dimanche, 06 janvier 2008

Puisqu'il ne nous reste qu'une journée ...

5ed6e30c2875b2c08b462148c696b9fc.jpg C'en est un.

Il nous arrive de décoller, parfois, à partir du sol. D'autres fois, c'est par le "fa" que ça se passe. D'autres fois encore, l'élan passe passe les rebondis du coeur. Tout est question d'équilibre et tout est magie du précaire. Tu as réservé ta place, ta gravure. Le fer n'est pas toujours blanc. Je me souviens d'un banc où nous pouvions nous asseoir plusieures en même temps. D'ici, je peux voir ton "voucher" dépasser de ta poche et tu ne t'en aperçois même pas. Stop, gardez la "pause". J'entend quelque chose. Une solitaire et sa guitare s'invitent, là-bas.  Je reconnais les notes mais guère ses vibrations. Je me demande ce qu'elles cherchent, toutes les deux ou ensemble, au travers d'elles. Je voudrais appuyer de nouveau sur "play", mais autre chose attire mon attention-horizon. Un brin d'herbe vient de plier. Trop souple pour se briser, assez lui-même pour pencher. Le contact était imprévu et tu le sais. Tu voulais rejoindre l'idée d'une nuit qui serait seule avec toi. Tu as donné une danse aux chants des vents. Un de tes pas a dansé, l'autre 'est posé. Le brin a courbé son échine. Je suis devenue aveugle. J'apprend l'idée de ne plus voir ton visage. J'apprend à exercer mes autres sens pour l'activer en moi. You're so fine. Je te sens bien, comme c'est étrange. Et dans ce repli, le téléphone sonne. Je sais que c'est sans doute une part de nous. Je déteste arriver trop tard, je déteste l'oiseau qui brave le froid et qui s'égosille seul. Il est vrillant. Dans mes jeux préférés, j'imagine pouvoir fermer un volet - et un seul -, laisser rentrer la perte d'une saison et, en échange lui offrir un trésor de Reine. Il m'arrive de manquer l'instant ou l'outil pour calibrer le meilleur de cet imaginaire. En retour, toujours, ton ombre repose dans le hall de notre maison. Je m'y allonge, d'avance. Le seuil est si précieux et la vita brevis. Tu es concentrée et, à ton tour, penchée. Je deviens muette. Non loin de toi, je sens comme une feuille qui tombe, noncha-lente de vous deux. Une notion de "toujours" plane entre tes épaules. J'entends ta main s'approcher de la boîte secrète. Elle la caresse, mais ne l'ouvrira pas, c'est ainsi qu'elle existe et tu le sais bien. Un vibrato de plus, une aiguille qui pointe enore et qui, à chaque mouvement attaque nos vies.  Me voici sourde. Je pleure. Je 'entendrai plus ton pas dans la montagne, sage et résolu. Je n'entendrai plus le frissonnement de nos draps sur ton soi. Tout cela va si vite : ne plus voir, ne plus parler, ne plus entendre. Et pourtant, je suis encore debout, brune, et souriante. Ta main m'entraîne dans un wagon. Ta main est chaude comme une promesse, justement. Prend-moi dans ce train. Je te prendrai aussi. Tout est si rapide. Prompt.

Juin ...

Il ne me reste pas grand'chose que des restes. Sauras-tu les accomoder ?  Jusqu'à la fin ? Quelle fin ?!

Allons donc essayer de savoir 

mercredi, 04 octobre 2006

Patricia-M...l'absolute Nonskey

medium_whisky-bar.jpg Voici près d'une semaine que j'ai abandonné tout alcool fort. Comme ça, naturellement, le mot est -lui aussi- fort mais son expression sincère. Sans même chanter "Jolie bouteille/ Sacrée bouteille / Veux-tu me laisser tranquileuuu ?" .

La dernière était dans le bar, avec les bouteilles d'eau. C'était du Whiskey. Je ne la voyais plus. Cool, ca fera toujours un apéro pour les amiches de passage. Maiz, ce matin, elle s'est moquée de moi. Nonméo ! J'ai attrapée la dernière bouteille d'eau. J'ai refermé le bar. La whiskey poursuivait sa plaidoirie. M*** à la fin ! Elle se prend pour quoi, pour qui ? Rome et Rhum ne se sont pas défaits en un jour. Certes. Je patine. Les enfants jouent dehors, se racontent des aventures fabulatoires. J'en suis. Nous rions. Nous rentrons, la sieste pour eux. Hop. Je redescend. Tout est calme. Presque trop. Une sirène siffle, presque mélodieuse. Je barre à babord, c'est la gauche, le côté du coeur. Un coeur qui bat, vivant. Je l'entend. Le reste du corps penche, Pise ne se souvient plus. Non. Non. Non. Les amiches pourront toujours tremper leurs verres dans les égouts. C'est là qu'ils trouveront la fin du whiskey. Je leur offrirai des glaçons. Non, je les aime trop, ils auront du bon vin.  Ce sera Nonskey à la maison, aussi longtemps qu'il le faudra. Je suis une femme libre et amoureuse. Pas les sirènes. Pas les sirènes. Pas les sirènes !

 

 

 

 

vendredi, 29 septembre 2006

Patricia-M...cette histoire sans ...

Je vous présente la première histoire de Patricia-M, sans paroles, sans images, sans musique. Une sorte de rébus sonore.

CETTE HISTOIRE.MP3