérant, cyanure, cyclone, cyclotron, Cyrano à quatre pattes.

D
Démon, diable de zouave, diablesse, diplodocus, doryphore, dynamiteur.

E
Écornifleur, écraseur, ectoplasme à roulettes, égoïste, emplâtre, emplâtré à la graisse de hérisson, empoisonneur, énergumène, enfonceur de porte ouverte, vingt mille sabords, enragé, épouvantail, équilibriste, esclavagiste, escogriffe, escroc, extrait de cornichon, extrait d'hydrocarbure, espèce de porc-épic mal embouché, espèce de loup-garou à la graisse de renoncule de mille sabords.

F
Fatma de prisunic (édition originale, depuis remplacée par bayadère de carnaval), faux jeton, faux jeton à la sauce tartare, flibustier, flibustier de carnaval, forban, Frère de la côte, froussard.

G
Galopin, gangster, garde-côte à la mie de pain, gargarisme, garnement, gibier de potence, goujat, graine de vaurien, grand escogriffe, grand lâche, gredin, grenouille, gros-plein-de-soupe, grotesque polichinelle, gyroscope.


anacoluthe3.jpg


H
Hérétique, hors-la-loi, hurluberlu, hydrocarbure.

I
Iconoclaste, Inca de carnaval, infecte, invertébré, Isotope, ivrogne.

J
Jet d'eau ambulant, jocrisse, Judas, jus de réglisse, jus de poubelle.

K
Khroumir, Ku Klux Klan.

L
Lâche, lépidoptère, logarithme, loup-garou à la graisse de renoncule, Lorton.

M
Macchabée d'eau de vaisselle, macaque, macrocéphale, malappris, malheureux, malotru, mamelouk, marchand de guano, marchand de tapis, marin d'eau douce, marmotte mal réveillée, mégacycle, mégalomane, mercanti, mercenaire, mérinos, mérinos mal peigné, manœuvre à la graisse de hérisson, mille sabords, mille millions de mille milliards de tonnerre de Brest (les dérivés de ces deux derniers sont multiples), misérable, mitrailleur à bavette, moratorium, moricaud, mouchard, moujik, moule à gaufres, moussaillon, mufle, Mussolini de carnaval.

N
Naufrageur, nauséabond, négrier, noix de coco, nyctalope.

O
Olibrius, ophicléide, ornithorynque, oryctérope, ostrogoth, ours mal léché.

P
Pacte à quatre, paltoquet, pantoufle, papou, papou des Carpates, paranoïaque, parasite, patagon, patagon de zoulous, patapouf, patate, patate pourrie, pébron, pénultième, péronnelle, vieille perruche bavarde, perroquet déplumé, phénomène, phlébotome, phylactère, phylloxéra, pignouf, pirate, pirate d'eau douce, pirate du ciel, polichinelle, polygraphe, porc-épic mal embouché, potentat, poussière, profiteur, projectile guidé, proparoxyton, protozoaire, pyromane, pyrophore.

R
Rabat-joie, rapace, rat, Ravachol, renégat, rhizopode, rocambole.

S
Sacripant, sajou, saltimbanque, sapajou, satrape, saulographe, sauvage, sauvage d'aérolithe, scaphandrier d'eau de vaisselle, schizophrène, scolopendre, scorpion, serpent, simili-martien à la graisse de cabestan, sinapisme, soûlographe, sous-produit d'ectoplasme, squatters, squelette de pantoufle, squelette désossé, sagouin, sombre oryctérope, souris neurasthéniques.

T
Tchouk-tchouk nougat, technocrate, tête de lard, tête de mule, tigresse, tonnerre, tonnerre de Brest (il existe des dérivés nombreux), topinambour, tortionnaire, trafiquant de chair humaine, traîne-potence, traître, troglodyte, trompe-la-mort, Troufignol

U
Urluberlu

V
Vampire, vandale, va-nu-pieds, vaurien, végétarien, Vercingétorix de carnaval, ver de terre, vermicelle, vermine, vieille baderne, vieux farceur, vingt mille sabords, vipère, vivisectionniste, volatiles de malheur, voleur, voleur d'enfants.

W
Wisigoths.

