lundi, 19 octobre 2009
Lutte décharnée
Un tremblement sur scène. Les graves s'annoncent. La salle rythme avec ce qu'elle a sous les mains. Des paumes, forcément. Une paume n'est symboliquement jamais innocente ou naïve. Une paume participe, même "au jeu".
Mais revenons à M.Jonasz qui n'avait pas encore été ici nommé. Homme-ission.
Ce mec là a le talent particulier de vous renvoyer dans vos points de départs, comme autant d'agrafes de sureté. Je pense qu'il est vraiment triste cet homme-là. Ou vraiment heureux. Ou vraiment entre les deux.

Je suis absolument certaine que cette femme n'avait pas envie de danser.
Si seulement Gila était dans les parages, elle confirmerait.
Mais elle, oui, elle danse et s'étire en souplesse comme une formule non résolue à plusieures inconnues dont elle n' a pas l'ombre de sa propre connaissance.
- On repassera par là ?
- Oui.
............
- Y'a une faute dans le texte ?
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Mettre son dos nu à l'écorce n'apporte qu'une poésie douloureuse pour la peau. Le passé est capable de jaillir aussi aux traverses des goûts des noisettes, des fruits rouges en oubliant le jazz ou son frémissement en une seule nuit d'amour. C'est parce qu'il faudarit un champ plus étendu que léxical que nous nous deversons de nos maux.
Et la pluie coule.
Que ce soient les gouttes d'eau qui s'acheminent lentement ou les feux qui semblent nous guider, un nouvel hiver prend de l'avance et s'arme de son manteau.
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VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.VIENNE.
22:07 Publié dans 3- VOUS + MOI + GAÏA !! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : patricia-m
dimanche, 05 juillet 2009
3 - I....nterlude
18:46 Publié dans 3- VOUS + MOI + GAÏA !! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : köln concert, keith jarret
2 - Il n'aurait fallu qu'un moment de plus ...
Vous imaginez volontiers que ces sérieuses expressions réclamaient à la petite princesse aux boucles dorées et aux oreilles bien faites, un certain éveil dont elle se sentie temporairement incapable. Elle était à peine réveillée, en pleine nature, mais le naturel de celle-ci (ainsi que son surnaturel) lui demanda quelques brins supplémentaires. Verts, de préférence. Pan se dressa d'à peu près tout son long. Il avait sans doute, une déclaration complémentaire. Même pas.
Une autre pomme tomba au sol. Forcément.
Il leur sembla que l'arbre, cette fois, vrombissait. L'abus de feuilles lui donna une parole :
- " Ce qui tombe n'est pas encore mort, en cette saison."
Pan et la petite princesse aux boucles dorées et aux oreilles bien faites, s'accordèrent. Sur le même "flûte". L'été fait choir les fruits, l'automne abat les feuilles au sol. Ca, c'est le destin, en somme variable.
Elle compulsa malgré elle les chances qui vivaient à la sève des autres suspendues. Pan se glossa, mais sa feuille se releva.
Une sorte d'animal venu de nulle part se mit à pourfendre le pré et l'air. Il avait au moins 4 sabots très lourds. C'est à peine si la petite princesse aux boucles dorées et aux oreilles bien faites, Pan, l'arbre éructeur-parleur, etc... réalisèrent ce qui arrivait.
Dans sa course folle, il venait de broyer une pomme à peine mûre.
Sa course en fut ralentie. Sa course en fut stoppée. Même sans comprendre ce qui c'était passé, ila bloqué son avancée. Nette.
Pan considéra le drame, mais il hésitait, trouvant toujours les distorsions des chairs particulièrement romantiques et sévères. La petite princesse aux boucles dorées et oreilles bien faites sembla plus nue et choquée. d'ailleurs, elle évacua la toge de lin qui la dissimulait et vint contredire l'ensemble de son sommeil. Et puis, relativement épuisée, il lui vint une idée étrange : aller voir du côté des mortels l'effet miroir de cette heure.
Car, dans l'autre monde que nul de connait, il existe un parralèle. Elle voulait l'approcher. Pan tenta à l'en dissuader et, pour la peine, il croqua une pomme indemne. C'était bon.
Elle regarda ailleurs et elle vit la chose se faire, chez notre monde.
