vendredi, 10 avril 2009

Juste comme un(e) chat'eau alpha-bêtique

chateau.JPG
- Tu dis quoi ?

- Une simple esquisse à main levée d' il y'a -quand même- assez-très longtemps.
- Quasi 20 ans, oui.

Une paille ?

Ce qui, comme ça, pourrait signifier que je commettais déjà de ces choses là 20 ans en amont.
Mais 20 ans, c'est pas grand'chose. Une miette dans la glotte, et encore : de travers.
Et je ne te parle même pas des fautes d'orthographe.

Bon, on n'est pas sérieuse à 18 ans, c'est bien connu.
La preuve : j'avais trouvé cette inspiration de château dans une BD de Q.

Plus tard, j'ai fouiné dans le I, qui suivait le Q.
Ce qui demande aussi à s' ABC.
Un vrai début.

Après quelques études de K, j'ai compris que c'était L qui me ferait danser. En vrai. 7 ans plus tard.

Du coup, après quelques lettres - entre nous - une sorte de graphe est né : M
Comme un slogan.
M'en fous, j'ai pas de Rolex et pis j'ai pas 50 ans non plus !
Cela étant, je garde mes fautes d'orthographe.
Et la Rolex, J vous la laisse.

Sextonnez-vous, encore.

C'est trop bon.








mercredi, 07 novembre 2007

Oeil bleu, au pluriel ...

          Un aquarium ?  Daho l'affirme : "j'ai failli perdre mon sang  froid", et, plus loin " Chanson d'automne pour une escale."  

Chance. TU es là. Nous également.       

8bc0abfb19dabe4d68fe66243cc75473.jpg Allez vient un peu plus près ...Oui, une danse virtuelle entre nos parfums. Je n'ai plus que cet habit : ouvrir grand mes yeux, et tant mieux si la couleur te ravie. Te voilà kidnappée. Entortillée dans tes draps pourquoi songer à une autre que moi ?

Oui, Angel, je sais, elle compense. Tu veux que je te dise ? Je pense qu'elle est  plus "con" qu'on y pense. Oeil bleu ou pas.

Une patinoire glacée en trucs de toi, de nous ...nous n'allons pas tarder à magnificier ces créations quasies imprévues pour nourrir un imaginaire commun.

- Je t'aime.

- J'ai envie de toi

- J'ai l'impression ...

- J'ai le sentiment ...

- Patricia ?

- Oui ?

- Tes yeux ...

- Mes yeux ?....

- Tes yeux sont vraiment bleus 

mardi, 06 mars 2007

Patricia-M ...Celle qui ne fut pas une ouvreuse

medium_dehorsdedans.jpg

Je ne vois plus grand'chose. Il me semble  même que tout se télescope, sans les prismes qui nous ravissent.

- Tu commets une erreur : "tous" et non "tout" se télescopent. C'est la scène  du dedans, la scène de la danse. En fait, pas de scène, juste un public, parfaitement inattentif.

- Les corps se heurtent ? Se froissent-ils ? Faudra-t-il repasser pour en retrouver leurs formes ?

- Chuuut. Non. Rien de tout cela n'est là pour toi.

J'imagine que la glace du sky a imaginé pour moi cet idéal dialogue à force d'entrendre ce TITRE là. De "l'entendre", s'entendait au sens premier. Tu vois ? Mais, tout à coup, je met le cerveau en réserve, avec les jambons.

Elle s'approche, presqu'inconnue d'elle même, ça se sent et je prétend à vingt ans et quelques le reconnaître et profiter en pleins poumons de cette femme là.

Le front est assez haut, le nez étroit au point qu'il en deviendrait délicat . J'aime ses cheveux, oui, c'est vrai. Exactement cela : J'ai presque envie d'aimer ses cheveux avant de supposer de l'aimer , elle. C'est à tout prendre.

De toute façon, je ne cherche personne ( pas même Ulysse, pas même un cyclope ). Mais, cette nuit là, ses boucles et spirales auburnes m'inspirent un élan au delà du féminin. On dirait presque une approximation passionnelle.

Moi, je suppose. Elle, non.

Quelques "Manhattans" plus tard, je m'improvise sur la piste.

Il m'arrive de fermer les yeux. Un flou gaussien me donne envie de me sentir seule, de me carresser les seins, de devenir lascive, d'embarquer entre sons et lumières pour le plaisir du corps et/ou de la chair.

- Bonjour...tu veux danser avce moi ? Je connais la DJ, tu sais ?

- Et moi, la barWoman, on fait une 'touze ?

Elle s'éloigne.

Non, pas "elle", mais cette improvisade sans fonds ni formes ( quoique...)

Je danse ou m'enroule sans même m'en rendre compte. C'est ainsi, trois nuits par semaine, et  je ne trouve cela ni désuet, ni pitoyable car je me sens libre.