Z
Zapotèques, zèbre, zigomar, zouave, zouave interplanétaire, Zoulou.

anacoluthe2.jpg
Merci aussi à l'éffort de répertorisation de "ma bulle parisienne"

Y'en a qui sauront quoi dire au bureau lundi matin. Ou dans les embouteillages qui le précèderont.

dimanche, 10 mai 2009

Planète

2barque.jpg

PLANETE


Le Soleil sur Vénus se lève ;

Sur la planète un petit bruit.

Est-ce une barque qui traverse

Sans rameur un lac endormi,

Est-ce un souvenir de la Terre

Venu gauchement jusqu'ici,

Une fleur tournant sur sa tige

Son visage vers la lumière

Parmi ces roseaux sans oiseaux

Piquant l'inhumaine atmosphère ?


Jules SUPERVIELLE - Extrait de Gravitations - Ed. NRF Poésie/Gallimard (réed. de 1925)

vendredi, 01 mai 2009

Superflu, super flou.

jeune_bergere.jpgQuelqu'un m'a dit que le "superflu" c'était un truc inutile qui s'ajoutait à un truc utile ou essentiel.

Ce qui m'oblige à en conclure que le superflu est inutile.Du coup, pourquoi ne pas directement désigner le truc en question comme "inutile" ? Ce serait plus simple.

Alors quelq'un m'a dit que de toute façon, "(in)utile" ou "essentiel" ou "superflu" c'était aléatoire, subjectif et culturel.

Intéressée par l'affaire, je suis rentrée dans la forêt du "superflou" pour m'en rendre compte par moi-même. Là-bas, j'ai appris que quelque chose d'utile n'était pas forcément essentiel alors que quelque chose d'essentiel serait forcément utile. J'ai appris aussi que le superflu pouvait être essentiel et plus encore : "utile à l'essentiel". De là, il n'y avait qu'un pas de plus à faire pour que je me dise que les choses utiles et les choses essentielles pouvaient être la somme des choses superflues. A ce stade, j'ai pris un cachet d'aspirine, ce qui a été utile ... mais superflu. Il a été essentiel que je m'en fasse la remarque afin qu'à toute prochaine prise de tête superflue, utile ou essentielle, je ne fasse pas grimper les actions des industries pharmaceutiques. En même temps, je fais partie de celles et de ceux qui préféreraient voire les actionnaires se goinfrer sur le dos de nos prises de têtes plutôt qu'en nous gavant de vaccins tantôt essentiels, tantôt utiles, tantôt superflus (oui, ça rime avec ...). Mais revenons à notre coin de forêt du superflou. J'en avais fait un peu le tour, et je me cognais pas mal aux branches, il fallait donc revenir sur terre, à la campagne des idées superflues.

Là-bas, c'est presque plus simple : c'est le coin des exemples et des choses. C'est concret, quoi et il suffit de regarder autour de soi.

D'abord, une vache s'est approchée de moi et m'a dit : " A ton avis, est ce que je suis essentielle ? Utile ? Ou superflue ? ". Alors je l'ai bien regardée, j'ai fait le tour de la bête et de mes connaissances et je me suis dit : " Tu es essentielle pour l'industrie agro-alimentaire, pour les biberons et les petits-déjeuners, le café noisette, le fromage et la purée. Tu es utile pour la famille que tu fais vivre ( mais pas essentielle car si tu n'existais pas, cela ne l'empêcherait pas d'élever autre chose ), utile aussi à ton éco-système, même quand tu pètes et que tu troues la couche d'ozone parce que cela rappelle à beaucoup que l'ozone ça n'existe pas que dans le dictionnaire, ton cuir est également utile pour que l'on puisse se protéger de la pluie et du froid, ou se vautrer confortablement dans un canapé craquant avec des amis, ou jouer dans les donjons modernes, ou encore décorer l'intérieur d'une bagnole qui va avec la Rolex des moins de 50 ans. Et beaucoup de ces choses utiles, moi je les trouve superflues, de la même manière que la couleur de vos robes le sont. J'ajoute qu'en ce qui concerne vos différentes robes, ce superflu me parait utile, voire essentiel car elles contribuent aux couleurs de la vie, à pouvoir vous distinguer les unes des autres à la différence d'un lombric ou d'un sac poubelle qu'il ne sert à rien de distinguer. " Te voilà pas davantage avancée", me dit la vache.

