dimanche, 18 mars 2007

Patricia-M...Les Albatros de trottoirs

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L'endroit et l'envers existent.

Que ce soit avec cette création de Musco -Deep thoughts-, Neil Gaiman en 1996 avec Neverwhere ou encore Le Fluink - La Bd- tout est question d'en dessus-dessous, sans se perdre une seconde sur un jeu de mot facile. Il n'est pas question d'une franche opposition judéo-chrétienne habituelle. Non, le bien et le mal ne subdivisent pas nos existences. Du haut comme du bas s'ombrent (oui, pas moins ) des versants de nous, si on a la chance de ne pas s'embarquer dans une dominance qui ne nous appartiendrait pas.

Le Jazz dit cela aussi. Parfois ma boulangère l'approche. Parfois, moi, j'en souffre.

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"Sous les pavés, la plage !" Et quoi encore ?! Ca vous suffit, à vous, la plage ? Et sous la plage, y'a quoi ? Des galettes de goudron ? Des hectotonnes de plastiques ? Des sirènes bienveillantes ? Du sable ? De la rocaille de micas noirs ferromagnésiens ? Votre visage, peut-être ?
 
Pour répondre, vous avez trois solutions : Ou vous creusez, ou vous imaginez, ou vous croyez ce qu'on vous en dira. J'ai osé prendre une voie différente, car voilà : je n'ai pas de temps à donner à l'idéal trépan, mon imaginaire me semblerait trop prétentieux, et, enfin, vos cacophonies m'éxaspèrent souvent.
 
Alors, je m'allonge, sur le ventre, les bras en croix, la tête sur le côté et j'écoute la terre en sable se faufiler en murmures. J'écoute, l'en-dessous.

Cette mémoire non-humaine mais fondatrice. Poussières de nos choses qui se profilent, de nos incapacités à être soi et Humain à la fois.

 

Au delà des seuls dualismes devenus malgré tout si courants, des oppositions binaires souvent mal posées (et si souvent questionnées ), sachez que je me relève, que je me tend toute entière, m'étire, m'ouvre, me déploie...et, comme un Albatros (devenu célèbre) : si mes ailes géantes alors m'empêchent de marcher, je relève la tête : je suis prête à m'envoler.
 
 
 
 

Commentaires

Le bruit du vent dansant le long des plumes. Gaïa vue d'en haut. Mais ne se départir jamais de cette faculté sublime et lourde d'écouter l'en-dessous. Même si.
Merci pour ce partage.

Ecrit par : Gay Lady | lundi, 19 mars 2007

Ces mots, posés sur la toile, toujours me touchent, surtout quand ils sont les seuls auxquels je peux accèder. Mes nouvelles fonctions m'empêchent d'être une L à 100%. Je ne serai donc qu'une lectrice pendant quelque temps.
Lady, je te salue au passage.

Ecrit par : Elektra | lundi, 19 mars 2007

Pareil que madame Elektra. Touché mais ne peux rien dire de plus sinon coulé. A cause de mon hétérosexualité militante. You see vitamine. C'est ma nouvelle fonction qui créé l'orgasme, alors je peux rien dire...

Ecrit par : Blog-trotter | lundi, 19 mars 2007

Sous la plage, il n'y a qu'une pauvre lithosphère océanique, jeune et densément rêveuse, qui subducte sous une lithosphère continentale sénile et atrocement intolérante.
Sous la plage, il n'y a donc qu'un paquet de basalte et de gabbros ! et par des hasards, quelques fois, on tombe sur un schiste vert.

Mais n'allons pas en faire toute une montagne...


Car il est bon de retenir que sur la plage, il y a la piste, l'hymne & la chanson; la mélodie des sens et les bouquets de sons .

Po

Ecrit par : Po | mardi, 20 mars 2007

Vos commentaires sont plus pertinents que mon post.
Po, je vais devoir m'acheter un nouveau dico ;o)

Ecrit par : Patricia-M | mercredi, 21 mars 2007

comme tu parles de Neil Gaiman ( mon ami imaginaire parmi les plus chers), tu me fais penser à cette jeune femme qui parvient, malgré elle, à voyager de part et d'autre de la "frontière".

Au-dessus, quand elle s'en va, tout le monde la cherche. D'ailleurs il y a des affiches sur les vitrines qui disent AVEZ VOUS VU CETTE PERSONNE?

Au-dessous, c'est elle qui se cherche. partout. et pas tendrement. Elle ne réalise pas pourquoi elle s'appelle Porte ( si ).

Ecrit par : Sacha | mercredi, 21 mars 2007

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