samedi, 28 octobre 2006
Patricia-M..."Rupture...ou séparation"
Rupture ou séparation
Cela ne fait pas tout à fait un mois. Presque un mois, mais pas encore, pas tout à fait.
J’ai sans doute besoin de cet intervalle anniversaire comme un chameau d’une dune. Je n’ose pas compter les jours qui m’en séparent. Et pour cause ! Peut-être faudra-t-il attendre encore une, voire deux semaines entières ?
Cela me revient à présent, la mozzarella dans le frigo est bonne jusqu’au 22 et elle m’a dit : « Plus que 3 jours, sinon, elle sera perdue ».
Plus que 3 jours, c’est vite dit, le temps ne passe plus de la même façon à présent entre elle et moi.
Pour vous, je ne sais pas, mais pour moi, c’est la première fois.
Et la dernière, aussi je l’espère.
*******
Avertissement
Je suis par avance entièrement d’accord avec celles et ceux qui a priori ricanent sous cape : la belle affaire vraiment cette histoire de rupture ! L’écrire, en plus !
Décidément ce monde est perdu ou en passe de l’être : inepties, uniformisation, langues de bois ou de vipères, tout concoure à croire que nous n’aurions rien à dire sans aider au confort de ceux là mêmes qui se méfient des autres.
Que le nombril soit devenu, après le sexe ou le cœur la matière première de cette vie ? Est-ce que je me trompe moi-même à tendre cette histoire ? Mais je suis-je pas aussi ma meilleure amie ?
Si j’étais assez faible pour imaginer être en accord avec le plus grand nombre, il y a tant de choses que je n’aurais pas faites, comme l’aimer et faire d’elle – à contre courants- une compagne permanente de ma vie.
Si j’avais un tant soit peu d’esprit religieux – Mon Dieu, je suis laïque ! – je vous dirais que ce nouveau parcours, sans elle, ressemble à un pèlerinage.
L’image est facile ?
Tant mieux, nous le partagerons que mieux, en évidence(s) de l’image qu’elle sollicite, ou suscite !
Sachez d’ores et déjà que je n’ai aucune intention de compliquer le discours, j’assume d’employer ici un lieu commun, une image toute faite s’ils peuvent exprimer clairement ce que, dans le fond, j’ai à nous dire.
Donc, disais-je, un pèlerinage.
Oui, j’aurais certainement du le présenter avant de le nommer. Voilà qui ménagent les effets de manches !
Mais là, je me heurte à ce nouveau monde entr’ouvert où les évidences sont si rudes qu’elles me préfèrent dogmatique.
Donc, un pèlerinage.
Pour aller où ? Rejoindre qui ou quoi ?
Un autre endroit mythique.
Vous savez, celui où vit une communauté de gens heureux parce qu’ils sont libres, riches et en bonne santé ( les LiRiBoS ). Je précise libres car il est bien connu que cet attachement entre elle et moi faisait forcément de moi un être aliéné, potentiellement malheureux et surtout pauvre puisqu’il faut pouvoir la prendre en charge… et donc, pour rassembler : malade. Mais si, voyons, c’est bien connu !
Votre Eden me pose toutefois un petit souci : Parmi la communauté des LiRiBoS certains sont désignés comme tel mais ne le vivent pas comme tel. Pas la peine de développer, pas le droit non plus.
C’est ainsi que cette histoire, appréhendée par les bons LiRiBoS avec un mépris amusé devient – et c’est magique – une rébellion simple et universelle, et donc dangereuse.
Alors, pourquoi vivre sans Elle ?
La chose est entendue maintenant entre nous : cette séparation ne me conduira pas forcément au paradis que vous nous infligez. La souffrance est réelle, même si elle vous est marginale. La récompense est tangible, certes, mais au prix d’une chirurgie incertaine faite en aveugle. Quel paradoxe : il faut les entendre, tous, vouloir votre bonheur, votre bien-être pour admettre, les épaules un peu tombantes que cela ne changera rien.
Vous me suivez ?
Une femme écrit ces lignes sur quelque chose sur une épreuve qui ne révolutionnera ni sa vie, ni la votre, ni la leur.