Rebond de l'histoire : voilà que se pointe une (jolie) bergère et ses 47 moutons, blancs. " Et nous ?!" me lance-t-elle, curieuse et éffrontée. " C'est un peu inutile de me prendre à parti de la sorte, vous savez ", que je lui répond, un peu véxée. " Ben c'est pas superflu pour autant parce que cela va vous obliger à me répondre". " Pour vos moutons, c'est un peu comme pour la vache ...j'vais pas m'lancer à m'pencher sur tous les mammifères terrestres non plus." Et vous savez ce qu'elle m'a répondu ? Ben rien, justement. Elle s'est déhabillée en plein champ en ne gardant que ses sous-vêtements. Elle est restée plantée là un moment, puis, les mains flanquées sur ses (jolies) hanches, la tête légèrement penchée sur la droite et les yeux subitement agrandis a fini par lâcher : " Et si vous vous penchiez utilement là dessus, hein ?!"

J'ai juste pensé : " Cette petite culotte est franchement superflue ".

vendredi, 10 avril 2009

Juste comme un(e) chat'eau alpha-bêtique

chateau.JPG
- Tu dis quoi ?

- Une simple esquisse à main levée d' il y'a -quand même- assez-très longtemps.
- Quasi 20 ans, oui.

Une paille ?

Ce qui, comme ça, pourrait signifier que je commettais déjà de ces choses là 20 ans en amont.
Mais 20 ans, c'est pas grand'chose. Une miette dans la glotte, et encore : de travers.
Et je ne te parle même pas des fautes d'orthographe.

Bon, on n'est pas sérieuse à 18 ans, c'est bien connu.
La preuve : j'avais trouvé cette inspiration de château dans une BD de Q.

Plus tard, j'ai fouiné dans le I, qui suivait le Q.
Ce qui demande aussi à s' ABC.
Un vrai début.

Après quelques études de K, j'ai compris que c'était L qui me ferait danser. En vrai. 7 ans plus tard.

Du coup, après quelques lettres - entre nous - une sorte de graphe est né : M
Comme un slogan.
M'en fous, j'ai pas de Rolex et pis j'ai pas 50 ans non plus !
Cela étant, je garde mes fautes d'orthographe.
Et la Rolex, J vous la laisse.

Sextonnez-vous, encore.

C'est trop bon.








dimanche, 22 mars 2009

Talons hauts et petites aiguilles

Une armure de soie enveloppe son corps.

Son regard m'étonne et me laisse perplexe. Tandis que je choisis un thé, elle s'enveloppe d'une autre chitine et me revient femme, aboutie par quelques années au-delà de sa majorité.

J' entre'vois une sorte de promesse et mes seuls autres repères se nourrissent des images que donnent les fleurs, mêmes en hiver. Il me faut commetre un pas, voire en arrière, pour sublimer la scène.

En arrière, aussi, pour pressentir le pouvoir de la vivre, enfin. Je me sens tourmentée, je la sens offerte. Cette simplicité se nourrit, justement de mes délires. Je pense à un voyage sans avantages pour la soustraire.

Une lumière tombe. Elle ne devient pas une pierre au nom de ce qu'elle invoque. Elle est, juste.

Elle se fait presque silencieuse et s'approche de moi. Va-t-elle me toucher ?

Et comment ?

Que ce soient vie ou femme, la Terre est ouverte. Comment s'assurer de son processus ?

 

dimanche, 22 février 2009

Tas de neige sur l'écran

vawel.JPG

Je vais vous raconter une drôle d'histoire, faite de temps, de neige, de pierres, de pas, de peurs, de musique, d'absent(e)s, de rikiki-la-vida.

Mais avant cette petite, j'auto-célèbre avec vous l'anniversaire de ce blog : 3 années. Bien des aventures vécues depuis lui ! Faudrait que je me penche un peu plus d'ailleurs sur le chemin frais, mais vous connaissez comme moi les risques d'une telle acrobatie. Comme le dit un de mes collègues : " C'est pas que j'ai peur d'avoir mal, c'est que j'ai peur de m'habituer". Je m'inclinerai une autre fois.

Pour l'histoire faite d'histoires, je reviens de loin et de Cracovie. ( Pour Sir BT, sachez que je ne confond pas le "e" et le "t" ). Assurément, si une chose a craqué sous nos pas, ce furent bien ces flocons de neiges très étroits et serrés qui s'avalanchèrent du ciel à la terre. De jour, de nuit , et dans d'autres espaces temporels pas franchement mesurés encore.

Il en a fallu du temps pour revenir ici, Wieliczka sait pourquoi.

