mardi, 30 septembre 2008

Il y a des épreuves qui ...

Il y a des épreuves...Chaque jour est une épreuve, mais il y a des épreuves qui durent plus d'un jour, plus d'une semaine, plus d'un mois, plus d'un an...

Il y a des épreuves que l'on surmonte facilement en faisant un petit effort, mais il y a des efforts forts comme des montagnes, qui restent impuissants face à certaines épreuves.

Il y a des épreuves que l'on écrase du pied parce qu'elles nous paraissent ridicules, mais il y en a d'autres qui nous tombent dessus sans que nous les ayons imaginées, et qui nous empêchent de nous lever et d'avancer, tellement elles sont lourdes à porter.

Il y a des épreuves qui ne changent rien à notre vie, mais il y en d'autres qui nous modifient en profondeur. Ces épreuves bousculent tout sur leur passage, brisant les liens que nous avons tissés, détruisant les systèmes de valeurs que nous avions mis des années à bâtir.

Il y a des épreuves qui nous font affronter la mort pour accéder à la vie.

Il y a des épreuves qui nous montrent la voie à suivre: celle de l'Amour.

Il y a des épreuves qui nous font reconnaître notre petitesse, et qui en même temps, nous donnent le courage, la force, l'espérance d'aller rencontrer l'Autre là où il est et non d'attendre qu'il vienne à nous.

Il y a des épreuves qui nous font découvrir que pour être homme ou femme, Il faut accepter de donner mais aussi de s'abandonner.

Il y a des épreuves qui, transformées positivement, se révèlent une chance et une force de croissance qui dépasse nos propres limites, ou plutôt les limites que nous nous étions fixées, et qui nous amènent sur le chemin de la découverte, de l'étonnement, de l'espoir.

Il y a des épreuves que l'on croyait insurmontables seul, mais qui, une fois que l'on a accepté de l'aide, se révèlent surmontables.

Il y a des épreuves qui cassent les liens que l'on croyait très forts, et qui en tissent d'autres que l'on croyait faibles.

Il y a des épreuves qui nous obligent à nous accepter nous-mêmes tels que nous sommes, avant d'aller vers les autres et de les accepter tels qu'ils sont.

Personne ne souhaite l'épreuve, mais une fois qu'elle est présente, il faut l'accepter en tant que telle et se laisser guider par elle; elle connaît le chemin, ce chemin qui est en vous...Alors, laissez-vous guider...!

lundi, 08 septembre 2008

Place des victoires

timber.JPGPlace des victoires. Paris. 1998.
J’veux des G.G.

Voici quelques mois que nous marchons hanche à hanche, ou presque. Quoiqu’il en soit, nous marchons ensemble, badines et graves. Ca, c’est l’idée en soie. Du coup, je m’intéresse de plus près aux outils d’une « longue marche » et je regarde autour de moi, non, je regarde en bas, vers vos chaussures.

Je me suis demandée : « Pourquoi marchons-nous autant dans Paris, toutes les deux ? ». Je savais que la réponse était dans la question, une histoire de partition psycho-sociolo-bidulo-truc.

Je me demandais où vous, vous marchiez, comment, avec quoi, et pourquoi. Histoire d’essayer de comprendre à travers vous, où, nous, nous allions.

J’ai fini par hausser les épaules et suis parvenue à faire fi de mes élégances réparties. Je voulais des G.G en cuir robuste et à la semelle presque rigide. Je voulais des G.G comme certains s'offrent des 4x4 immat 75, en plus bio. Je voulais des G.G qui vieilliraient avec moi ( au mieux, nous ) dans tous les coins du globe où nous pourrions avancer ensemble.

Place des Victoires, tu m’as emmenée. Elles étaient là. Oufti, ce sont de vraies G.G ! Chacune plus lourde qu’un sein gonflé. J’ai entendu des gens les appeler des E.M. D’origine, ce sont des G.D.B. Des rustres, donc. Rustres et robustes, aux coutures impeccables. Déjà des promesses.

10 ans plus tard.
Elles ne sont plus au catalogue, il faut les chercher sur des sites privés. Les miennes sont encore de notre longue marche : Paris, Stockholm, Reykjavik, Bruxelles, Fontainebleau, 2 fois le Zügpitze, Amsterdam, la Grèce ( quelques fois ) …écaétéra

Là, ce matin, nous allions marcher vers les champignons cuvée 2008.
G.G, vous êtes belles. Indéfinissablement belles. Ni E.M, ni G.D.B.Juste des GG..

PS Pour les acronypathes :
G.G = Grosses Grolles
E.M = EcraseMerde ( souvent au pluriel)
G.D.B = Godasses de bûcherons.
DSCF2507.JPG