Je reste ainsi sur la même piste 20 ans durant jusqu'à trouver CA

Dans ces accents aigus ou graves, j'ai appris à aimer,à attendre, à prendre le soleil en pleine figure, une femme m'aime, des enfants, jusque dans la maison, des étourneaux, aussi, qui se posent et chantent sur les fenêtres, tant de choses...

Mais là, je reviens en 1989 et je vous retrouve.

La musique a changé mais je sais, déjà et encore, que si vous l'entendez, vous aurez ce même réflexe de souvenir.

Donc, j'étais sur la piste.

Vous aussi.

Un a posteriori charmant. Entre femmes, cela s'entend, au delà des accents et des notes. Je me souviens avoir , je crois, esquissé un sourire à votre encontre. Rien de plus. Davantage pour vous eut été sans doute une gageure. Mais derrière ce chemisier presqu'entrouvert, vous étiez déjà dédiée au plaisir.

Je pense que nous avons finies par danser ensemble.

Sans nous frôler. Sans nous toucher. Quels bonheur : juste sourire et penser au plus tard qui viendra, forcément.

Mais c'était compter sans votre audace si particulière.

Vous vous êtes jetée dans mes pupilles, il me semble même qu'avant de nous asseoir, vous avez articulé quelques mots. Mais le temps s'éffaçait au péril de votre corps devenu si...tentant.

Sous la table basse, nous avons ouverts nos genoux. Oui, l'une et l'autre étions sans doute les seules jupées de la nuit.

J'ai senti votre pied envahir un tant soit peu ma cuisse. Je me suis dis " Humm, doux et encore si frais. Etonnant". Vos cils ont caressé vos doigts.

Une barwoman me regardait de travers, un peu.

Et vous ?

Et Toi ?

Non rien, rien. Tu as glissé ta main, sous la table et a atteins mon seul entre-cuisses.

A cette seconde, je me suis demandée :  '' Je m'espère sobre en promesses langoureuses". 

Le geste m'a surpris, un peu.

Je lui ai répondu, sans ambages. 

La Belle fut saisie. 

Finale. 

 

 

 

mardi, 06 février 2007

Patricia-M...Les défis de l'intimité, entre femmes

medium_Morell-CityRoom2.jpgPhoto : Morell - City Room.
 
 
Pour un peu, on y entendrait un téléphone sonner, à moins que ce ne soit une sonnerie que l'on entendrait téléphoner. Plus tard, on pressent le pas et le talon résonner, la jambe haute s'accorder aux tons du bas qui la caresse.
 
Dans un de mes voyages préférés, le post des villes parasites fut une sorte de révélation, oui, comme le procédé photographique de développement...
 
Cette ville là ne peut exister en sang et sens qu'à travers l'oeil sacrifié de Morell. Essayez une seconde de vous assoir sur la chaise, à gauche, et vous serez immédiatement renversé dans votre Humanité.
 
Ce qui est exitant, en revanche, c'est l'imaginaire déclenché par le volet qui nous obture la réalité.
Moi, j'y entend des sons et des résonnaces, des bruits de déformations de matières. Pas une seconde ne se déploient les habituelles rumeurs de la cité et de ses incontournables volutes polluantes.
Cet endroit n'existe pas ailleurs que là et maintenant, un décrochage du perpendiculaire qui joue quand même avec les parallèles et des plans horizontaux et, quelle audace, sans honte d'avoir perdus les chemins qui auraient pu le mener jusqu'à nous.
 
Ton corps m'éffleure, précédé de ton souffle. Pourquoi serions nous vivantes ici alors que nous sommes si bien, là ? Pourquoi l'inverse n'est-il pas possible ?
J'enfile ma dermacombinaison, aux multicellules vérifiées. Elle m'épouse et te ravit.
Je voudrais, s'il te plaît rester encore debout dans cette embrasure de Nous. Je voudrais être touchante et touchée, vibrante et vibrer. Je voudrais être puissamment fragile et fièrement pathétique. Je voudrais que tu te penches sur moi, sans un mot, nue de toi, de tout ce que tu as appris à m'apprendre. Je voudrais être indéfectible et certaine.
 
Quand je vois cette photo, je sais que je le pourrais. Mais c'est une photo.
Hors-cadre, j'ai d'autres images que j'élabore à partir de ces gestes singuliers qui te caractérisent, en subtilité.
Ce sont des défis de l'intimité, entre femmes.
 

mercredi, 25 octobre 2006

Patricia-M...Certains dialogues entre femmes

medium_suffragettes.jpg

Qui peux faire de la voile sans vent ?

 

Occident. Intérieur(e) matin. Fin du XXième siècle. Hiver.

 

-         Tu pourrais quand même éviter d’allumer une clope avant le café !