Curiosez-vous !

Bon, j'ai rien raconté, mais c'est ainsi que se refait l'heure !

 

 

samedi, 24 janvier 2009

Calamity Jane

calamityjane.jpg


Aujourd'hui, en redécouvrant cette photo un peu décalée à ma vie actuelle, je me suis demandée si CALAMITY JANE était un mythe ou une légende. En même temps, le samedi, il semble que toutes les questions soient permises ( à défaut d'être autorisées ).
Bref.
Si je tente la traduction esperanto de son surnom, j'en arrive à me dire que c'est un mix de "Kala", du grec moderne qui signifie "jolie / bien " et de "Mity" qui oscille entre l'insecte bien connu et dévatateur de lainages et, pourquoi pas, aussi de "mythes". D'où une première piste intuitive qui sent déjà le sabot.
D'aucuns disent que ce ni un mythe ni une légende, mais un canular.
Ben voyons.
Elle n'a sans doute pas écrit les lettres à sa file, Jane. Elle était analphabète. Sans accent circonflexe.
Elle est née à une époque où il fallait 5 mois pour déménager du Missouri vers le Montana. Sa mère n'y résista point et son père mourut 3 ans plus tard. Comment cette enfant a pu alors s'occuper, à 13 ans, de ses frères et soeurs et comment s'est-elle retrouvée aux côtés du général Custer ...?
A 33 ans, elle ne meurt pas et devient une maman : Jane junior est née.
Calamity s'installe dans le Colorado.
Elle fonde un hôtel.
Son homme la quitte.
Elle meurt en 1885.
Son corps trouve sa place dans l'arrière salon du saloon.

Si ça se trouve, elle n'est ni une légende, ni un mythe.
Si ça se trouve, c'était juste une femme !

Ca vous tente, pétard, un galop d'essai ?

samedi, 10 janvier 2009

La femme et les prouesses du Rock.

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Notre imaginaire collectif retient en sa drôle de mémoire celles qui inventent, celles qui traversent l’Atlantique, donnent leur vie aux pays dits émergeants, travaillent à la dirigeance d’un pays ou d’une entreprise. Nous sommes face à des tours de force, à des victoires ou prouesses au sens large et bien entendus, voire partagés.

Mais toi, tu la regardes cette Inconnue, cette autre et ta propre perception de la vie en est heureusement affectée. Tu regardes cette femme souriante et patiente qui élève tes enfants et qui t’offre le reste de son temps. Tu regardes aussi cette serveuse de bistroquet qui a l’élégance vaillante d’être là pour toi de 08 heures à 21 heures, 6 jours sur 7. Que fais-tu, toi, le septième jour ? Tu regardes cette "autre" là encore, qui accompagne ta vie depuis ton premier jour. Vous déjeunez ensemble. Seules ou pas. Réellement ou dans votre autre monde.Tu apprends : la mort tranche la vie, jamais la Vie. Elle n’a pas ce pouvoir, elle n’est pas capable de cette prouesse.

Il se peut que le lendemain tu affrontes celle qui te perturbe, t’énerve, t’agace, pourrait te rendre stérile de tout ce que tu avais commencé à apprendre. La prouesse est un tour de main, une magie souvent féminine qui ne s’explique pas.

Une angoisse, donc.

Un air de rock’n’roll lancinant et surtout tentant. Un balan’jazz affriolant. Si tu découvres cela, tout à coup, la jupe un peu courte sur ses longues et fines jambes devient plus un sourire généreux qu’une convoitise. Elle volète autour des suggestions intimes. Elle t’offre un parfum qu’elle même ne se suggère pas. Les pantalons ne gâchent rien à l’affaire (je crois).

Dans la jambe d’une femme, il y a toujours une démarche.

Je la regarde dormir, mes nuits se raccourcissent tant…Je cherche la formule secrète du sommeil, vaguement égarée. Il règne toujours une forme de lumière qui m’autorise à envisager la rencontre de sa peau et de mes pupilles. La courbe de son épaule, parfois nue. La joue empruntée par une mèche plus longue, souvent. Le corps un peu plus lourd, assailli par une escadrille de relâchement. Chaque pore de sa peau, certes plus luisants qu’à la journée. Ce privilège est le fruit défendu d’une prouesse vivante. Je crois que cela s’appelle « aimer ».

