samedi, 24 janvier 2009

Calamity Jane

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Aujourd'hui, en redécouvrant cette photo un peu décalée à ma vie actuelle, je me suis demandée si CALAMITY JANE était un mythe ou une légende. En même temps, le samedi, il semble que toutes les questions soient permises ( à défaut d'être autorisées ).
Bref.
Si je tente la traduction esperanto de son surnom, j'en arrive à me dire que c'est un mix de "Kala", du grec moderne qui signifie "jolie / bien " et de "Mity" qui oscille entre l'insecte bien connu et dévatateur de lainages et, pourquoi pas, aussi de "mythes". D'où une première piste intuitive qui sent déjà le sabot.
D'aucuns disent que ce ni un mythe ni une légende, mais un canular.
Ben voyons.
Elle n'a sans doute pas écrit les lettres à sa file, Jane. Elle était analphabète. Sans accent circonflexe.
Elle est née à une époque où il fallait 5 mois pour déménager du Missouri vers le Montana. Sa mère n'y résista point et son père mourut 3 ans plus tard. Comment cette enfant a pu alors s'occuper, à 13 ans, de ses frères et soeurs et comment s'est-elle retrouvée aux côtés du général Custer ...?
A 33 ans, elle ne meurt pas et devient une maman : Jane junior est née.
Calamity s'installe dans le Colorado.
Elle fonde un hôtel.
Son homme la quitte.
Elle meurt en 1885.
Son corps trouve sa place dans l'arrière salon du saloon.

Si ça se trouve, elle n'est ni une légende, ni un mythe.
Si ça se trouve, c'était juste une femme !

Ca vous tente, pétard, un galop d'essai ?

samedi, 10 janvier 2009

La femme et les prouesses du Rock.

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Notre imaginaire collectif retient en sa drôle de mémoire celles qui inventent, celles qui traversent l’Atlantique, donnent leur vie aux pays dits émergeants, travaillent à la dirigeance d’un pays ou d’une entreprise. Nous sommes face à des tours de force, à des victoires ou prouesses au sens large et bien entendus, voire partagés.

Mais toi, tu la regardes cette Inconnue, cette autre et ta propre perception de la vie en est heureusement affectée. Tu regardes cette femme souriante et patiente qui élève tes enfants et qui t’offre le reste de son temps. Tu regardes aussi cette serveuse de bistroquet qui a l’élégance vaillante d’être là pour toi de 08 heures à 21 heures, 6 jours sur 7. Que fais-tu, toi, le septième jour ? Tu regardes cette "autre" là encore, qui accompagne ta vie depuis ton premier jour. Vous déjeunez ensemble. Seules ou pas. Réellement ou dans votre autre monde.Tu apprends : la mort tranche la vie, jamais la Vie. Elle n’a pas ce pouvoir, elle n’est pas capable de cette prouesse.

Il se peut que le lendemain tu affrontes celle qui te perturbe, t’énerve, t’agace, pourrait te rendre stérile de tout ce que tu avais commencé à apprendre. La prouesse est un tour de main, une magie souvent féminine qui ne s’explique pas.

Une angoisse, donc.

Un air de rock’n’roll lancinant et surtout tentant. Un balan’jazz affriolant. Si tu découvres cela, tout à coup, la jupe un peu courte sur ses longues et fines jambes devient plus un sourire généreux qu’une convoitise. Elle volète autour des suggestions intimes. Elle t’offre un parfum qu’elle même ne se suggère pas. Les pantalons ne gâchent rien à l’affaire (je crois).

Dans la jambe d’une femme, il y a toujours une démarche.

Je la regarde dormir, mes nuits se raccourcissent tant…Je cherche la formule secrète du sommeil, vaguement égarée. Il règne toujours une forme de lumière qui m’autorise à envisager la rencontre de sa peau et de mes pupilles. La courbe de son épaule, parfois nue. La joue empruntée par une mèche plus longue, souvent. Le corps un peu plus lourd, assailli par une escadrille de relâchement. Chaque pore de sa peau, certes plus luisants qu’à la journée. Ce privilège est le fruit défendu d’une prouesse vivante. Je crois que cela s’appelle « aimer ».

Au réveil, elle est encore en elle-même. Ses paupières se lèvent dans un signal intime. Elle ne me tend pas son premier regard de cette nouvelle journée, elle l’accorde au souffle vital qui rendra possible les suivants qui nous protègent chaque jour.

L’héroïsme et l’éclat d’une Femme, qui , comme vous aussi (et j’en rêve souvent) ne s’arrangent pas, -jamais - du sens ordinaire et conceptuel de nos existences respectives. L’influx du quotidien vient empoisonner son sang, elle baisse les yeux mais relève la tête.

C’est comme une danse équestrale ; Elle chevauche et évalue la distance de sa propre vie au contact de la vôtre. Inespérée, toute cette attention soudaine. Et puis, oui, vous êtes en train de les apercevoir , elle a ses propres larmes. Celles qui déconstruisent votre assurance et toute connaissance. Ces larmes là, comme un signe jumelé d’impuissance et d’amour. La prouesse d’une femme ne retient pas ces larmes-là.

On sonne à votre porte. Vous vous évadez une minute de vous-même pour rejoindre le discours courant. Puis, chez vous, cette musique. La Prouesse d’une femme est une musique réinventée. La femme est un Homme comme les autres :

Même l’Egée n’y pourra rien changer.