C'était une femme, sur un scooter 125 au centimètre cube. Dans un tunnel. Elle avait occupé sa voie tranquillement et la gardait. Et, tout à coup, la voilà happée par plus carossé qu'elle. La petite princesse aux boucles dorées et aux oreilles bien faites, la voit se débattre : "Redresser, quoiqu'il en coûte pour ne pas tomber. Non pas "ça". Pas "maintenant". Pas possible". Ni ici, ni maintenant."
Le signal s'est soudain rompu.
Pan accusa un : " Ce n'est qu'une mortelle", la feuille en berne.

La petite princesse aux boucles dorées et aux oreilles bien faites, s'offensait.
Une Autre a pris le choc et la marque.
C'était bien des chances.
Les voies des pommiers sont impénétables, mais restent :
http://www.youtube.com/watch?v=KZ0IiYJGz9Y
13:02 Publié dans 3- VOUS + MOI + GAÏA !! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : patricia-m, accident
samedi, 04 juillet 2009
1 - Il n'aurait fallu qu'un moment de plus ...
" Il n'aurait fallu qu'un moment de plus pour que la mort vienne / Mais une main nue, alors est venue, qui a pris la mienne." ARAGON
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Un soir, j'ai terminé une journée de travail en m'offrant le luxe détestable de me rapprocher d'une illustration animée de la "loi de Murphy".
Pourtant, le Figaro & Beaumarchais corporate m'avaient bien avertie : les 2 roues sont un danger pour notre société roulante et climatisée. Pourtant, mon assurance m'avait bien avertie : on dépensera trop pour vous ou pour vos copains, va falloir casquer. Forcément.
Circuler avec 2 roues motorisées sur la capitale et ses environs noueux est un pari qui me tenait indemne depuis presque 2 ans, et, si j'affiche près de 20.000 kilomètres à ses compteurs et 38 années au mien, je ne sais toujours pas quelle a été, en géneral, la plus sage de nous deux.
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La petite princesse aux boucles dorées et aux oreilles bien faites, était en train de somnoler sous un pommier chargé de ses fruits bien engorgés, lorsque, imperceptiblement, elle entendit comme le souffle d'une chute chère à Newton. Elle s'est vaguement étonné d'une loi dans son territoire quand bien même c'était celle de la "gravité" ( certains, nous serons qu'elle aurait alors opté pour celle de la lévitation, qui, pour le coup, n'est pas encore écrite ). Quand lee fruit eut chu, c'est Pan qui se pointa. " - Flûte !" se dit-elle, encore vasouille un chouïa : "Une loi, deux chutes, et un Pan puis l'autre Pan, je suis faite et re-faite. Damned, je rêve !" . Pan se drapa dans sa feuille. Il n'y était pour rien. C'est juste un bruit de cette flûte à elle qui l'avait sommer d'asssiter à la scène. La pomme au sol, elle, était déjà convoitée par les escadrilles minuscules et puissantes des insectes sauvages. La petite princesse aux boucles dorées et aux oreilles bien faites, était coquette. Elle s'assura donc, dans un premier temps, de n'avoir reçu la moindre éclaboussure de ce crash scientifiquement prévisible. Elle redressa ses paupières et ses jupons non sans une certaine célérité et s'adressa à Pan. Une fois. ( Car à 2 fois prononcé, le dieu se transforme en lapin avec une montre dans la patte ce qui n'a rien à faire avec cette histoire ). " Pan, est-il inéluctable que la pomme tombe, et mal, et pour toujours ?". Pan se personna non gratta mais répondit : " Petite princesse aux boucles dorées et aux oreilles bien faites, toute la question est de savoir si l'on croit à la chance ou au destin !".
C'est à ce moment là que l'arbre a éructé. Il n'avait pas encore appris à parler. Alors, non, ce n'était pas grossier.
A suivre ...
13:13 Publié dans 3- VOUS + MOI + GAÏA !! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aragon, accident
dimanche, 21 juin 2009
Mémoire (in)fatigable
Tu viens d'ouvrir les volets. Y'a comme un air d'été latent. Dans quelques secondes tu vas te souvenir de ton proche passé.
Y'aura bien des mers, dedans, mais tu ne ne sauras pas quoi en faire. Forcément. Puisqu'à ton tour, tu en es devenue Une.