Au réveil, elle est encore en elle-même. Ses paupières se lèvent dans un signal intime. Elle ne me tend pas son premier regard de cette nouvelle journée, elle l’accorde au souffle vital qui rendra possible les suivants qui nous protègent chaque jour.

L’héroïsme et l’éclat d’une Femme, qui , comme vous aussi (et j’en rêve souvent) ne s’arrangent pas, -jamais - du sens ordinaire et conceptuel de nos existences respectives. L’influx du quotidien vient empoisonner son sang, elle baisse les yeux mais relève la tête.

C’est comme une danse équestrale ; Elle chevauche et évalue la distance de sa propre vie au contact de la vôtre. Inespérée, toute cette attention soudaine. Et puis, oui, vous êtes en train de les apercevoir , elle a ses propres larmes. Celles qui déconstruisent votre assurance et toute connaissance. Ces larmes là, comme un signe jumelé d’impuissance et d’amour. La prouesse d’une femme ne retient pas ces larmes-là.

On sonne à votre porte. Vous vous évadez une minute de vous-même pour rejoindre le discours courant. Puis, chez vous, cette musique. La Prouesse d’une femme est une musique réinventée. La femme est un Homme comme les autres :

Même l’Egée n’y pourra rien changer.

 

 

jeudi, 25 décembre 2008

** 25 décembre **

Blague crée et offerte par Patricia-M et Sacha.

rennessacha.jpg

 

dimanche, 14 décembre 2008

Un balcon en forêts.

PMSlook2.JPG

"Ce fut vers la fin de décembre que la première neige tomba sur l’Ardenne. Quand Grange se réveilla, un jour blanc et sans âge qui suintait de la terre cotonnait sur le plafond l’ombre des croisées ; mais sa première impression fut moins celle de l’éclairage insolite que d’un suspens anormal du temps : il crut d’abord que son réveil s’était arrêté ; la chambre, la maison entière semblaient planer sur une longue glissade de silence – un silence douillet et sapide de cloître, qui ne s’arrêtait plus. Il se leva, vit par la fenêtre la forêt blanche à perte de vue, et se recoucha dans la chambre quiète avec un contentement qui lui faisait cligner les yeux. Le silence respirait autour de lui plus subtil sous cette lumière luxueuse. Le temps faisait halte : pour les habitants du Toit, cette neige un peu fée qui allait fermer les routes ouvrait le temps des grandes vacances."

Julien Gracq - Un balcon en forêt - Ed. José Corti


Mais, revenons à vous, aussi :

Quand la neige tombe, rêvez-vous encore ?
Cochez vous la date, même avec un galet ?
Vous sentez-vous blanchir à votre tour ?
Reconnaissez vous votre vie sapide ou acide ?
Osez-vous la forêt ?
Laquelle ?
"Faire halte" a-t-il encore du sens en 2008 ?

La fin de l'année approche.
Avant, j'étais un peu prétentieuse,
maintenant,
je suis
parfaite.





mercredi, 10 décembre 2008

Athéna sort du crâne de Zeus

 

Athena sortant du crane de Zeus.jpg

 

 

dimanche, 07 décembre 2008

Prudence sur la glace !

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Le temps de survie dans l'eau glacée -pour un être humain en bonne santé- est estimé à 4 minutes.
Pour pouvoir circuler sur les grandes étendues glacées, quelques précautions s'imposent : d'une part observer la couleur de la glace et, simultanément, évaluer sa solidité. Il faut avoir conscience que pour un individu avec un partenaire il faut au moins 15 cms d'épaisseur et, pour des activités de groupe, au moins 20 centimètres. Plus vous voudrez vous déplacez vite et en nombre, plus la glace devra être glacialement bleutée et aussi épaisse que votre prétention. Ne perdez pas ces dimensions de vue, elles pourraient vous sauver la vie. Vous devrez être vigilants à chaque mètre car la glace est vivante, et donc ...changeante.


Prudence est née à la fin du XXème siècle. Prudence apprend à marcher, à parler, à glisser, à survoler, à surnager, à s'employer, à aimer, à rêver à plus que soi, à affronter, à se cacher, à mentir, à choisir ...Bref : Prudence apprend à vivre. A partir de 20 années, elle s'emploie à ajuster l'ensemble de ses apprentissages et se lançe sur la glace.
Prudence n'est pas timorée, ni franchement imprudente; Elle accepte les Lois mais se moque des règlements.
Pour rejoindre les continents, elle doit - comme nous tous - affronter le permafrost. Si on reste sur le même continent, forcément, on nait pas vivant.
La question est de savoir, pour elle, si elle se lance seule, à deux, ou à plus de 2,01, pour atteindre son premier continent.
Prudence a alors 19 ans et opte pour une tentative en solitaire.
Ca marche !

