vendredi, 10 octobre 2008
Moi, Lune, Gila : par exemples

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Gila-vous
21:42 Publié dans 9.2 : Hôtesse de l'air : Gila (sa saga) | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : gila, patricia-m, katie muela
mardi, 29 janvier 2008
La Femme de Trieste

C'est à Trieste que j'ai rencontré la grand-mère de Gila.
Elle vit seule dans un appartement près du port.
Avant, ici, habitaient ses parents, ses frères et soeurs, puis son mari, puis ses enfants, puis ... juste elle. Ils ont cependant tous laissé une empreinte d'eux : on les voit encore sourire sur les murs. La grand-mère de Gila, s'appelle ..Gila. Les années ont traversé son corps et ses yeux, elle aussi se consume. Comme c'est naturel. Elle s'en moque et ça la rend belle, au delà de tout. Elle évoque la souffrance et la violence d'avoir perdu des proches avec les nazis, puis sous Tito. Elle ne le fait pas pour gagner mon empathie, elle m'instruit. Non, je ne sais pas ce que signifie vivre dans la peur. Non je ne sais pas ce que signifie l'état de force contre l'état de droit. Non, je ne sais pas ce que c'est de vivre avec une mitrailleuse postée en bas de la rue. Elle ne veut pas que je "sache", elle veut nous éclairer. Elle m'explique aussi qu'elle n'est pas la seule. Qu'en ce bas-monde, des millions de vieilles femmes ont la juste mémoire des Hommes. Elle m'explique aussi que certaines ne sont pas en paix, que l'âge n'est pas un gage de respect.
Elle parle doucement, elle choisit ses mots. Son français est parfait et ciselé, je ne vous cache pas que cela m'a surprise. Alors, j'ai osé lui demander :
Moi : - Où avez-vous appris à parler le Français aussi bien ? Gila : - Pourquoi ne me demandez-vous pas où j'ai appris l'Italien ? Moi : - Eh bien ...parce que vous habitez en Italie. Gila : - Dans une Italie qui parle Allemand encore souvent. Moi : - Trieste n'est pas toute l'Italie ! Gila : - Pour moi si, un peu. Pour répondre tout de même à votre question, belle petite, il se trouve que ma mère s'était éprise de votre pays et de ses auteurs de son époque. Ainsi, le soir, à la place d'un conte, je l'entendais en français me lire L'éducation sentimentale , par exemple. Comme elle, j'ai du quitter l'école vers mes 9 ans, mais j'ai gardé ce bonheur. Moi : - Et qui lisez-vous aujourd'hui ?Gila : - Venez avec moi, je vais vous montrer quelque chose...
Nous nous levons. Elle ouvre une porte dérobée sous le plancher. Des marches, elle s'y engouffre avec une aisance déconcertante. Je la suis, bien plus malhabile. Nous arrivons dans une cave au sol nu. Quelques meubles bâchés, quelques bouteilles empesées de poussières. Elle sourit.
Gila : - Nous y sommes presque. Moi : - Mais quel est cet endroit ?! Gila : - Enfin, mon petit, vous ne voyez pas que c'est une cave ? Elle rit de sa plaisanterie et me montre une brique. Gila : - C'est là.
Elle attrape un maillet en bois et frappe 3 fois 1/2. Quelque chose s'ouvre. Je ne parviens pas à distinguer au début ce dont il peut s'agir, mes rétines sont submergées d'un halo mordoré. Alors je ferme les yeux et elle me dit : - "C'est bien, Petite. Tu comprends vite"
Elle me prend la main et nous avançons. Me voilà dans la "caverne de Trieste", dans la mémoire extraordinaire des encres ou ancres d'une Femme. Des milliers d'ouvrages, tous reliés. Derrière nous, la porte se referme. A travers mes paupières, je sens que je vais m'accommoder des luisances.
Gila : - Voilà près de 200 ans de votre littérature. Moi : - Pourquoi les avoir presque enterrés ? Gila : - Pour qu'ils reposesnt en paix, jeune fille. Dans des temps pas si reculés que cela, nous cachions ici des "menacés". Qu'ils le furent par naissance ou par conviction, mère et moi pensions que cette compagnie les sauverait, de toute façon. Moi : - ...Mais.. Gila : - Mais quoi ? Moi :- ...Mais...ils ne comprenaient pas tous le français ! Si ? Gila : - Justement !
10:46 Publié dans 9.2 : Hôtesse de l'air : Gila (sa saga) | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Gila, La femme de trieste
vendredi, 18 janvier 2008
Les lionnes veillent encore....
Gila : - Les lions m'ennuient. Les hommes m'ennuient.
Moi : - Vous connaissez beaucoup de lions, Gila ?
Gila : - Je connais surtout les hommes et, même eux, dans le fond, préféreraient les lionnes. Mais ils ne savent pas. Et moi, je sub'odore.