Pour poursuivre, il faut réaliser en même temps que moi que les choses les plus capitales commencent toujours par apparaître comme dérisoires, au début. Accepter également que l’écrit est une expression de soi pour l’autre et n’est pas tenu de tenter d’accéder au rang de l’excellence reconnue. L’écrit n’est sacré que par l’esprit qu’il partage, ou un truc du genre.
Les LiRiBoS m’avaient déjà souvent demandé de les rejoindre, et donc de la quitter. En fait, ils l’ont fait dès que je l’ai rencontrée, il y a un peu plus de 15 ans.
Je ne pouvais pas compromettre si tôt ma vie si prometteuse. Je ne devais pas lui confier mes tensions, mes angoisses, pas plus que mes plaisirs.
Au début, j’ai haussé les épaules : le discours était tellement attendu !
Avec le temps, beaucoup se sont un peu résignés : ils ont fini par la tolérer et parfois même l’aimer. Elle a été sensible, je pense à cet adoucissement entre nous et eux et elle a beaucoup changé toutes ces années : elle est parfois devenue plus légère, plus fraîche, plus discrète. J’ai accompagné le moindre de ses changements tant qu’elle me donnait ces doux et si coupables petits bonheurs de la respirer, de la prendre en bouche comme un premier cru, de la retrouver en voyage ou à mes côtés, au beau milieu de la nuit.
D’aucuns diront que notre relation était également passionnelle et qu’elle se jouait de moi. Oui, c’est vrai, parfois elle disparaissait sans crier gare et si tout mon être tendait à vouloir l’ignorer, je me retrouvais vite à cavaler à travers la ville ou à solliciter mes amis, selon les jours. Mais j’imagine que j’aimais cela et nous nous retrouvions à chaque fois.
Mais voilà, il y a presque un mois…qu’elle n’est pas revenue ailleurs que dans mes rêves ou dans quelques instants volés.
Je ne sais pas si je lui manque, ils n’arrêtent pas de me dire que « non », qu’elle poursuit sa vie de la même façon, qu’elle continuera de détruire d’autres vies prometteuses. Ces « ils » sont mauvaise langue, je suis sûre qu’elle ne fait pas exprès, je suis sûre qu’elle n’y est pour rien, elle est juste la cible rêvée : Trop belle, trop fine, trop capricieuse…trop experte en plaisirs...trop irrationnelle, trop experte…Trop tout. Ce « trop » qu’ils en supportent pas, même s’ils le voudraient bien. Les sorcières sont passées par là, avant elle. Elle est plus libre que moi, plus libre que vous, qu’eux. Déroutant.
Et puis, il y a un mois environ, ils ont détachés un de leur meilleur agent. Il a demandé à me rencontrer, seul à seule.
Il m’a dit, très doucement, qu’elle n’allait pas revenir parce qu’il la prenait avec elle.
Moi j’ai entendu qu’il me l’enlevait.
Il m’a dit qu’elle avait trop changé, qu’il la connaissait depuis toujours, qu’elle devenait dangereuse pour moi…Il m’a montré des choses, des photos d’elle et du mal qu’elle avait fait, à d’autres. Je ne pouvais me méprendre ou me mentir, oui, c’était bien elle, là, sur ces images. « N‘y-a-t’ il pas moyen de faire autrement ? ».
Il m’a répondu que les années qui nous avaient liées autorisaient encore certaines rencontres, à ma seule initiative pondérée. Il a beaucoup insisté là-dessus.
Oui, mais maintenant, je « savais ». Non, ne plus la chercher ou la tenter à nouveau. Je sais aussi que je la croiserai encore, toute ma vie, à travers tous ceux et toutes celles qui l’accueilleront.
J’imagine que j’en aurais parfois la nausée, parfois le désir. Je ne sais pas.
L’homme a refermé mon dossier.
« Vous pourrez la revoir, mais faîtes attention, elle vous ment à présent. »
Je vous l’avoue : je sais à présent qu’il dit vrai. Je vais juste devoir apprendre à être soulagée de sa présence.
Qui partagera cela avec moi ?
Sans aucun doute, celles et ceux qui, comme moi, ont fumé pendant un peu plus de quinze ans et qui découvrent, en violences et en raison, que poursuivre serait « se tuer ».
