dimanche, 26 octobre 2008

Avoir 30 ans à Firenze

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Il y a trois choses que l'on peut faire sur le ponte vecchio : traverser à sec, acheter de l'or, négocier du cuir.

Or, comme, justement, nous sommes à Firenze, les verbes sont interchangeables. Ca fait plus de 800 ans que ça dure.
Avant, fallait commercer avec des marchands de viandes, c'étaient pas les mêmes (ap)pareils.

Tu abordes l'aquarelle au jardin Boboli, ta main est souple. Moi, je gratte un vieux canson en N&B, une mèche sur l'oeil gauche.
A quelques pas de là, notre hôtel aux larges choses :
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Des clefs.

Au marché du cuir, j'achète 2 ceintures. L'une tressée, l'autre pleine. Je me souviens que cela te faisait rire...de me voir discuter avec mes 3 mots et mes 2 verbes italiens. A 3+2 ça fait 5. C'est déjà avoir la/une main.

Ensuite, j'ai commis un crime à 5 pas 1/2 du Ponte vecchio.

- Oui, Monsieur le Juge, c'est vrai de vrai !
- Mais on vous a rien demandé, y'a, comme on dit, prescription en la demeure !
- Ah ? On dit tout ça ?
- Je résume.

Bon, c'était pas un crime, c'était un délit ; Un larcin. Il m'appartenait de jouir de subtiliser un porte-cartes en cuir brun, ce jour-là. Là.
Oui, ma soeur, c'est ainsi que les jeux se font.

Madame, le cuir était si beau et votre amour si audacieux.
Le vrai crime eut été ne ne pas en commettre un.

(...)

 

 


PS > Il existe une 4ième chose à faire .... Devinez-vous ?



dimanche, 19 octobre 2008

Barges VS Bécasses

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"Les barges à queue noire sont assez bruyantes et démonstratives pendant la période de reproduction, produisant des Oui-Kè Oui-Kè Oui-Kè assez puissants en volant haut dans le ciel. Le reste de l'année, les barges demeurent à peu près muettes, se bornant à émettre des grognements rappelant ceux de la bécasse avec des intonations diverses, suivant qu'elles veulent exprimer une interrogation, une crainte ou une satisfaction."

Oui, maizz ..."Parmi les nombreuses espèces d'oiseaux connues pour leur fidélité amoureuse exemplaire, les barges à queue noire font montre d'une ténacité remarquable. D'après une étude publiée par le magazine anglais Nature, ces oiseaux peuvent rester en couple pendant près de 25 ans (soit plus longtemps que la plupart des mariages humains), revenant nicher en Islande à chaque printemps, après avoir passé l'hiver à 1 000 kilomètres en moyenne l'un de l'autre. Sans e-mail ou téléphone portable, ils parviennent quasi tous à se réunir chaque année exactement au même endroit et au même moment. La ponctualité est hautement récompensée : les indélicats qui se présentent avec quelques jours de retard se retrouvent vite célibataires".

"La bécasse : Charge retenue : c'est bien connu, une bécasse est une femme plutôt cruche, pas très fine, voire carrément bête. Le misogyne exacerbé et l'épouse jalouse proclameront de concert que la bécasse n'est pas une espèce en voie d'extinction. Toujours est-il qu'il n'est pas gentil d'associer le malheureux volatile à ce genre de tare, on se demande d'ailleurs bien pourquoi. Auteur de l'une des parades nuptiales les plus célèbres de la faune aviaire, as du camouflage, spécialiste du sondage grande profondeur avec son interminable bec ultrasensible, enfoncé dans le sol jusqu'à la garde, et ses yeux haut placés permettant la surveillance des alentours tout en fouillant, notre amie n'a rien d'une imbécile!"

La Outarde pense que ce n'est pas bien de la laisser nous monter au nez. Elle a raison, c'est bien de monter sur ses échasses, et de prendre de la hauteur, ça rapproche toujours un peu plus du soleil. S'agit pas de souffrir de la gravité parce qu'on s'est habitués à la subir. On risque de se prendre quelques vols migratoires dans la trombine au passage, c'est vrai. En échange, le ciel est quand même plus bleu, en haut. Il y fait plus frais, aussi. S'agit de se couvrir un peu, de rouvrir les ailes d'ange qu'ont à tous dans le dos. Les dinosaures sont devenus des oiseaux. Les oiseaux ont des ailes. L'Homme a inventé les anges. Ils ont des ailes. Nous en sommes pourvus. Presqu'un syllogisme. Mais pas assez logique. A défaut d'être tous des oiseaux, on reste des anges ...même après avoir rencontré les coiffeuses des oiseaux. En période de chasse, c'est pas l'idéal.

Permettez que nous reprenions nos échasses ?

