mardi, 29 avril 2008
Un Toi à Soie 1.04

Crépitements. Palpitations.Les deux, et dans le désordre encore. Je touche quand même. Je m'attarde, même. Mais je ne bouge plus davantage. Un parcours de soies dans une forêt de coccons. Derrière tes paupières, je surprend plus un lien qu'un lieu. L'impression est forte. Comme une eau. La persistante se contente, elle, d'être rétinienne. Je vascille en dedans, légèrement. Tu le sens et, pour quelques secondes, nous voici suspendues aux temps qui nous occupent. La persistance adopte alors une posture reptilienne. Les courbes s'engagent dans les mêmes mouvements inversés. Silences et bruissements enflent sans gronder. Gorgone inspira Racine qui engendre Andromaque et qui nous façonne. Ta bouche me surprend et rompt ce charme. Elle m'arrive comme une pluie d'été sur une terre nue et presque craquelée. Nul souffle ne peut à présent jouer la caresse imprévue; nous voilà pleinement seules. Entre Nous.
Crépitements. Palpitations. Distinguer l'émotion de la vie qui nous bat et qui s'achoppe dans les plis de nos peaux. Ce n'est pas dans l'ordre des choses, car la confusion s'intéresse. Nous passerons, plus tard, aux choses dites "sérieuses". Mais vite, alors. Ou pas. Ou pas à pas. Ici, la légèreté se déploie en langueurs. Non, Paul, elles ne sont pas "mon automne".21:04 Publié dans Un Toi à soie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
De la lune pleine ce soir - débordements jouissifs juste avant la fin des jours du mois de mai. Qu'un toi à soie jusqu'à tarir la peau et faire couler le sang de ta veine.
Ecrit par : jagocelotl | mercredi, 21 mai 2008
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