Je l’appelais « cigarette ».
12:14 Publié dans 7- Patricia Déblog (imprévus) | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : rupture, séparation, écrits, elle
jeudi, 26 octobre 2006
Patricia-M...Les colles des Faunes (2/2)
« Les colles des faunes »
Le lendemain matin, le calme est revenu sur les flancs du royaume. Elles furent secouées toute la nuit ( « - Alors enfin tu t’y mets » / « Chut ! » ) par un des plus violent orage qu’elles aient connues dans leurs 28 cycles passés ( « -Beurk ! » )
Elles se rafraîchissent avec un peu d’eau de pluie et reprennent leur route. Avec un peu de chance, elles devraient arriver à la forteresse avant la nuit prochaine.
Elles escaladent les contreforts du bas Beloch’as. La nature est silencieuse mais hostile. Les inclinaisons de plus en plus étroites et abruptes. La boue colle à leurs semelles et ralentie d’autant leur progression.
- « On ne dit pas la boue colle, enfin ! »
- « On est un con. »
- « Avec ou sans poils ? »
- « Oh toi, ça va ! On dit quoi alors, miss ? »
- « On ne dit pas la boue colle mais : la Brie colle. C’est bien connu pourtant. T’es jamais été traîner en Brie ? »
- « Elle est bonne celle-là »
- « Taisez-vous, mince quoi ! »
- Ca va, toi ?
- Oui, mais j’ai quand même un peu faim. Tu ne trouves pas cela étrange : depuis que nous sommes parties nous n’avons croisé ni animal ni sons ? Juste… « ça » et ce silence …
- C’est sûr que ce n’est pas l’endroit rêvé pour s’installer. Même un ratich ne serait pas assez fou pour s’y coller. Moi aussi, j’ai faim. Oh regarde !
- Quoi ?!
- Là, regarde : un pont suspendu !
- C’est la fin du mot qui m’inspire pas. Y’a pas un autre chemin ?
- Tu sais bien que non. T’inquiète pas, je passe devant.
- « Moi, c’est le début du mot que je préfère »
- « oh, quelle surprise ! »
- « En parlant de mot…c’est quoi un ratich ? »
- « Une bestiole genre rat du monde parallèle »
- « Alors pourquoi tu n’appelles pas ça un rat ? »
- « Parce que tout le monde s’en moque. Un ratich, c’est fantasy »
- « Je suppose que tu voulais dire « fantaisie » ? »
- « Non, héroic-fantasy, c’est le genre »
- « Et moi ch’uis du genre à préférer Xéna, voyez ? »
- « Chut ! »
Au passage de Jade, les lianes du pont dont est composé l’essentiel de la structure grincent et se tordent comme une vielle mâchoire presque édentée. Jade ne change pas son pas et parvient sans dommages de l’autre côté. Barnelle finit par la rejoindre, avec une raideur inhabituelle.
- « Tu sais que « raideur »... »
- « C’est bon ! Chut ! »
Le sentier se poursuit, pénible. Les deux guerrières, malgré leurs efforts, sentent bien que la température vient de baisser de deux ou trois alpha-crans.
- La faim, maintenant le froid ! Tu parles d’une promenade !
-« Bien dit ! »
- Tais-toi un peu et regarde ça.
-« C’est une marrante la copine »
-« Co quoi ? »
-« Silence ! »
Au-dessus de leurs têtes, dans un arbre touffu, se tenait une sorte de nid géant constitué de mousses diverses et de branchages.
- Bon sang ! Mais quelle sorte d’oiseau aurait pu… ?
- Alors là, on s’en tape ! Nid = Oiseau = Œufs qui, ici seront géants. Qu’est ce que tu dis de ça ?
- Miam ! On y va !
- Non, j’y vais et toi, tu guettes.
- Je guette quoi au juste ?
- Vu la taille du Nid…
- T’as pas tort.
Barnelle entame l’ascension. Elle arrive au bord du nid. 8 ou 9 lances plus bas, Jade l’observe avec attention.
- « Je f’rai pareil à sa place »
- « T’y es pas. Chuut quoi ! »
- Quel bordel là-dedans !
- Quoi ? Bon..alors ?
