mercredi, 22 février 2006

Patricia-M...La discrimination positive à la française

C'est avec le rapport Legrand au début des années 80 qu'est apparu le slogan, l'idée et l'idéal :
" Donner plus à ceux qui ont le moins."
 
Après deux décennies de ZEP, on commence à entendre de plus en plus fort :
"Donner autrement à ceux qui ont le moins"
ou
"Donner mieux à ceux qui ont le moins".
 
Ceux qui ont "le moins" sont taxés d'appartenir à une catégorie sociale défavorisée et d'être victimes d'un "handicap" (à prendre avec des pincettes cette idée du "handicap" !!!).
Bien, mais voilà que tout à coup, je me dis :
" pourquoi ne pas donner moins à ceux qui ont le plus ??"
 
Pourquoi ne pas raisonner à l'envers ? Dans certains sports c'est pourtant bien ainsi que cela se passe : c'est le plus fort qui se coltine le "handicap", justement !
On peut imaginer aussi cumuler les 2 logiques : donner plus d'un côté ET donner moins de l'autre !
 
Pourquoi personne n'ose débattre de cette question ?
 
 

Commentaires

je ne suis pas sûr qu'en coupant le zizi des types gâtés par la nature, on enlevera de la frustration à ceux qui en ont n petit...
enfin, moi, j'dis ça.. j'dis rien!

Ecrit par : ricroël | vendredi, 24 février 2006

Pas certaine que la comparaison fonctionne...à moins que la dicrimination positive ne dépende que de la psychologie sociale. D'où doute.

Ecrit par : Patricia-M | dimanche, 26 février 2006

La discrimination dite "positive" prônée par M. SARKOZY n'est en fait qu'une forme ordinaire de discrimination et une insulte au mérite. Ce n'est pas un bon moyen s'en prendre aux racines du problème des inégalités mais uniquement un moyen de les estomper.

Sous une certaine forme elle est déjà appliquée depuis longue date au niveau des examens dont la correction des copies qui ne devrait pas se passer à l'échelon départemental mais au moins à l'échelon régional afin qu'ils reflètent le niveau réel de chacun et aient par conséquent un sens pour la poursuite des études. Ne soyons pas dupes...

Ecrit par : DANIEL | mardi, 28 février 2006

Daniel : Vous êtes un Républicain mais n'oubliez pas que N.Sarko n'est ni le détenteur ni le détendeur de la discrimination positive...Quelle est la question que nous devons nous poser : celle de l'évaluation ou celle de l'appropriation d'un socle commun ?
Merci pour votre commentaire, soyez le bienvenu

Ecrit par : Patricia-M | mardi, 28 février 2006

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