Moi : - Alors... le Sphinx de Gizeh, c'est un lion ou une lionne ?
Gila : - Je ne sais pas, je ne l'ai pas entendu rire...
Moi : - Et cette Lionne dite "de Guennol" ? Vous l'avez entendue ?!
Gila : - J'ai eu la chance de la voir avant sa vente. Elle est très petite, vous savez, dans les 8 cms de haut. C'était il y a longtemps, en Mésopotamie ... Elle est si âgée, maintenant et si belle, en même temps.
Moi : - Elle est ...superbe.
Gila : - Je vous prie de laisser votre femme au bestiaire !
15:20 Publié dans 9.2 : Hôtesse de l'air : Gila (sa saga) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Lionne de guennol, sphinx de Giezh, Gila
mardi, 01 janvier 2008
*** 2008 ***

Gila nous souhaite une heureuse nouvelle année, proche du corps et du bon esprit.
20:25 Publié dans 9.2 : Hôtesse de l'air : Gila (sa saga) | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Gila, nouvelle année 2008
mercredi, 26 septembre 2007
Gila, hôtesse des airs (7)


14:49 Publié dans 9.2 : Hôtesse de l'air : Gila (sa saga) | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Gila, hôtesse de l'air
samedi, 25 août 2007
Gila, Hôtesse de l'air ( 6 )
- Gila, avez-vous une seule idée de l'heure qu'il est ?
- Je vous réveille ?
- Mmoui... Que vous arrive-t-il ?
- Vous me surprenez !
- Ah ?! Et pourquoi donc ?
- Vous avez dit "il" 2 fois en 2 phrases.
- C'est de la grammaire, Gila, pas du militantisme ( ...Mais qu'est-ce que je raconte ??!! )
- J'aime découvrir ce que les gens sont, disent, font ou deviennent quand je les approche en pleine nuit.
- Gila, c'est très intéressant mais si nous en reparlions demain matin, après un truc genre café-douche ?
- Vous êtes de ces gens qui dorment la nuit ? Moi, j'ai oublié les délais, depuis tant d'années.
- Oui, Gila ... entre minuit et 3h ...puis entre 6 et 8... oui, je dors, vraiment.
- Ah ...
- Donnez-moi 10 minutes et je vous rappelle.
- Et que dois-je faire pendant ce temps ?
- Gila, je ne sais pas. Pas encore.
- Je vais inventer des mots bleux.
.....
Sur l'arête rocheuse et minérale d'une minute consentie en imprudence, la femme se déploie lentement. Endolorie mais vivante, le sentier qui la sépare du jour nouveau l'enlace de roches mortes. Elle ferme les yeux. Elle entend un bruissement lourd, plus loin. Elle est attirée. Elle vient. Un nuage la conjugue, un vent la caresse. D'où vient-il ?
- Gila ?
- Vous êtes réveillée ?
- Je le suppose. Vous êtes-où, je ne reconnais pas les rumeurs de votre appartement parisien ...
- Vous êtes réveillée. En effet, je ne suis pas "chez moi". Je suis à Innsbrück, depuis hier, chez une amie. Je viens de lire votre définition de la confiance. Vous avez fait fait fort, vous êtes coriace dans votre genre... et j'ai pensé à autre chose et je voulais vous en parler, maintenant.
- Je vous écoute, Gila.
- Je me disais : Renouer est un terme inéxact en situations, impropre en alpinisme, fébrile en amours mais franc en découvertes. Je sais, c'est stupide.
- Non, Gila, non ...cela ne l'est pas. Vous avez des soucis ?...Avez-vous besoin d'aide ?...
- J'ai besoin d'ailes ....
.........
Autrefois, le feu était richesse. Les vies crépitaient sur ses danses parfumées. La Femme raconte, et ses mains temblent. Une saison s'avance impunément. Le vent va donner son nom.
- Gila ?
- Je suis là.
- Je ne vous entendais plus.
- Alors un ange est passé. Serez-vous là à mon retour ?
- Oui.
- Vous écoutez de la musique ? Quel est cet air ?
- "Blue skies", d'Oscar Peterson & Itzhak Perlman.
- Pourriez-vous me l'envoyer, je voudrais essayer de planer ...
12:24 Publié dans 9.2 : Hôtesse de l'air : Gila (sa saga) | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Gila hôtesse de l'air
jeudi, 09 août 2007
Gila, hôtesse de l'air ( 5 )

Je vis au fond de lui comme une épave heureuse. A son insu, ma solitude est son trésor. Dans le grand méridien où s'inscrit son essor, ma liberté le creuse.
- Vous reconnaissez l'Homme de ce message ?
- Je pensais à René Char, mais j'ai peur de me tromper.
- Et pourquoi donc ?