- 20 ans plus tard -

Prudence a traversé 6 continents, de moins en moins seule. Elle a fini par penser que la glace devenait un peu comme elle : de plus en plus bleue, de plus en plus épaisse, de plus en plus prévisible. Ella a baissé sa garde, confiante.

Elle est tombée.

En-dessous, l'eau est calme. Mais noire, mais froide.

- 4 minutes.
- 4 minutes.
- 4 minutes.
- 4 minutes.

  • Le souffle est tranché net.
  • Le sang a du mal à venir alimenter le cerveau.
  • Vous voilà désorienté. Forcément.
  • Le coeur pompe comme un maladroit hystérico-analphabète.

Second tempo de votre mort :
  • Les bras et les jambes s'engourdissent.
  • Vos mains ne répondent plus.
  • Vous êtes en mode vertical.

Troisième tempo de votre mort :

  • Hypothermie : vous voilà tombé à moins de 35°C.
  • Vous êtes devenu une poupée irrationnelle, désordonnée.
  • Votre coeur ne parvient plus à réguler le sang gélifié.
Tout ce que Prudence a tenté d'apprendre et de conforter lui semble, là, crétin.
Mais Prudence ne va pas mourir, non. Elle va frissonner encore un peu, entourée. Tout sera bien, bientôt.

Elle lira (ira sur)  la Glace sans vraiment plus la regarder, quelque chose a changé.
Quelque chose que, seuls, donnent ces voyages.

La cartographie des glaces est son nouveau bagage.











lundi, 01 décembre 2008

Reload "Napoléon le petit"

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"(...) Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien.


Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France,
de l'Europe peut-être.
Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire.
Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.


L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux.
Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.

Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On yajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé " (...).


Victor HUGO, dans " Napoléon, le petit "
Réédité chez Actes Sud

Cherchez les liens @

dimanche, 23 novembre 2008

Ame ma soeur Ame, disait Chedid

ame.jpg-  Tu n'as qu'à poser ton cul sur le sable, c'est quand même pas compliqué ! Tu vas aimer les caudales, c'est moi qui te le dis.

- C'est ce qui se dit en Caudalie ? Une seconde par résonnance du ressenti ? De jolis parfums aussi, exclusivement distribués en pharmacie.

- Mais non, je t'invite à voir les caudales ...minérales. C'est magique et ça fonctionne un peu comme les caudales des baleines canadiennes ; tu attends -en silence -, tu aperçois une tête surnager, tu comptes 1...2...3 et à 4, avec pas mal de chance, elles te montrent leur caudale et leur queue. Avec Caudalie ...

- Oui, je me souviens de ton texte sur "Caudalie" qui était tombée amoureuse de "Margaux". Avec un château, les raisonnances sont tentures et velours.

- Oui, mais là, juste un château d'eau ... et puis peut-être un coup de baguette magique, ce soir et voir...y'a qu'à s'assoir. Et attendre.

dimanche, 16 novembre 2008

Absurde mais Vrai

Zeloot-Xperimental.gif

(...)"Camille est assez spécial
Il ou elle, je ne sais plus,
Ressemble à une amygdale
Aux extrémités fourchues.
Certains trouveraient atroces
Son corps cave un peu partout
Où devrait y avoir des bosses,
Chez Camille il y a des trous!" (...)

Camille - Jean Yanne (= lien sonore et trébuchant)

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- Roger ? ( Pronnoncez Rodgeure ) ...J'ai d'la purée dans l'casque ! C'est quand que vous bougez l'échelle parce qu'y a un minou noir qui s'targuerait bien de glisser en dessous ! Répétez vos ordres !

Une toute petite voix, assez aigüe, se faufila entre les oreilles de "casque mou" et, en somme, éructa : " Rêve !".

 

- Chicagol, 10 ans plus tard -

- Rien - ( Ce qui tombe bien. Et puis quand  un "rien" tombe, ça laisse de la place aux autres. C'est bien connu )

 

- Métropol, 3 pulls passés -

- Ca y'est, je REVE !!!!!!!!!

mercredi, 05 novembre 2008

Patricia-M ...les aimants

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dimanche, 26 octobre 2008

Avoir 30 ans à Firenze

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Il y a trois choses que l'on peut faire sur le ponte vecchio : traverser à sec, acheter de l'or, négocier du cuir.

