lundi, 27 juillet 2009

Revenir quand même ...

On comprend mieux les ailes, moins arrachées ou étudiées de trop près, qu'éprouvées aux vents et aux vasques solaires. Mes omoplates me tirent vers le haut, outr'passantes des lois de l'apesanteur. Le retour dans les pénates des ménates n'est pas si aisé, ni si imagé.

Mais le bonheur est là, à portée.

Quelqu'elle soit.

Ces talents, ces magies, ces tendresses, ces surprises... Où que nous vivions, où que nous demeurions.

Je sais, c'est très simple. Limite superflu.

Mais, sans respirer, j'ajoute depuis Hélène Grimaud  :

Un tas de sable sur la corolle de l'enfance rieuse et bruyante, en caresse d'un jour renouvellé à chaque fois un peu semblable et à la fois parfaitement différent. Les rires suivent et les gesticulations les soulignent. Nous voici dans la force de la fresque de 4 vies, au moins. Le sel vient nous narguer tandis que l'eau se montre moins véhémente. Tu ne souligneras pas tes yeux par un masque-à-rat. Nous garderons, juste, le phare aux paupières. Nous illustrerons une différence renouvelée et incroyable. Tout à tour rocher, flot, étoile ..et toute la suite qui sonne mais ne se raconte pas. "SOU AGAPO", flottera et glissera vers le seuil d'un sable jamais foulé.

Où que nous soyons, nous sommes les mêmes.

Mais c'est le "où" qui donne le "ton", voire...le "là".

 

 

 

 

samedi, 11 juillet 2009

Ouverture annuelle

fenetre-mer.jpg"Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps."

Victor Hugo ( 3 septembre 1847 ), extrait de : Les Contemplations

Soyons simples, les dernières semaines ont été ép(r)ouvantes et il n'a pas toujours été facile de faire le tournesol. A quelques heures de notre évasion en famille, j'entend toutes les fenêtres s'ouvrir. Virtuelles ou pas.

L'été, c'est pourtant comme une grippe aviaire particulièrement saisonnière qui pandémiserait le monde : les moutons les plus riches quittent leur pré carré pour aller brouter dans ceux de leurs voisins, en expectant que l'herbe y soit spécialement plus verte qu'ailleurs. Des troupeaux bien blancs défilent dans des bétaillères aériennes pour se faire tondre autrement. De toutes façons, pas besoin de petite laine : c'est l'été ! Vous, je ne sais pas, mais moi, ça ne me gêne pas plus que ça. Ca me rassure même de savoir que ces fortuneux ovins s'agglutinent autour d'une piscine, d'un hôtel, d'une rue commerçante et, qu'enfin, ils sortent de leur resort pour des "excursions" bien encadrées et contenues. Pour rassurer les moutons, faut des bergers. Avec une flûte, de préférence. Et puis ça ne me gêne pas non plus tant que ça parce que, dans le fond, c'est gentil un mouton. Ca ne rumine pas autant que les bovins, c'est bien connu. Et puis, du coup, on ne marche pas ensemble, on ne les voit pas passer devant notre fenêtre. Je me suis souvent demandée comment ou pourquoi ils économisaient une année entière pour aller ailleurs, comme chez eux : la foule, la promiscuité, le bruit, les règlements, l'encadrement, des formules standardisées...etc. Etre ailleurs, pareil. Sacré tour de force. "Tout existe" et je l'approche avec humour et allégorie, mais sans jugement réel parce qu'en ma qualité de "mouton noir", je reste aussi un mouton.

Après, c'est une question de regards :

blueeye.jpg eyekid.jpgLe monde urbain et enrichi est bien souvent surchargé, et vous m'accorderez qu'il y a un sacré bail que nous avons dépassé les 36 images/seconde dans nos champs de vision. L'horizon est architecturé, contraint, dressé, pierreux ou bétonné, parfois presque élégant tel un dandy mais toujours restreint. Le ciel nous semble si court et si souvent couvert qu'il finit par rester dans notre assiette. Les nuages ne se dessinent pas. On regarde, parfois, souvent, on ne voit plus rien. Pire : il nous arrive de ne plus vouloir voir, comme pour autoriser l'évasion et la fuite salutaires.