- Attend, je cherche !
Elles ne perçoivent pas tout de suite la rumeur du léger frottement d’air qui s’approche du nid. Trop tard. 3 créatures de taille humaines aux longues ailes se sont posées, face à Barnelle qui les observe, figée. Elles portent les cheveux longs et en bataille, leur visage est mangé par de puissants becs crochus, leurs membres s’achèvent par des serres qui semblent redoutables. Des hommes, des hommes-aigles. Elle adopte une position de défense, comme un fauve avant l’attaque.
- « Je m’insurge ! »
- « Quoi encore ? »
- « Il ne faudrait pas abuser de la licence poétique non plus : un fauve en défense qui se préparerait à l’attaque, c’est n’importe nawak »
- « Surtout que pour une bête sauvage, elle a pas tant de poils que ça »
- « Cessez ! vous me… »
- « On te « quoi » ? »
- « Rien, chut ! »
Brunelle articule à Jade :
- Et là, on fait comment ?
- Notre possible, évidemment.
- Ton arc ne pourra pas tous les toucher en même temps.
- En effet. Très improbable.
- On est supposées faire quoi alors ?
- J’en sais rien…tu t’y connais un peu en psychologie, toi ?
- Bah, d’un coté c’est un mec, et de l’autre, c’est un aigle. A part ça…
- Essaies le côté « mec », si tu veux mon avis.
- Super. Et je fais quoi, un strip-tease ?
- Ce ne sera pas la peine ( dit une des créatures )
- « Putain, t’as le chic pour nous la couper ! »
- « Il ne s’agit pas du même « chic » car… »
- « Merde à la fin, fermez-la ! »
- Eh Jade, t’entend ce que j’entend : ils parlent !
- Oui, nous parlons. Que faîtes-vous ici ?
- Je..hum..nous…
- Vous, là, en bas, vous pouvez partir. Nous vous laissons la vie sauve, cette femelle nous suffira.
- Comment ça « femelle » !! Espèce de dégénéré !!
- Barnelle ?
- BARNELLE ???
- BARNELLLE !!!!
- Hummmm…quoi…que….hummmmf
- Lève toi, il est presque 8 heures !
- 8 heures de …quoi ?
- Le réveil n’a pas sonné, tu es à la bourre…Ton train !
- « Tout ça pour ça ? »
- « Ben oui, on a les rêves qu’on veut »
- « Et elles baisent même pas en se réveillant ?? »
- « Si, mais c’est une autre histoire »
- « Elle commence comment cette autre histoire ? »
- « Vous voulez savoir ? »
- « Oui ! »
- « Bien, écoutez-moi » :
« Elle était pâle et douce comme une jeune lune étonnée par le jour, … »
- « Ca veut dire souffrante, mince quoi, quand il y a un mot, tu le mets ! »
- « C’est pas bandant ton truc ! C’est chiant »
- « Chuuuuut »
16:05 Publié dans 9- Les Colles des Faunes ( nouvelle ) | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : écrits, les colles des faunes, xéna
Patricia-M...Les colles des Faunes ( 1 sur 2 )
« Chut »
( - « Nan : « chute » ! » / - « T’as raison, vas-y ! » )
Ok « Les colles des faunes »
Les deux guerrières marchaient depuis bientôt quatre heures. Le sentier qu’elles empruntaient maintenant suivait une pente escarpée, étroite et gorgée de boue. Leur progression devenait de plus en plus épuisante. De toute évidence, ces lieux ne devaient guère être arpentés par des créatures se déplaçant sur deux jambes comme en témoignaient les inégales et inquiétantes empreintes dans le sol lourd.