Tu restes proche du sol qui crée, fait ou défait les mots, voire le sens.
Tu navigues parfois en musiques, en assonances et surtout en utopie(s). Tu invites les musiques. Les mélodies. Tous ces accords qui se fondent en aciers illimités. Tu es un "Calder" en ébullition, un "Dali" en lettres molles, un "Rimbaud" en combat à 2 de lui...Et "Quenaud" est penaud.
Tout s'inevnte.
16:31 Publié dans 3- VOUS + MOI + GAÏA !! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
dimanche, 14 juin 2009
Homme sweet Homme
La semaine dernière, en regardant "HOME", m'est venue une joie, puis une idée : les bonnes nouvelles.
"Il est trop tard pour être pessimiste" : C'est exactement cela. Nous polluons, nous pansons. Nous nous polluons tous les jours, nous ne pensons pas (ou peu) à tout ce que nous ne nous connaissons pas et qui nous tend les bras, telle une troupe d' enfants enthousiastes. Avoir un média "de bonnes nouvelles", ce serait vraiment génial. Attention, il ne s'agit pas de faire l'autruche avec une tête dans le trou ( nous le faisons déjà ce qui est dangereux pour notre intégrité anale, je vous rappelle ), mais de faire le tournesol. Tous les jours, partout dans le monde, à l'échelle d'un seul individu ou de plusieurs milliers, il y a des petites victoires, des petits bonheurs, des projets réalisés, des soulagements, des succès, des rires, des cris de simple et vraie joie, des rencontres, des coups de chance ...etc.
Qui pour les relayer ?
Nada, personne, rien. Même quand une bonne nouvelle tombe sur nos écrans ou nos ondes, elle est conventionnelle, même pas insolente et rieuse ...et souvent gâtée par un drama ou un pathos sous-jacents quelconques. Alors que faisons-nous pour chercher des bonnes nouvelles, ces choses qui nous donnent aussi notre place dans le monde ? On va essayer de se marrer à bon compte. Sur le net, les sites les plus fréquentés sont ceux dits d'humour ou ceux dits de cul. Vous voulez que je vous dise ce que j'en pense : COMPENSATIONS !
S'éduquer aux "bonnes nouvelles", c'est s'ouvrir aux bonheurs de vivre. Les faciliter, ce serait les multiplier en chacun de nous. Reconnaître notre chance de vivre, notre responsabilité et notre lien les uns aux autres. Notre lien au monde. Aujourd'hui d'ailleurs, on emblématise la notion de bonnes nouvelles qui passent souvent sous les titres de "Leçons de ..." avec au choix : courage, pugnacité ... Qui veut encore des leçons aujourd'hui ? Qui pense aujourd'hui qu'il est trop tôt pour être optimiste ? Qu'est devenue L'Utopia de Thomas More ? J'en oublie tant parce que moi, non plus, je ne les connais pas. Mais je sais qu'ils sont là et qu'ils résistent. Ils vivent dans des niches, comme des animaux domestiques qui se moquent de tout os à ronger.
Je suis convaincue que si nous nous ouvrons aux bonnes nouvelles, nous saurons mieux qualifier les mauvaises. Arrêtons de cannibaliser nos bonheurs. C'est dangereux pour notre santé morale et physique et terrienne. Homme sweet Homme.
19:03 Publié dans 3- VOUS + MOI + GAÏA !! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : bonnes nouvelles, hommes sweet hommes
vendredi, 10 avril 2009
Juste comme un(e) chat'eau alpha-bêtique
20:55 Publié dans 3- VOUS + MOI + GAÏA !! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : château, patricia-m, entre femmes
samedi, 24 janvier 2009
Calamity Jane

18:14 Publié dans 3- VOUS + MOI + GAÏA !! | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : calamity jane
samedi, 10 janvier 2009
La femme et les prouesses du Rock.