Et puis voilà que pointe l'aiguille du midi du jour dans votre iris.
Cela signifie : partir, choisir, partager, découvrir, reçevoir et transmettre, volontairement. Devenir - peut-être-  magiciens et magiciennes du temps qui nous prend de plus en plus doucement, de plus en plus profondément jusqu'au moment où les extases humaines -enfin- se succèdent sans peine. Ca devient comme un "carpe diem" intime et cru. Une jouissance discrète qui se confond dans le coeur. Certes, un champ est un champ, mais partir pour de vrai, c'est quand même franchement l'ouvrir. Et ça commence par ces regards, et ces vacances que notre civilisation nous octroie.

On se rassemble entièrement. Où que nous soyons en partance, nous restons ensemble, forts des destinations passées et parents des prochaines. Lee voyage ne sera pas pour nous la somme des anecdotes et des chances croisées. Le voyage n'arrivera pas à se réduiree à toutes les forme des clichés. Le voyage demeurera cette part invisible et prégnante de nous, qui nous rend meilleurs, plus justes.

Voilà, le blog ferme un peu parce que nous rejoignons ces rivages là. La destination n'est pas "extraordinaire", notre temps ne le sera pas davantage. Mais voilà, nous serons tous les 4 dans une terre d'accueil où les regards en diront plus longs que les horizons soudain libérés.

La seule urgence fondamentale ne connait pas de bouton rouge, ni d'alarme. Il s'agit de vivre, sincèrement. Et quand cela ne peut pas se jouer dans l' "ici", il suffit de courber l'échine d'un autre animal pour se retrouver ailleurs.

Quand les fenêtres s'ouvrent, les plus beaux regards sont à l'heure, grecque.

Heureuses vacances à vous !




dimanche, 22 février 2009

Tas de neige sur l'écran

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Je vais vous raconter une drôle d'histoire, faite de temps, de neige, de pierres, de pas, de peurs, de musique, d'absent(e)s, de rikiki-la-vida.

Mais avant cette petite, j'auto-célèbre avec vous l'anniversaire de ce blog : 3 années. Bien des aventures vécues depuis lui ! Faudrait que je me penche un peu plus d'ailleurs sur le chemin frais, mais vous connaissez comme moi les risques d'une telle acrobatie. Comme le dit un de mes collègues : " C'est pas que j'ai peur d'avoir mal, c'est que j'ai peur de m'habituer". Je m'inclinerai une autre fois.

Pour l'histoire faite d'histoires, je reviens de loin et de Cracovie. ( Pour Sir BT, sachez que je ne confond pas le "e" et le "t" ). Assurément, si une chose a craqué sous nos pas, ce furent bien ces flocons de neiges très étroits et serrés qui s'avalanchèrent du ciel à la terre. De jour, de nuit , et dans d'autres espaces temporels pas franchement mesurés encore.

Il en a fallu du temps pour revenir ici, Wieliczka sait pourquoi.

Curiosez-vous !

Bon, j'ai rien raconté, mais c'est ainsi que se refait l'heure !

 

 

lundi, 11 août 2008

Chora...Corps (4 et fin)

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Lundi 21 Juillet : (...) Dans une clope, il sera temps de refaire l'aventure en mode "inversé" avec, cependant une escale à Athènes de 24 heures. Prunelle, d'ailleurs le confirme à Jazz :
" Aujourd'hui, Jazz, on rend la maison à Yannis."
Maintenant, j'ai une montre. Il est 13h40 et notre "diamond" ferry manoeuvre pour nous faire quitter le port de Gavrio. Beaufort à 6. Oui, en un seul mot.
J'ai pas le bouzouki, mais déjà le blues grec. Etrangement, je trouve un certain réconfort à m'être vêtue de ma veste de lin noir.
La grèce est humble mais elle s'évertue à nous donner à chacun la joie et la mélancolie, à l'état brut. Presque toujours simultanément.
Moi, je suis avec mon cahier. Toi, contre le bastingage et Jazz contre toi. Prunelle entre vous, moi, les gâteaux (bientôt destinés à devenir aussi des vestiges ).