- « Une créature qui se déplace sur 2 jambes, c’est un bipède »
- « Et alors ? »
- « Quand y’a un mot pour désigner un truc, faut l’employer »
- « D’accord, mais c’est moins joli »
- « Ah oui, alors écoute comment je l’aurais écrit, moi ! »
- « Avec plaisir, miss »
« Les deux guerrières marchaient depuis près de quatre heures et affrontèrent péniblement une ravine boueuse et escarpée avant de voir des empreintes qui, en tout état de cause, n’avaient pas été produites par un bipède »
- « Et voilà, une seule phrase et 3 lignes ! »
- « Je peux continuer ? »
- « Ah nan ! »
- « Eh, t’es qui toi ? »
- « Une fille, comme vous, ça se voit pas ? C’est chiant votre truc, vous savez ? »
- « Comment ça, « chiant » ? »
- « Tu veux des synonymes ou vous voulez que je développe ? »
- « Développe »
- « Alors voilà, vous m’écoutez ? » :
« Barnelle en avait plein les cuissardes de se traîner avec Jade dans ce putain de territoire hostile depuis le début de la matinée. Elle avait envie de se foutre à poil car ses seins commençaient sérieusement à darder sous la baleine. Jade lui fit un signe qu’elle espéra être l’indice d’une pause cul. Même pas, c’était juste un truc boueux de plus à se coltiner dans lequel il y a avait des traces, des trucs qui ne portaient pas de ‘tiags mais qui devaient tailler du 72. »
- « Voyez, c’est moins chiant tout à coup ! »
- « C’est comme ça que tu vois les choses…enfin, je veux dire, tous les jours ? »
- « C’est quoi ton problème ? »
- « STOP ! C’est MON histoire »
- « C’est ça, fini là, on revient tout à l’heure ! »
Donc : Les deux guerrières marchaient depuis bientôt quatre heures. Le sentier qu’elles empruntaient maintenant suivait une pente escarpée, étroite et gorgée de boue. Leur progression devenait de plus en plus épuisante. De toute évidence, ces lieux ne devaient guère être arpentés par des créatures se déplaçant sur deux jambes comme en témoignaient les inégales et inquiétantes empreintes dans le sol lourd. Il est tard, la nuit commence à recouvrir les hautes cimes du royaume des Beloch’as et c’est à peine si elles parviennent à entrevoir les tours de la forteresse maîtresse. Au loin, un long et sourd grognement.
- Jade, l’orage n’est pas loin. Cherchons un abri.
- Nous devrions marcher encore un peu. Vois, le sentier semble décrire une courbe autour d’un amas de roches…Avec un peu de chance, on y trouvera une caverne, ou quelque chose du genre.
Et, effectivement, elles trouvèrent non pas une mais 3 refuges. La première grotte était trop étroite, la seconde était plus profonde ( un feu y serait même possible ), et la dernière, plus vaste encore. Seulement voilà, elle portait des traces fraîches de sabots.
- Le dîner ? S’enquit Barnelle.
- Possible, oui, allons y doucement On ne sait jamais.
- « C’est ça allez-y doucement, hein… »
- « Ah mais chut !!! »
Non, pas de dîner. Les traces quittent l’entrée et la piste se perd dans….
- « La piste se perd dans la piste, tu devrais essayer ! »
- « Chuut ! »
Jade avance précautionneusement, plus avant, dans la grotte, l’arme en garde. Elle s’immobilise tout à coup et fais signe à Barnelle de la rejoindre lentement. Contre une paroi rocheuse, un peu plus loin, elles distinguent, de dos, la silhouette, les formes nues d’un corps humain, immobile.
- « Nue ? Waouu, il était temps ! »
- « Chuuuut !! »
- Hey, vous !
Pas de réaction.
- Hey, on vous cause !
Toujours rien. Jade s’approche. Sa main atteint le haut de son épaule. Elle sursaute.
- Il est mort ?
- Oui.
- Tu m’étonnes qu’il ne pouvait pas nous répondre.
- C’est « elle » pas « il ».
- Bizarre cette « elle » là
- C’est pas bizzarre, c’est assez immonde.
- On ne peut pas dormir à côté de … « ça », quand même ?
- « Immonde, comment ? »
- « Chuut !! »
- Aide-moi, sortons là !
- Allons plutôt dans la deuxième grotte.
- Non, on la sort et on l’enterre.
- Tu l’enterres…moi je vais chercher à bouffer.
- « Non, rend moi mon clavier tout de suite !! »
- « Ben quoi, c’est sympa comme ça ! »
- « Chuut et laisse moi, va avec madame larousse »
15:50 Publié dans 9- Les Colles des Faunes ( nouvelle ) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écrits, création, chut, les colles des faunes, 2 guérrières