Or, comme, justement, nous sommes à Firenze, les verbes sont interchangeables. Ca fait plus de 800 ans que ça dure.
Avant, fallait commercer avec des marchands de viandes, c'étaient pas les mêmes (ap)pareils.

Tu abordes l'aquarelle au jardin Boboli, ta main est souple. Moi, je gratte un vieux canson en N&B, une mèche sur l'oeil gauche.
A quelques pas de là, notre hôtel aux larges choses :
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Des clefs.

Au marché du cuir, j'achète 2 ceintures. L'une tressée, l'autre pleine. Je me souviens que cela te faisait rire...de me voir discuter avec mes 3 mots et mes 2 verbes italiens. A 3+2 ça fait 5. C'est déjà avoir la/une main.

Ensuite, j'ai commis un crime à 5 pas 1/2 du Ponte vecchio.

- Oui, Monsieur le Juge, c'est vrai de vrai !
- Mais on vous a rien demandé, y'a, comme on dit, prescription en la demeure !
- Ah ? On dit tout ça ?
- Je résume.

Bon, c'était pas un crime, c'était un délit ; Un larcin. Il m'appartenait de jouir de subtiliser un porte-cartes en cuir brun, ce jour-là. Là.
Oui, ma soeur, c'est ainsi que les jeux se font.

Madame, le cuir était si beau et votre amour si audacieux.
Le vrai crime eut été ne ne pas en commettre un.

(...)

 

 


PS > Il existe une 4ième chose à faire .... Devinez-vous ?



dimanche, 19 octobre 2008

Barges VS Bécasses

Barges à queue noire2.jpg

"Les barges à queue noire sont assez bruyantes et démonstratives pendant la période de reproduction, produisant des Oui-Kè Oui-Kè Oui-Kè assez puissants en volant haut dans le ciel. Le reste de l'année, les barges demeurent à peu près muettes, se bornant à émettre des grognements rappelant ceux de la bécasse avec des intonations diverses, suivant qu'elles veulent exprimer une interrogation, une crainte ou une satisfaction."

Oui, maizz ..."Parmi les nombreuses espèces d'oiseaux connues pour leur fidélité amoureuse exemplaire, les barges à queue noire font montre d'une ténacité remarquable. D'après une étude publiée par le magazine anglais Nature, ces oiseaux peuvent rester en couple pendant près de 25 ans (soit plus longtemps que la plupart des mariages humains), revenant nicher en Islande à chaque printemps, après avoir passé l'hiver à 1 000 kilomètres en moyenne l'un de l'autre. Sans e-mail ou téléphone portable, ils parviennent quasi tous à se réunir chaque année exactement au même endroit et au même moment. La ponctualité est hautement récompensée : les indélicats qui se présentent avec quelques jours de retard se retrouvent vite célibataires".

"La bécasse : Charge retenue : c'est bien connu, une bécasse est une femme plutôt cruche, pas très fine, voire carrément bête. Le misogyne exacerbé et l'épouse jalouse proclameront de concert que la bécasse n'est pas une espèce en voie d'extinction. Toujours est-il qu'il n'est pas gentil d'associer le malheureux volatile à ce genre de tare, on se demande d'ailleurs bien pourquoi. Auteur de l'une des parades nuptiales les plus célèbres de la faune aviaire, as du camouflage, spécialiste du sondage grande profondeur avec son interminable bec ultrasensible, enfoncé dans le sol jusqu'à la garde, et ses yeux haut placés permettant la surveillance des alentours tout en fouillant, notre amie n'a rien d'une imbécile!"

La Outarde pense que ce n'est pas bien de la laisser nous monter au nez. Elle a raison, c'est bien de monter sur ses échasses, et de prendre de la hauteur, ça rapproche toujours un peu plus du soleil. S'agit pas de souffrir de la gravité parce qu'on s'est habitués à la subir. On risque de se prendre quelques vols migratoires dans la trombine au passage, c'est vrai. En échange, le ciel est quand même plus bleu, en haut. Il y fait plus frais, aussi. S'agit de se couvrir un peu, de rouvrir les ailes d'ange qu'ont à tous dans le dos. Les dinosaures sont devenus des oiseaux. Les oiseaux ont des ailes. L'Homme a inventé les anges. Ils ont des ailes. Nous en sommes pourvus. Presqu'un syllogisme. Mais pas assez logique. A défaut d'être tous des oiseaux, on reste des anges ...même après avoir rencontré les coiffeuses des oiseaux. En période de chasse, c'est pas l'idéal.