 

 

 



vendredi, 10 octobre 2008

Moi, Lune, Gila : par exemples


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Moi : Lune, tu sais, je l'aime beaucoup cette image de toi. Sacré moment !
Lune : Mince, tu l'as gardée ! Tu vas la mettre sur ton blog ?
Moi : J'y pense, oui...C'est vrai, sauf si t'es contre.
Lune : Ah non, de toute façon on me reconnait même pas, fais comme tu veux. Ca me va.
Moi : Tes seins ...ils semblent..bizarres...
Lune : Ah oui, comme refaits, c'est vrai, m**** !
Moi : Oui, mais là tu t'éclates avant qu'ils ne le fassent, et c'est ...
Lune : ...pas si mal ?
Moi : ...une jolie pirouette jumelle, je voulais dire.
Lune : L'appart s'est rhabillé depuis, tu sais ?
Moi : Non, mais je suppose !
Lune : Tu m'as contaminée avec tes titres de Katie Melua, je n'en viens pas à bout, tu ne peux même pas t'imaginer !
Moi : Ah oui, c'est un sacré coup au coeur, même pour moi. Figure-toi que c'est Gila qui me l'a fait connaître.
Lune : L'hôtesse de l'air ?
Moi : Tu connais d'autres Gila, toi ?
Lune : Tu te piques, là. Mollo é Sano per favore...
Moi : Tu as raison.
Lune : Au fait, elle existe ou pas, Gila ?
Moi : Bien sûr qu'elle existe, qu'est-ce que tu imagines ?
Lune : Alors, j'existe aussi de la même manière ?
Moi : Non, toi, c'est forcément différent.
Lune : Et toi, es-tu encore palpable, réelle ?
Moi : Résoluement ! Comme une chatte brûlante sur un toi, c'est dire !
Lune : C'est pas le toit qui est brûlant, d'hab ?
Moi : D'hab, peut-être. J'attend qu'on m'en raconte pour y croire vraiment.
Lune : Je vois ce que tu veux dire, même quand tu parles en ellipses. Tu sais, j'ai encore fait un rêve étrange cette nuit.
Moi : Tu veux raconter ?
Lune : Pas si tu le reportes aussi sur ton blog.
Moi : Ok, alors donne-moi une image publique et privée, que je fasse le lien sans te mettre à nue
Lune : Ohlàlà, pas facile ton exercice !
Moi : ...
Lune : Ok : un homme me rejoint sur une table de billard. Nous sommes bien. Tout le monde s'oppose, par principe, y compris par hauts-parleurs. Lorsque nous sortons de la pièce il va en prison et moi on m'a privée de mon passé, de ma mémoire et je ne possède sur moi que les fringues que j'avais mis.
Moi : Oufti !
Lune : La semaine prochaine, je pars à Milan. Je compte bien passer un temps à la Pinacoteca di Brera.
Moi : Veinarde !
Lune : Oui, je sais ;o)
Moi : Il parait que c'est ...renversant !
Lune : Lol
Moi : Idem !
Lune : Comment vas-tu ?
Moi : Et toi ?
Lune : Lol ...

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Je suis prête à supposer que les voix sont voies. Parfois, elles ne marquent pas les arrêts écrits sur le papier. Parfois, il n'y a même pas de gares là où nous les attendions. Pour autant, la vitesse ne tremble ni ne s'affole. Je me suis toujours méfiée des gens aux coupes de cheveux impeccables et durables. Elles n'ont donc jamais pris les vents contraires ? Ou bien les ont-elles effacés d'un coup de peigne régulièrement posé ? pour quoi faire, vraiment ? Pour gagner du temps sur la pensée des autres ? Une mèche serait-elle une marge de mouvementS ?
Vous m'égarez, souvent, profondément.
"Moi" et "Lune" , vos échanges me font printemps

Alors, pour vous :

http://www.deezer.com/track/42003

 

Gila-vous






jeudi, 02 octobre 2008

Sub-Ways

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J'ai(me) comme une idée d'un voyage insondable, puisque non scientifique et non-humain. Je me croise dans un reflet d'étang et je deviens comme une petite bonne femme verte. Assez floue, d'ailleurs. Y'a comme des rumeurs naturelles, mais voilà que moi, j'entend une chaîne de Rock qui me confond.
Sommes-nous allées à Driesde, constater l'infinie nonchalance de ses habitantes ? A t-il fait assez beau pour que vos épidermes puissent en parler d'eaux mêmes ? Boris Vian est-il parvenu à dresser , là-bas, un nénuphar géant à sa Chloé ? Il a suffit d'une chanson et je me suis installée, roulante, sur une nationale Outre-manche. J'ai guetté le Motel. J'ai aimé les radios locales et les tartes à tout. Une bière aussi. J'ai donné ce que je pouvais aux ciels et aux vagues. Une autre bière et un billard. Je suis en voyage dans ta tête.

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