Le carnet se tait...

23 Juillet, St Maur.
C'est étrange, nous sommes rentrés dans notre autre bercail.
Le temps des rives.


lundi, 04 août 2008

Chora ... Corps (3)

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Jeudi 17 Juillet : (...) Profiter, patienter. La Grèce à de luxueux infini-tifs ! N'est-ce pas, mesdames Gorgones. Et Zola s'en alla. (...)

Vendredi 18 juillet : (...)

Samedi 19 juillet : "Sagan a écourté mon temps disponible et disposé à noircir ce carnet. Les 11 dernières années de sa vie en 4 temps dans la mienne, un toupet de sa part. Une valse "ingérable". J'aime. (...)

Essayer pour approcher. Echouer presque et surtout, pour apprécier autrement. Et, alors, apprivoiser.  (...)

Ce matin-midi, nous nous sommes escapadés tous les 4. Doucement, sans réel éffort; nous suivions la voie tracée entre deux seins d'Andros. Et puis, bien sûr, une gorge, puis un menton grec. Aux différents centres des "riens" qui font "tout" dans cet espace, une Taverna nous repose et son ombre avec. Elle, regarde la piscine et l'Egée. Moi, les jeux d'enfants et 2 autruches. Il se pourrait que rien de tout cela ne soit tangible c'est bonheur, toutefois, que cela soit bel et bien réel. (...) 

 Dimanche 20 juillet 2008 :C'est aujourd'hui la dernière pleine et ronde journée sur l'île. Le vent de Crète, un peu fou, est revenu. A part lui et les enfants, il règne une certaine lenteur appuyée. (...)

Prunelle part à la pêche avec l'épuisette. Elle revient quelques minutes après et déclare d'un ton ferme et d'un air solennel :

- "Maman, la Mer, elle m'a dit qu'elle gardait les poissons !"

Eclat(s) de rire(s) qui s'ajoute au Grand Puzzle de ce Pays-Berceau. 

dimanche, 03 août 2008

Chora...Corps (2)

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Lundi 14 juillet 2008 : (...) Goûter des raisins et des figues vertes. Boire de l'eau de source (metallica nero) dans une gueule de lion. Avoir les oreilles submergées de frottements de cigales et de criquets. Rencontrer de bonne poignées de lézards et de chiens affectueux (les chiens, pas les lézards). Marcher sur un pont antique autour duquel les berges regorgent de chênes multi-centenaires, jalousement observés, non loin, par leurs oliviers cousins, à peine plus jeunes. Passer un col et découvrir un panorama résolument Toscan.
Une pause, à l'ombre d'une minuscule chapelle orthodoxe. Elle abrite une pièce de 3 mètres carrés. Nous poussons la porte. Au fond, un confessionnal. Les enfants sont émerveillés, puis Jazz s'exclame : " Regardez ! Y'a même un théâtre pour les marionettes du pestacle!"
Nous sommes au vert, mais tout demeure, ici, bleu et blanc. Le rouge nous appartient en dedans ou marque notre chemin. 
(...)
J'écris tout cela non pour retranscrire, mais, dans le fond, pour donner des signes à ma future mémoire, celle à plus de 2 demains.
(...)
 