Permettez que nous reprenions nos échasses ?

 

 

 



vendredi, 10 octobre 2008

Moi, Lune, Gila : par exemples


Lune10-2008-2.jpg

Moi : Lune, tu sais, je l'aime beaucoup cette image de toi. Sacré moment !
Lune : Mince, tu l'as gardée ! Tu vas la mettre sur ton blog ?
Moi : J'y pense, oui...C'est vrai, sauf si t'es contre.
Lune : Ah non, de toute façon on me reconnait même pas, fais comme tu veux. Ca me va.
Moi : Tes seins ...ils semblent..bizarres...
Lune : Ah oui, comme refaits, c'est vrai, m**** !
Moi : Oui, mais là tu t'éclates avant qu'ils ne le fassent, et c'est ...
Lune : ...pas si mal ?
Moi : ...une jolie pirouette jumelle, je voulais dire.
Lune : L'appart s'est rhabillé depuis, tu sais ?
Moi : Non, mais je suppose !
Lune : Tu m'as contaminée avec tes titres de Katie Melua, je n'en viens pas à bout, tu ne peux même pas t'imaginer !
Moi : Ah oui, c'est un sacré coup au coeur, même pour moi. Figure-toi que c'est Gila qui me l'a fait connaître.
Lune : L'hôtesse de l'air ?
Moi : Tu connais d'autres Gila, toi ?
Lune : Tu te piques, là. Mollo é Sano per favore...
Moi : Tu as raison.
Lune : Au fait, elle existe ou pas, Gila ?
Moi : Bien sûr qu'elle existe, qu'est-ce que tu imagines ?
Lune : Alors, j'existe aussi de la même manière ?
Moi : Non, toi, c'est forcément différent.
Lune : Et toi, es-tu encore palpable, réelle ?
Moi : Résoluement ! Comme une chatte brûlante sur un toi, c'est dire !
Lune : C'est pas le toit qui est brûlant, d'hab ?
Moi : D'hab, peut-être. J'attend qu'on m'en raconte pour y croire vraiment.
Lune : Je vois ce que tu veux dire, même quand tu parles en ellipses. Tu sais, j'ai encore fait un rêve étrange cette nuit.
Moi : Tu veux raconter ?
Lune : Pas si tu le reportes aussi sur ton blog.
Moi : Ok, alors donne-moi une image publique et privée, que je fasse le lien sans te mettre à nue
Lune : Ohlàlà, pas facile ton exercice !
Moi : ...
Lune : Ok : un homme me rejoint sur une table de billard. Nous sommes bien. Tout le monde s'oppose, par principe, y compris par hauts-parleurs. Lorsque nous sortons de la pièce il va en prison et moi on m'a privée de mon passé, de ma mémoire et je ne possède sur moi que les fringues que j'avais mis.
Moi : Oufti !
Lune : La semaine prochaine, je pars à Milan. Je compte bien passer un temps à la Pinacoteca di Brera.
Moi : Veinarde !
Lune : Oui, je sais ;o)
Moi : Il parait que c'est ...renversant !
Lune : Lol
Moi : Idem !
Lune : Comment vas-tu ?
Moi : Et toi ?
Lune : Lol ...

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Je suis prête à supposer que les voix sont voies. Parfois, elles ne marquent pas les arrêts écrits sur le papier. Parfois, il n'y a même pas de gares là où nous les attendions. Pour autant, la vitesse ne tremble ni ne s'affole. Je me suis toujours méfiée des gens aux coupes de cheveux impeccables et durables. Elles n'ont donc jamais pris les vents contraires ? Ou bien les ont-elles effacés d'un coup de peigne régulièrement posé ? pour quoi faire, vraiment ? Pour gagner du temps sur la pensée des autres ? Une mèche serait-elle une marge de mouvementS ?
Vous m'égarez, souvent, profondément.
"Moi" et "Lune" , vos échanges me font printemps

Alors, pour vous :

http://www.deezer.com/track/42003

 

Gila-vous