Mais toi, tu la regardes cette Inconnue, cette autre et ta propre perception de la vie en est heureusement affectée. Tu regardes cette femme souriante et patiente qui élève tes enfants et qui t’offre le reste de son temps. Tu regardes aussi cette serveuse de bistroquet qui a l’élégance vaillante d’être là pour toi de 08 heures à 21 heures, 6 jours sur 7. Que fais-tu, toi, le septième jour ? Tu regardes cette "autre" là encore, qui accompagne ta vie depuis ton premier jour. Vous déjeunez ensemble. Seules ou pas. Réellement ou dans votre autre monde.Tu apprends : la mort tranche la vie, jamais la Vie. Elle n’a pas ce pouvoir, elle n’est pas capable de cette prouesse.
Il se peut que le lendemain tu affrontes celle qui te perturbe, t’énerve, t’agace, pourrait te rendre stérile de tout ce que tu avais commencé à apprendre. La prouesse est un tour de main, une magie souvent féminine qui ne s’explique pas.
Une angoisse, donc.
Un air de rock’n’roll lancinant et surtout tentant. Un balan’jazz affriolant. Si tu découvres cela, tout à coup, la jupe un peu courte sur ses longues et fines jambes devient plus un sourire généreux qu’une convoitise. Elle volète autour des suggestions intimes. Elle t’offre un parfum qu’elle même ne se suggère pas. Les pantalons ne gâchent rien à l’affaire (je crois).
Dans la jambe d’une femme, il y a toujours une démarche.
Je la regarde dormir, mes nuits se raccourcissent tant…Je cherche la formule secrète du sommeil, vaguement égarée. Il règne toujours une forme de lumière qui m’autorise à envisager la rencontre de sa peau et de mes pupilles. La courbe de son épaule, parfois nue. La joue empruntée par une mèche plus longue, souvent. Le corps un peu plus lourd, assailli par une escadrille de relâchement. Chaque pore de sa peau, certes plus luisants qu’à la journée. Ce privilège est le fruit défendu d’une prouesse vivante. Je crois que cela s’appelle « aimer ».
Au réveil, elle est encore en elle-même. Ses paupières se lèvent dans un signal intime. Elle ne me tend pas son premier regard de cette nouvelle journée, elle l’accorde au souffle vital qui rendra possible les suivants qui nous protègent chaque jour.
L’héroïsme et l’éclat d’une Femme, qui , comme vous aussi (et j’en rêve souvent) ne s’arrangent pas, -jamais - du sens ordinaire et conceptuel de nos existences respectives. L’influx du quotidien vient empoisonner son sang, elle baisse les yeux mais relève la tête.
C’est comme une danse équestrale ; Elle chevauche et évalue la distance de sa propre vie au contact de la vôtre. Inespérée, toute cette attention soudaine. Et puis, oui, vous êtes en train de les apercevoir , elle a ses propres larmes. Celles qui déconstruisent votre assurance et toute connaissance. Ces larmes là, comme un signe jumelé d’impuissance et d’amour. La prouesse d’une femme ne retient pas ces larmes-là.
On sonne à votre porte. Vous vous évadez une minute de vous-même pour rejoindre le discours courant. Puis, chez vous, cette musique. La Prouesse d’une femme est une musique réinventée. La femme est un Homme comme les autres :
Même l’Egée n’y pourra rien changer.
12:17 Publié dans 3- VOUS + MOI + GAÏA !! | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : patricia-m, la prouesse des femmes
dimanche, 14 décembre 2008
Un balcon en forêts.
"Ce fut vers la fin de décembre que la première neige tomba sur l’Ardenne. Quand Grange se réveilla, un jour blanc et sans âge qui suintait de la terre cotonnait sur le plafond l’ombre des croisées ; mais sa première impression fut moins celle de l’éclairage insolite que d’un suspens anormal du temps : il crut d’abord que son réveil s’était arrêté ; la chambre, la maison entière semblaient planer sur une longue glissade de silence – un silence douillet et sapide de cloître, qui ne s’arrêtait plus. Il se leva, vit par la fenêtre la forêt blanche à perte de vue, et se recoucha dans la chambre quiète avec un contentement qui lui faisait cligner les yeux. Le silence respirait autour de lui plus subtil sous cette lumière luxueuse. Le temps faisait halte : pour les habitants du Toit, cette neige un peu fée qui allait fermer les routes ouvrait le temps des grandes vacances."
Julien Gracq - Un balcon en forêt - Ed. José Corti
18:12 Publié dans 3- VOUS + MOI + GAÏA !! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : julien gracq, balcon en forêt, patricia-m