- Je ne sais pas... Ce n'était pas un fervent des choses de l'amour humain et pourtant, il me semble en débusquer sa musique.
- C'est pourtant bien de lui, mais pour moi c'est facile, je ne connais que deux phrases !
- Et l'autre, Gila, c'est .... ?
- "La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil".
- Un extrait des fonds, un autre Icarien ...C'est le grand écart, là. Comme si vous inventiez vos propres méridiens au défi de ceux qui nous repèrent.
- Je ne sais pas si je fais ce que vous dîtes. Une intime me dit souvent que la durée et le battement sont les seules sources d'une vie de femme. Quand je pense à ces 2 extraits là, je crois que l'Homme honore mon amie. Je ne sais pas faire de phrases mais je sais les reconnaître.
- Votre amie est une philosphe !
- Oui, mais elle n'est pas payée pour cela. De toute façon je ne connais personne dans ma vraie vie qui vive de ses réels talents. J'aime diviser le monde en deux alors, pour le coup, je vous dirais qu'à mes yeux il existe deux sortes de gens : les robots et les autres.
- Et que font les autres ?
- Ils se déguisent en robots, évidemment !
- Evidemment. Et vous vous situez où, Gila ?
- Je pense avoir appartenue à ces deux catégories.
- Mais, aujourd'hui ? ...
- Je suis en révision.
Elle rit.
Et quand Gila rit devant vous, ce serait comme une plume d'aile qui vous pousserait dans le dos. Voire...d'Elle.
14:55 Publié dans 9.2 : Hôtesse de l'air : Gila (sa saga) | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Gila, hôtesse de l'air et les robots
mercredi, 08 août 2007
Gila, hôtesse de l'air ( 4 )
- Bonjour, Gila.
- En deux mots, c'est bon aussi, vous savez ?
- Il faudrait l'oser, vous avez raison. On n'ose pas assez.
- Il me semble à moi que "on" ose trop, justement. Remplacez ce "on" par "nous" et cela en deviendrait presque magique.
- Alors, bon jour, Gila. Vous aimez cet endroit ?
- Oui, vous avez fait le bon choix.
- Ce n'est que le bassin des Tuileries ..
- Justement... et ses bateaux en bois loués par le même homme depuis 30 ans. J'imagine que c'est une tradition familiale depuis le 18ième siècle. Les enfants abandonnent la télé et les consoles de jeux ... parce qu'ils ont enfin un vrai truc à se mettre sous la dent de l'imaginaire. Les voilà capitaines de vaisseaux ! Tiens, au fait, en parlant d'enfants, vous ne m'avez pas encore répondu.
- C'est vrai, mais avec vos postulats sémantiques, la réponse n'est pas simple.
- On s'en fiche, dîtes-moi.
- Nous avons 2 enfants de 4 ans. Un garçon et une fille.
- Des jumeaux ?
- Non ..
- Vous avez adopté ?
- Non plus ...
- Je vous sens vous renfrogner !
- Oui, des centaines de gens m'ont déjà posé ces questions. Je voudrais trouver LA formule pour les présenter, simplement.
- Faîtes-le.
- J'ai mis au monde une fille : Prunelle. 1 mois et demi plus tard naissait Jazz depuis le corps de ma ...de ...la.... Pourquoi vous souriez ?
- Parce que je trouve votre pudeur touchante. Si je comprend bien vous êtes tout bêtement une lesbienne en couple et chacune a fait son enfant...
- On peut dire cela comme ça.
- Ca m'intéresse, vous savez. J'aime que les Histoires portent sens parce qu'elles sont choisies. Comment avez-vous fait ?
- Une coparentalité avec un couple d'hommes.
- Des pédés ?
- Oui, on dit ça.
- Vous apprenez vite, malgré vos airs cérébraux.
- Ca ressemble à quoi un air cérébral ?
- Vous savez, moi, les "airs", j'en connais un rayon !
- Et si nous revenions à vous ?
- Pas aujourd'hui, j'aime l'idée de profiter de ce moment...
- Vous êtes une drôle de zèbre
- Il parait, oui.
12:00 Publié dans 9.2 : Hôtesse de l'air : Gila (sa saga) | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Gila hôtesse de l'air, coparentalité
dimanche, 05 août 2007
Gila, hôtesse de l'air ( 3 )

- Vous allez finir par penser que mes vols furent tous des envols ...Je devrais vous reconter d'autres choses, mais, avec l'âge, ma mémoire s'approprie de drôles de tris.
- Gila, quand vous re/ra-contez, vous savez que c'est à peine de vous dont vous parlez. C'est comme cela, toujours. Enfin, souvent. C'est beau parce que c'est encore vivant, vous savez ?