 Mardi 15 juillet 2008 : (...) Jazz sait nager. Tout heureux de cette découverte, il est rentré à la nage le long de la baie. Un quasi kilomètre. Nous pourrons plus tard lui tendre son exploit. C'est arrivé en 2008, en Europe, en Grèce, à Andros, sur la plage de Paraporti.
(...) - 4ième jour : Presque une vie. Toujours pas trouvé d'octopus grillé.
Surprise de taille avec l'ouzo : Si, chez nous "L'alcool nuit grav' à la santé", ici, il est carrément écrit sur certaines bouteilles que "Sans l'Ouzo, la beauté ment" et, sur d'autres on vous offre un komboloï ( une sorte de chapelet). Ca, c'est fait !
 
Mercredi 16 juillet 2008 : (...) En Grèce, on vit les choes avec 1 heure d'avance sur Paris et sa grande banlieue de 550.000 kilomètres carrés. Si j'écris cela dans le blog, on va me penser Jacobine.
(...) La météo sans pendule est l'apprentissage d'un Art de vivre. 

samedi, 02 août 2008

Chora ...Corps (1)

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Non, le titre ne renvoie pas à une chanson d' Image, mais à une promesse d'images que vous convertissez, tant bien que mal, sur un carnet de voyage(s). Au crayon de bois, comme une tête ou une jambe.

J'ai été initiée à la Grèce voici une dizaine d'années par Cythère à gauche. Les premiers mots que je me suis éfforcée d'apprendre étaient les politesses de base puis vinrent ceux de la table et des beautés quotidiennes. Ca marche du tonnerre de Zeus.

Extraits :

12 Juillet 2008 : "Voici 14 heures que la famille est debout, en partance. Nous avons le sentiment que les enfants (note : ils ont 5 ans ) s'y sentent "comme chez eux". Je crois qu'ils apprennent - sans le savoir- à Etre vivants, où qu'ils puissent être. Heureuse d'assister à la naissance de cette puissance, là."

"Sur le quai d'embarquement du Ferry, ils inventent tous les deux en choeur une chanson qui ronronne d' "Ef kalisto". Ils sont adoptés et adoptants."

"Arrivés à Chora, nous attendons la jeep de Yannis. Nous devenons monosylla-biques depuis que nous sommes mono-cycladiques."

13 juillet 2008 : "Les perspectives grecques : elles sont ligne(s) de (belles) fuites. Comment, lorsqu'on arrive à toucher des yeux la 3ième dimension, peut-on encore être saisie par le mouvement d'un maigre nuage, au dernier plan ?"

"Les cigales s'époumonnent, bien qu'elles n'en soient pas pourvues."

"D'autres femmes, en cet instant, voyagent et écrivent aussi. Il est probable qu'elles se rejoignent, en filets tendus, à chaques points du globe. Chacun de ces points prennent l'équilibre d'elles. "

 

samedi, 14 avril 2007

---------- Indice EGEE (ri)------

High above the sea, peace is in force. Sounds are softer.
Smells are sweeter. Harmony envelops you
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samedi, 09 décembre 2006

Patricia-M...Revenir avec des "L" neuves

medium_10L.jpgOu...quand le Net ( re)devient ce que l'on en fait.

En février 2006, ce blog naissait..puis au printemps, un deuxième satellite est venu le rejoindre : le forum.

Il y a une semaine, jour pour jour, 10 femmes se réunissaient dans un gîte en Touraine, venues de chez elles et d'ici. 

Je suis troublée, encore, par l'évidence des heures passées ensemble. Je suis fascinée par la puissance vitale de ces quelques mots qu'un jour, J-C Carrière m'avait tendus :

" Sur mille, un me cherche,

Sur mille qui me cherchent,

Un me trouve"

Ce week-end là, je pense que nous avons été 10 à le vivre, sans même le formuler. 

dimanche, 05 novembre 2006

Patricia-M...vous revenir synthétique

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Lille aux Trésor(e)s...

 

Vous en saurez plus et bien davantage bientôt !

Préparez-vous à de saines blogo'sphères très soon. 

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