jeudi, 26 octobre 2006

Patricia-M...Les colles des Faunes ( 1 sur 2 )

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« Chut »

( - « Nan : « chute » ! » / - « T’as raison, vas-y ! » )

 
Ok « Les colles des faunes »

 

Les deux guerrières marchaient depuis bientôt quatre heures. Le sentier qu’elles empruntaient maintenant suivait une pente escarpée, étroite et gorgée de boue. Leur progression devenait de plus en plus épuisante. De toute évidence, ces lieux ne devaient guère être arpentés par des créatures se déplaçant sur deux jambes comme en témoignaient les inégales et inquiétantes empreintes dans le sol lourd.

 

-         « Une créature qui se déplace sur 2 jambes, c’est un bipède »

-         « Et alors ? »

-         « Quand y’a un mot pour désigner un truc, faut l’employer »

-         « D’accord, mais c’est moins joli »

-         «  Ah oui, alors écoute comment je l’aurais écrit, moi ! »

-         « Avec plaisir, miss »

« Les deux guerrières marchaient depuis près de quatre heures et affrontèrent péniblement une ravine boueuse et escarpée avant de voir des empreintes qui, en tout état de cause, n’avaient pas été produites par un bipède »

 

-         «  Et voilà, une seule phrase et 3 lignes ! »

-         « Je peux continuer ? »

-         « Ah nan ! »

-         «  Eh, t’es qui toi ? »

-         « Une fille, comme vous, ça se voit pas ? C’est chiant votre truc, vous savez ? »

-         « Comment ça, « chiant » ? »

-         « Tu veux des synonymes ou vous voulez que je développe ? »

-         « Développe »

-         «  Alors voilà, vous m’écoutez ? » :

« Barnelle en avait plein les cuissardes de se traîner avec Jade dans ce putain de territoire hostile depuis le début de la matinée. Elle avait envie de se foutre à poil car ses seins commençaient sérieusement à darder sous la baleine. Jade lui fit un signe qu’elle espéra être l’indice d’une pause cul. Même pas, c’était juste un truc boueux de plus à se coltiner dans lequel il y a avait des traces, des trucs qui ne portaient pas de ‘tiags mais qui devaient tailler du 72. »

-         « Voyez, c’est moins chiant tout à coup ! »

-         « C’est comme ça que tu vois les choses…enfin, je veux dire, tous les jours ? »

-         « C’est quoi ton problème ? »

-         « STOP ! C’est MON histoire »

-         «  C’est ça, fini là, on revient tout à l’heure ! »

Donc : Les deux guerrières marchaient depuis bientôt quatre heures. Le sentier qu’elles empruntaient maintenant suivait une pente escarpée, étroite et gorgée de boue. Leur progression devenait de plus en plus épuisante. De toute évidence, ces lieux ne devaient guère être arpentés par des créatures se déplaçant sur deux jambes comme en témoignaient les inégales et inquiétantes empreintes dans le sol lourd. Il est tard, la nuit commence à recouvrir les hautes cimes du royaume des Beloch’as et c’est à peine si elles parviennent à entrevoir les tours de la forteresse maîtresse. Au loin, un long et sourd grognement.

-         Jade, l’orage n’est pas loin. Cherchons un abri.

-         Nous devrions marcher encore un peu. Vois, le sentier semble décrire une courbe autour d’un amas de roches…Avec un peu de chance, on y trouvera une caverne, ou quelque chose du genre.

Et, effectivement, elles trouvèrent non pas une mais 3 refuges. La première grotte était trop étroite, la seconde était plus profonde ( un feu y serait même possible ), et la dernière, plus vaste encore. Seulement voilà, elle portait des traces fraîches de sabots.

-         Le dîner ? S’enquit Barnelle.

-         Possible, oui, allons y doucement On ne sait jamais.

 

 -         «  C’est ça allez-y doucement, hein… »

-         «  Ah mais chut !!! »

Non, pas de dîner. Les traces quittent l’entrée et la piste se perd dans….

 -         « La piste se perd dans la piste, tu devrais essayer ! »

-         «  Chuut ! »

Jade avance précautionneusement, plus avant, dans la grotte, l’arme en garde. Elle s’immobilise tout à coup et fais signe à Barnelle de la rejoindre lentement. Contre une paroi rocheuse, un peu plus loin, elles distinguent, de dos, la silhouette, les formes nues d’un corps humain, immobile.

 -         «  Nue ? Waouu, il était temps ! »

-         « Chuuuut !! »

-  Hey, vous !

Pas de réaction.

-         Hey, on vous cause !

Toujours rien. Jade s’approche. Sa main atteint le haut de son épaule. Elle sursaute.

-         Il est mort ?

-         Oui.

-         Tu m’étonnes qu’il ne pouvait pas nous répondre.

-         C’est « elle » pas « il ».

-         Bizarre cette « elle » là

-         C’est pas bizzarre, c’est assez immonde.

-         On ne peut pas dormir à côté de … « ça », quand même ?

 
- « Immonde, comment ? »

-         « Chuut !! »

- Aide-moi, sortons là !

-         Allons plutôt dans la deuxième grotte.

-         Non, on la sort et on l’enterre.

-         Tu l’enterres…moi je vais chercher à bouffer.

 

-         «  Non, rend moi mon clavier tout de suite !! »

 -         « Ben quoi, c’est sympa comme ça ! »

-         « Chuut et laisse moi, va avec madame larousse »