-         Mmmm…J’ai fait de sales cauchemars sur le matin.

-         « Sales » comment ? Graves ? Gores ?

-         Autant qu’ils pourraient l’être : tu baisais avec une quadra.

-         Drôle d’idée !

-         Pas franchement hilarante, non…C’est un peu récurrent en ce moment. Ca devient..

-         On ne se connaît que depuis 3 semaines !

-         Ah ? J’avais pas compté.

-         Et tes cauchemars …

-         Quoi, « mes cauchemars » ?

-         Quel rapport avec la clope, esse-vé-pé ?

-         Y’en a pas. Ca me détend. Okay, je vais ouvrir une fenêtre.

-         Entre diminuer potentiellement mon espérance de vie  de 5 minutes ou me payer une pneumonie, autant…

-         Okay. Compris. J’écrase.

-         Bonne nouvelle ! Tiens, prends ça en échange pendant que ta bouche est encore libre !

-         …humm…la même chose, avec la langue, c’est possible ?

-         Si tu demandes gentiment.

-         Ben voyons ! J’ai une meilleure idée. Et si je me servais ?

-         …Dans ce cas, je crierai « au viol ! », comme il se doit

-         Tu l’as déjà fait cette nuit et je te ferais remarquer que personne n’a bougé pour te sauver.

-         Je sais. Tu ne perds rien pour attendre.

-         Bon, alors ?

-         «Alors », quoi ?

-         N’arrête pas : j’ai envie de toi.

-         Là maint…humfff..hummm

 

Quelques liquoreuses estouffades plus tard, Inge, nue, dans le coin cuisine, communique avec la machine à café de Lisa. Pendant ce temps, Lisa est nue également mais sous sa douche.

 

-         Lisa, où sont les paquets de café ?

-        

-         Lisa ?

-        

-         Lisa !!!!

-        

-         Bordel : LISA !!!!

-         …Tu me parles ?

-         NAAAAN… JE JOUISSAIS TOUTE SEULE !

-         Ah ? Bien, j’arrive tout de suite, je veux pas rater ça !

-         Où ranges-tu tes paquets de café ?

-         Euh…

-         Fais bien gaffe, sinon je fais du thé

-         2ième placard à droite, boîte bleue.

-         Merci, madame est trop bonne.

Salon de Lisa – Tasses de café sur table noire –

 

-         Je ne savais pas que tu savais à ce point…

-         Mmoui ?..

-         Faire un vrai bon café, comme je l’aime .

-         On me l’a déjà dit mais ce n’est pas une raison pour en prendre l’habitude

-         De quoi tu parles ?

-         Si tu préfères, je n’ai pas l’intention de tripoter officiellement « El Gringo » à chaque fois que je viendrais passer la nuit chez toi, sous prétexte qu’on…enfin, je te fais pas le dessin, t’y es ?

-         Rebelle ou féministe ?

-         J’vois pas le rapport, « chérie ».

-         Et le camion ? Il arrive quand selon toi ?

-         Le camion ?

-         Celui de tes déménageurs , pardi !

-         Pardon ?!

-         Ouf. Tu me rassures.

-         C’est quoi cette histoire, en quoi je te « rassure » ?

-         Rien, juste une toute petite angoisse qui passait par là.

-         Je vois : le syndrome de la gouine qui colle, hein ?

-         Ouaip.

-         N’empêche que c’est toi qui en parle !

-         Mauvais réflexe, rien de plus

-         Un réflexe ! Super ton romantisme matinal ! Ah la belle histoire que voilà !

-        

-         T‘as bien changé tes draps avant de m’inviter ?

-         …Oh non, ne le prend pas comme ça…s’cuse moi..c’est pas ce que tu crois.

-         Et qu’est-ce que je crois, hein ?!

-         Non, oublions cela, tu veux…c’est bullshit.

-         Je vois que tu me demandes mon avis !

-         Ouch, t’es pas facile, hein ! Allez..ce café est super..Ce moment est super : classons l’affaire, tu veux ?

-         Ah oui, on va bien la classer

-         Quel est ce ton ?

-         DEVINE !!

-         Tu tes étranglée avec une vache folle ou un poulet Belge..ou les deux, c’est symptomatique

-         Très drôle. C’est fou comme on se sent aimée auprès de toi, Lisa.

-         C’est pas franchement le b…allez, Kiss me Baby..

-         Va te faire’

-         Par … ?

-         Stop, bye.

-         Hein ?!

-         J’y go.

-         Quoi ? Tout de suite là  et maintenant ?

-         Ca se voit pas ? Merci pour… « ça »

-         Oh non, pas ça…Inge ?…Inge !… Bon mais, ne claque pas la po…

 

Trop tard. C’est la deuxième fois ce mois-ci.

Dommage, elle était cool, Inge.