- Je suppose encore que oui. Mais vous savez, je n'ai pas fait beaucoup d'études, je ne dispose pas de ces plaisirs subtils comme de la bouche d'une ... d'un...Bref. Au travers des milliers de passagers je n'ai pas trouvé ma vie de compagne. J'ai dormi dans des centaines de capitales sans jamais vraiment me poser. Alors, ce que je retiens, c'est du montage, un film en noir et blanc. Un uniforme qui habille mes cheveux blonds, mes rêves et mes cuisses. J'ai survolé le monde, et le mien ...mais avec l'âge, j'ai perdu la légèreté. C'est dommage. Cela m'ennuie.
- Vous auriez souhaité une autre vie ?
- Comment pourrais-je le savoir ? Je ne connais pas les autres vies. Je vais vous dire : j'ai souvent pensé que j'étais, pour nombre d'entre vous, une sorte de dépliant publicitaire en vraies dimensions. Pour moi, vous étiez des slogans que je croisais dans des magazines. En somme, nous ne nous sommes jamais rencontrés. Croisés, au mieux.
- Vous avez eut des enfants ?
- Non, mais les "a t-on" jamais ? Je ne possède rien de vivant si l'on me concède que la pierre ne l'est pas... Non, je n'ai ni enfant, ni chat, ni chien, ni rien. Même pas moi.
- Vous parliez, lors de notre première rencontre, d'avoir "épousé" ...
- Ce n'était qu'une figure de style pour vous faire comprendre en délicatesse que nous nous sommes aimées intensément, et presque longtemps.
- Pardonnez-moi, Gila, j'avais imaginé que vous aviez partagé votre vie ensemble.
- Nous l'avons sans doute partagé, notre vie ...Mais ce ne fut pas ensemble. Pardonnez-moi, aujourd'hui je me sens un peu fatiguée, la chaleur, sans doute ...
- Bien sûr ...
- Attendez, avant dîtes-moi si ... et vous, avez-vous des enfants ?
- "Avoir ou ne pas avoir" ...voilà que j'hésite à vous répondre !
- A bientôt.
- Oui, à bientôt, Gila.
22:25 Publié dans 9.2 : Hôtesse de l'air : Gila (sa saga) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Gila, hôtesse de l'air
mardi, 31 juillet 2007
Gila, hôtesse de l'air (2)
- Gila, vous arrive-t-il de songer encore à cette image de vous ?
- Non, pas vraiment, mais le moment est intact, ou presque.
- Vous voulez bien me le confier ?
- Oui, pourquoi pas ...
- Vous étiez sur quel vol ?
- Il ne s'agissait pas d'un vol, nous étions au sol pour des photos publicitaires. Ma cheffe de cabine et moi avions été choisies pour représenter l'image de notre compagnie.
- C'est plutôt flatteur, non ?
- Je ne sais pas. A cette époque...comment dire ?...Le culte de l'image, de la "minute de gloire" n'existaient pas. Tout était expérience, "tout" semblait apporter "tout". On ne se posait pas de question. Dans le fond, je ne sais toujours pas aujourd'hui si cela signfiait que nous étions des oies, des pies, des poules, ou des aiglesses.
- En voilà un bestiaire bien..volatiles.
- En fait, nous avions une chance : nous vivions alors les choses "sur le moment", dans un rythme quasi binaire exposé aux seuls "oui" ou "non". Près de 35 ans plus tard, beaucoup d'entre nous disent que c'était "le bon temps". Je ne comprend toujours pas cette expression car je m'interroge encore... ce "temps" dont ils parlent est-il saison, époque, vécu spontané ?... Ils m'ennuient. Mais j'aime cette photo de moi.
- Moi aussi, Gila.
- Et pourquoi, vraiment ?
- Pour votre nouvel éclairage, en somme. Et si nous abordions "le moment" ?
- Ah oui... "le" moment. Vous remarquerez que ma cheffe de cabine est derrière moi, presque neutre, tandis que je m'adresse aux quasi seules passagères avec une certaine désinvolture, décontraction ...posées. Mais voilà que je suis face à 2 passagères et ma pose me semble presque...trop moderne. Elles sont, elles, de vraies figurantes de 1ère classe. Le photographe dit "Shoot" avant chaque prise. Ca donne des repères. Nous en devenons presque attentives pour l'accompagner. Mais la photo qui a été choisie, celle que vous voyez, je m'en souviens en plaque.
- Vous m'intriguez, Gila !
- Oui, parce qu'avant le "Shoot" une des deux a prononcé, calmement mais fermement : " Anything else but you". Au cliché suivant, mon coude a glissé, elle m'a rattrapée et ...
- Et ?
- Embrassée
- Hummm
- C'est pourquoi, le "juste avant" est si prégnant
12:35 Publié dans 9.2 : Hôtesse de l'air : Gila (sa saga) | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Gila, hôtesse de l'air


